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Interview   

Arch Enemy : une flamme plus vive que jamais


Un changement de vocaliste dans un groupe est toujours une épreuve un peu délicate. Déjà pour trouver la bonne personne avec qui l’alchimie se fera, mais aussi et surtout pour faire accepter celui ou celle qui incarnera le visage et la voix du groupe à une fan base toujours méfiante et frileuse face aux changements. La carrière d’Arch Enemy avait pris un vrai tournant avec Angela Gossow, les risques en lui trouvant une remplaçante suite à son départ n’en étaient que plus grands. Pourtant, non seulement le passage de témoin au sein du groupe s’est fait de façon on ne peut plus fluide, mais en plus, là où de nombreux groupes se sont cassé les dents sur les avis mitigés des fans, Arch Enemy a carrément vu sa côte de popularité monter en flèche ! Michael Amott, dans l’entretien qui suit, semble lui-même bien incrédule devant ce constat.

Et c’est bien en raison de ce succès que le combo suédo-canadien a décidé d’en laisser un témoignage live avec As The Stages Burn, qui immortalise l’impressionnant show de tête d’affiche donné par le groupe au Wacken Open Air 2016. Nous avons donc parlé avec le guitariste de la bande, l’occasion d’en savoir plus sur son approche de l’exercice live, mais aussi sur le nouvel album à venir et le groupe Black Earth qui a vu, le temps de sept dates au japon, revivre le vieux line-up d’Arch Enemy de 1999, avec le premier chanteur Johan Liiva et le frangin Christopher.

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Interviews   

Arch Enemy: Big debriefing with Michael Amott and Alissa White-Gluz


The last time we spoke to Michael Amott and Angela Gossow, in April 2011, to talk about Khaos Legions (a long and rich interview which we still recommend to this day), we would never have thought that a tsunami would hit Arch Enemy three years later. Nothing in those interviews ever suggested the emblematic screamer would just up and leave. And yet, Amott now mentions “heralding signs”, “changes in her attitude” that “everybody in the band noticed”. Sometimes, when the passion is gone, change is the only solution left.

After all, change turned out to be a good thing for the band in the early 2000s. But the context is different: this time, Arch Enemy lost a face and a voice that everybody knew. Unruffled, and with the help of their now ex-frontwoman, the band has arranged a smooth, meticulously orchestrated transition. After keeping the news secret for months, they have finally revealed the name of their new voice: Alissa White-Gluz, of The Agonist fame, will step into Angela’s shoes on ten out of thirteen songs on Arch Enemy’s new album, War Eternal.

We talked to guitarist Michael Amott about this transfer of power, the replacement of his brother Christopher by Nick Cordie (the second big change on War Eternal, which makes the band’s leader surprisingly “happy”), and the album itself, from the artwork to the unusual orchestrations. Directly after that, you’ll find the complete transcript of the live interview vocalist Alissa White-Gluz gave us last April, which you can still listen to in the original Quebecois French.

After reading this complete debriefing, War Eternal will have no secrets for you.

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Interview   

Arch Enemy : grand débriefing avec Michael Amott et Alissa White-Gluz


La dernière fois que nous avons parlé à Michael Amott et Angela Gossow, en avril 2011 pour la promotion de l’album Khaos Legions (un entretien long et riche que nous vous conseillons encore aujourd’hui), bien malin celui qui aurait pu prédire le séisme qui a touché Arch Enemy trois ans plus tard, soit aujourd’hui, avec le départ de la hurleuse emblématique, car rien ne laissait le présager dans leurs mots. Pourtant, Amott parle aujourd’hui de « signes précurseurs », de « changement dans son attitude » et que « tout le monde s’en est rendu compte dans le groupe. » Et lorsque l’envie n’y est plus, il n’y a parfois d’autres choix que le changement.

Après tout, le changement a déjà été favorable au groupe à l’entame des années 2000. Mais le contexte est différent : Arch Enemy perd aujourd’hui un visage et une voix connus de tous. Pas démonté, aidé par leur ex-frontwoman, le combo a opéré une transition fluide et méticuleusement orchestrée, dévoilant sa nouvelle voix après avoir tenu le secret pendant des mois, une voix déjà appréciée au sein de The Agonist, celle de la montréalaise Alissa White-Gluz que tout le monde pourra entendre sur dix des treize plages que compte War Eternal, le nouvel album d’Arch Enemy.

Nous nous sommes entretenus avec le guitariste Michael Amott, pour en savoir plus sur cette passation de pouvoir, sur l’arrivée de Nick Cordie remplaçant son frère Christopher – on oublie souvent que War Eternal marque également cet autre changement pour lequel le leader se dit étonnamment « heureux » -, mais aussi sur l’album, de son illustration jusqu’au travail d’orchestration inédit chez Arch Enemy. Enchaîné directement à cet entretien, nous vous proposons également la retranscription complète de celui que nous avons eu en direct à la radio avec la chanteuse Alissa White-Gluz en avril dernier (en conservant ses charmantes « québécoiseries » et petits anglicismes), encore disponible à l’écoute ici.

C’est donc un débriefing très complet que vous trouverez dans ces colonnes, après la lecture duquel War Eternal n’aura plus, ou presque, de secret pour vous.

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Interview   

Arch Enemy : Alissa White-Gluz se prépare à la guerre


Il y a quelques semaines, Angela Gossow annonçait qu’elle quittait Arch Enemy après 13 ans d’activisme pour se consacrer pleinement à ses activités de management. Une nouvelle qui a dérouté bon nombre de fans du groupe suédois. Mais Michael Amott et ses camarades avaient bien anticipé les choses sur le volet communication, gardant longtemps secret le changement, et ont par conséquent annoncé simultanément le 17 mars dernier le nom de la nouvelle frontwoman du groupe en la personne d’Alissa White-Gluz, connue dans le milieu pour officier en tant que chanteuse dans le groupe canadien The Agonist.

Il n’est jamais simple pour un artiste de remplacer une forte personnalité qui a marqué l’histoire d’un groupe et il est à ce sujet intéressant de savoir comment Alissa White-Gluz a pris ses marques dans la formation suédoise. Car si au départ la chanteuse souhaitait mener les deux projets The Agonist et Arch Enemy de front, cela n’aura au final pas été possible comme elle l’a indiqué à regret elle-même : « J’avais l’intention (et même déjà commencé) d’écrire et d’enregistrer un autre album avec The Agonist cette année, mais les autres membres du groupe en ont décidé autrement. J’aurais vraiment voulu que cela se passe différemment mais la triste décision qui fut prise est hors de mon contrôle. »

Ce soir dans un Anarchy X spécial, la québécoise Alissa (qui parle donc parfaitement le français) sera notre invité pour un entretien qui se déroulera en direct à partir de 20H30. Cela nous permettra qui plus est, évidemment, d’évoquer avec la chanteuse War Eternal, le nouvel album prévu le 9 juin chez Century Media. Vous pourrez directement poser des questions à Alissa ce soir en appelant au 09 77 21 75 22, par Skype (Pseudo : radiometal) ou via le chat de Radio Metal.

Ecouter le podcast ici…



Nouvelles Du Front   

Arch Enemy : passation de pouvoir


S’il y a bien un combo, quand on évoque les groupes de metal extrême menés par une chanteuse, auquel on pense instinctivement c’est les Suédois d’Arch Enemy. La popularité du groupe n’est plus à démontrer, et cette réussite revient en bonne partie à l’apport d’Angela Gossow, son emblématique frontwomam, particulièrement appréciée (et respectée) des metalheads, qui a posé ses bagages chez Arch Enemy après que ces derniers aient remercié Johan Liiva en 2000.

Mais voilà, une page se tourne : « Après 13 ans de pur metal, 6 albums studio et un nombre incalculable de tournées sur cinq continents », hier 17 mars, Angela Gossow annonçait quitter son poste de chanteuse, officiellement récupéré par Alissa White-Gluz des Montréalais The Agonist. La blonde allemande affirme ressentir « le besoin d’entrer dans une nouvelle phase de [sa] vie, d’être avec [sa] famille et de poursuivre d’autres centres d’intérêt. » Toutefois, si Gossow n’assurera plus sur le devant la scène, elle restera proche du groupe, dans l’ombre, s’occupant essentiellement de son management, tâche qu’elle assurait déjà jusque là, et son héritage pour le groupe ne cessera de perdurer comme le souligne Michael Amott, pilier du combo : « Nous serons éternellement reconnaissants envers Angela pour toute sa passion, son travail acharné et son talent. Son héritage est immense et sera toujours une grande partie de l’histoire de la bande. Nous nous sentons très fiers de ce qui a été accompli dans le passé, mais aussi impatients de nouveaux combats et de nouvelles victoires. »

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Live Report   

Arch Enemy, amis de la scène


En tournée mondiale pour promouvoir son dernier album Khaos Legions, Arch Enemy est depuis toujours un groupe incontournable de la scène death metal mélodique suédoise. C’est cependant avec l’excellent album Doomsday Machine, sorti en 2005, qu’Arch Enemy est devenu un groupe majeur de la scène metal mondiale. Son emblématique chanteuse et frontwoman à la douce voix de démon, Angela Gossow, en était alors à son troisième disque avec le groupe et avait perfectionné son organe vocal tout en devenant un symbole de puissance féminine.

Depuis, le groupe suit son bout de chemin, sortant ses albums avec la régularité d’un métronome. Christopher, cadet cadet de la fratrie Amott, guitariste comme son grand-frère, a quitté la formation une première fois en 2005 avant de revenir deux ans plus tard en 2007 pour l’enregistrement de Rise Of The Tyrant. Deux albums plus tard, il a de nouveau quitté le groupe et a rapidement été remplacé par le tout jeune américain Nick Cordle, de seulement 26 printemps.

Ceci est donc son premier concert à Paris avec cette formation et le premier passage du groupe dans notre capitale depuis leur passage au Paris Extreme Fest en 2010. Et c’est à nouveau au Bataclan qu’ils se produisent en ce 21 octobre 2012, en compagnie des Canadiens de Titan’s Eve, des Allemands de Hackneyed et des Français de No Return.

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Blow Up Your Video   

Arch Enemy : crucifiés sur l’autel de l'(in)humanité


Quelle coïncidence que ce soit aujourd’hui que notre ami Gilles Lartigot, le Heavy Metal Cook, ait fait sa rentrée sur notre site ! Lui qui est un fervent défenseur de la cause animale, luttant tout particulièrement contre la manière dont on traite les bêtes destinées à l’alimentation, abattues parfois de telles manières qu’il y a de quoi se demander si le moins humain n’est pas justement celui qui tient le couteau. On ne serait donc pas étonné de le voir venir très bientôt déposer son label d’appréciation sur le nouveau clip d’Arch Enemy.

Cette vidéo illustre le titre « Cruelty Without Beauty », extrait de Khaos Legion, dernier album en date du groupe sorti en 2011, et exprime tout particulièrement certaines des principales préoccupations de la chanteuse Angela Gossow, comme celle-ci l’exprime à l’occasion de la sortie de ce clip : « Je suis très contente que nous ayons fait cette vidéo pour l’une de mes chansons préférées de Khaos Legion. La vidéo est plutôt rude et extrême car elle reflète très bien les paroles, en lesquelles je crois, avec un sujet cher à mon cœur : la cruauté envers les animaux et la vivisection. » Car ceux qui ne le savent la vocaliste allemande est très engagée pour la protection animale (elle a notamment œuvré avec l’association pour le droits des animaux suédoise Djurens Rät et avec la PeTA), a été longtemps végétarienne (depuis ses 17 ans) et est végétalienne depuis deux ans maintenant.

Lire la suite et voir la vidéo.



Interview   

Double dose d’Arch Enemy


Que de chemin parcouru par Arch Enemy depuis sa percée en 2001 avec le désormais classique Wages Of Sin. Un album qui a secoué les puces d’un microcosme death metallique avec non seulement des chansons, des vraies, avec de la mélodie et des riffs mémorables, mais également avec l’introduction d’une hurleuse : Angela Gossow qui, malgré son prénom, n’a rien d’un ange. Un choix qui – même s’ils n’étaient pas les premiers à le faire (on se souvient notamment d’Opera IX et Cadavera) et qu’il s’est démocratisé aujourd’hui – avait provoqué sa petite polémique il y a dix ans.

Dix ans ! Eh oui, déjà ! Et quelques albums à leurs actifs ainsi qu’une belle notoriété. Bien qu’on aurait tort d’occulter la période pré-Angela et son lot de perles. Le groupe lui, en tout cas, n’a pas oublié comme l’atteste The Root Of All Evil sorti en 2009, un album qui remet au goût du jour les trésors du passé.

Lorsque l’on regarde la carrière d’Arch Enemy, ce qui frappe, c’est que le groupe a su très tôt se construire une réelle identité. Un fait rare qui a, à n’en pas douter, contribué à son succès. A tel point que le groupe ne semble pas vouloir s’éloigner le moins du monde de cette identité : « opter pour un son différent, ça a du potentiel, mais généralement, on court le risque de perdre son identité. […] Je ne pense pas que nous changions un jour de façon d’écrire. Et on ne m’entendra jamais chanter clean ou utiliser des boucles techno ou virer industriel. Ça n’arrivera pas » affirme Angela. Chez Arch Enemy, les atouts on les garde bien au chaud, en faisant juste ce qu’il faut pour éviter (de justesse) l’immobilisme. Mais comme l’avoue Angela elle-même, lorsqu’il s’agit de musique : « je suis du genre traditionaliste ! »

Alors, c’est bien un album d’Arch Enemy traditionnel que nous accueillons cette année, Khaos Legions, avec cette fois-ci des riffs un peu plus death metalliques, d’autres un peu plus « slayeriens », d’autres un peu plus power metalliques… Bref, c’est l’album qui va un peu plus un peu partout, là où le groupe est déjà allé.

Mais trêves de bavardage car, chers lecteurs, il vous en reste encore beaucoup à lire sur cet incontournable de la scène metal actuelle. En effet, c’est ni plus ni moins qu’une double interview avec Angela Gossow et Michael Amott que nous vous offrons. Les propos sont particulièrement riches en infos et anecdotes sur des sujets variés. Si vous appréciez Arch Enemy, nul doute que vous y trouverez votre compte et plus encore.

Bonne lecture…



Interviews   

A Spiritual Interview with Michael Amott


Many thought Spiritual Beggars were over after the departure of the great JB. But that was a gross underestimation of Michael Amott’s capacity to awaken talents. After all, he already played that trick in the early 2000’s, when Spice packed and left and was replaced by JB, the bearded guy from a then-unknown band called Grand Magus. However, the integration of Apollo Papathanasio, who officiates as a vocalist for Greek heavy/speed band Firewind, in Spiritual Beggars was definitely question-inducing, and legitimately so.

But in the end, we have to admit that Apollo, with his warm voice and Coverdale-ish intonations, all very different from what we heard in Firewind, was a pleasant surprise. One more proof of that Michael Amott is a shrewd guy. Not to mention that the album itself, Return To Zero, is a catchy gold nugget, halfway between stoner and classic rock. But this success is no wonder, because, as Michael confesses himself, there’s no pressure with Spiritual Beggars – just plain selfish pleasure!

But we’ll let the pack leader take over from now..



Interview   

Entrevue spirituelle avec Michael Amott


Beaucoup pensaient Spiritual Beggars fini après le départ de l’excellent JB. Mais c’était sous-estimer la capacité de Michael Amott à réveiller les talents. Après tout, il avait déjà fait le coup au tout début des années 2000 lorsque Spice a fait ses valises, remplacé par JB, le barbu des (alors inconnus) Grand Magus. Il est vrai, pourtant, en écoutant les œuvres heavy/speed de Firewind qu’il était légitime de se poser des questions quant à l’intégration d’Apollo Papathanasio, chanteur de la formation Grecque, à Spiritual Beggars.

Au final, il faut le dire, Apollo s’est avéré bluffant avec sa voix chaude et ses intonations à la David Coverdale, très différent de ce qu’on lui connait au sein de Firewind. Preuve que Michael Amott a une fois de plus eu le nez creux. Sans compter que l’album en lui-même, Return To Zero, est une vraie bombe inspirée et pleine d’accroche, à la croisée du stoner et du classic rock. Il n’est pas étonnant de constater une telle réussite puisque, Michael l’avoue lui-même, il n’y a aucune pression avec Spiritual Beggars juste du pur plaisir égoïste.

Mais trêve de bla bla, le mieux est de laisser la parole au chef de meute.



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