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Interview   

Quand Sepultura s’est mis au Green


Lorsqu’en 1998 Derrick Green intègre le poste de frontman au sein de Sepultura – après avoir été repéré par un représentant de Roadrunner, avoir envoyé sa version du morceau « Choke » et avoir été finalement auditionné au Brésil – il n’avait pas forcément entièrement conscience de l’ampleur de ce groupe à l’époque et, surtout, des réactions auxquelles il allait être confronté de la part de fans dubitatifs, au mieux, carrément réfractaires, au pire. Pourtant, c’est avec la bienveillance, la sympathie et la volonté de bien faire qui le caractérisent qu’il a pris son rôle à bras-le-corps, y compris la culture brésilienne – il est allé jusqu’à apprendre la langue et déménager au Brésil, lui qui depuis tout petit rêvait de voir du pays – qui fait partie depuis toujours de l’identité du groupe. Heureusement, il a reçu le soutien de figures imposantes dans la scène : Lemmy, Jason Newsted, Scott Ian… De quoi rassurer le groupe sur son choix.

Plus de vingt ans et neuf albums après, Derrick Green est toujours fidèle au poste et Sepultura semble vivre un nouvel âge d’or – notamment depuis la sortie de The Mediator Between Head and Heads Must Be The Heart et l’arrivée du batteur Eloy Casagrande. C’est dans ce contexte que BMG a décidé de sortir un coffret intitulé Sepulnation – The Studio Albums 1998-2009, regroupant les cinq premiers albums de l’ère Green. C’était l’occasion de revenir avec le chanteur sur ses premiers pas au sein de Sepultura.

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Interviews   

Sepultura: a scream from the heart


It’s unfair that Sepultura and Derrick Green should still be reminded of the shadow of their former – and now very distant – leader. After all, Green has already spent more time in the band than his predecessor. He has even turned out to be, alongside Andreas Kisser, a real motor for the band, allowing Sepultura to survive, to go forward, and, in the end, to revitalize themselves. Yes, the band has been through a few slow-downs, but for a few years now, and especially since Dante XXI, the creative machine has been back in sparkling form.

And this new album, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart (say that three times in a row without lisping), won’t contradict that statement. The Brazilians have renewed with Ross Robinson, producer of the legendary Roots, who firmly believed in this vintage and its frontman. This is a virulent and creative album, with more obvious whiffs of tribalism and thrash. This is an album sublimated by the impressive skills of Eloy Casagrande, a young drummer who nobly walks in the footsteps of Igor Cavalera. In short, Sepultura has no use for nostalgia. After sixteen years, it’s time to move on, and the band hasn’t been waiting for latecomers to catch up.

We took this opportunity to chat with the vocalist, with whom we must confess to spending an amazing time. This is an enthusiastic, simple and thoughtful man. He talked to us in details about the making of this new record, and even gave us a few funny anecdotes. And because there’s more to life than just metal, it was also a good opportunity to talk about his surprising electro funk project, Maximum Hedrum – which has allowed him to work alongside Mister Funk himself, George Clinton.

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Interview   

Sepultura : le cri du cœur


Il est ingrat que Sepultura et Derrick Green puissent, encore aujourd’hui, être renvoyés à l’ombre de son ancien – et lointain, serait-on tenté de dire – leader. Green qui a déjà passé plus de temps dans le groupe que son prédécesseur. Green qui s’est révélé, aux côté d’Andreas Kisser, être une vraie force motrice, permettant à Sepultura de survivre, d’avancer et, au bout du compte, se renouveler. Alors, certes, le combo a pu connaître des baisses de régime, mais on ne peut nier que depuis quelques années, depuis Dante XXI surtout, la machine créative a repris de la verve.

Et ce n’est pas ce nouvel album, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart (prononcez-le trois fois de suite sans faire d’erreur), qui va contredire ce constat. Un album qui voit les Brésiliens renouer avec Ross Robinson, producteur du légendaire Roots, qui a cru dur comme fer en ce millésime 2013 et en son frontman. Un album virulent, créatif, aux relents à la fois tribaux et thrash plus prononcés. Un album surélevé par le jeu impressionnant d’Eloy Casagrande, petit jeune venu faire honneur à l’héritage laissé par Igor Cavalera. Bref, Sepultura n’a définitivement plus besoin de nostalgie. De toute façon, après seize ans, il est grand temps d’avancer et Sepultura n’a pas attendu les retardataires.

Nous en avons donc profité pour donner la parole au chanteur avec lequel, il faut l’avouer, nous avons passé un excellent moment. Un homme enthousiaste, simple et réfléchi. Il nous parle en détails de la conception de ce nouvel opus, dont il nous livre quelques anecdotes amusantes. Et parce qu’il n’y a pas que le metal dans la vie, ce fut aussi l’occasion de l’inviter à nous présenter son étonnant projet electro funk Maximum Hedrum. Projet qui lui a tout de même permis de collaborer avec monsieur Funk lui même : George Clinton.

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Vide(o)rdure   

Roots, Scooby Roots


J’ai dû arrêter de regarder Scooby-Doo le jour où j’ai compris que c’était toujours le promoteur immobilier véreux, le politicard corrompu ou le scientifique qui cherche à éloigner les curieux de ses recherches qui a fait le coup. Et quand ce n’était pas eux, c’était au moins un personnage que tout accuse, surtout quand c’est Véra (Velma en V.O.) qui aligne des indices qu’elle seule a vu et qu’on s’est bien passé de montrer aux spectateurs. Donc, j’ai dû m’éloigner de cette série en même temps que de Columbo quand j’ai découvert qu’il y avait des séries policières où on ne connaissait pas le coupable avant même le générique et d’autres séries où, quand un fantôme est derrière tout ça, il y a vraiment un fantôme qui s’en prend à des personnages qui ne sont pas forcément un jeune boulimique qui a dû tomber dans un plan de cannabis quand il était petit et son chien peureux.

Et puis, de temps en temps, au petit déjeuner, on se laisse aller à un instant de régression et on regarde un épisode. Et on tombe parfois même sur une histoire impliquant un groupe de goth-rock féminin (goth parce qu’elles revêtent des robes rouges ou noires à cols hauts et du rouge à lèvre sombre) ou carrément Kiss qui joue à un concert d’Halloween dans un petit patelin et n’oublie pas de demander son cachet à la fin de l’épisode alors qu’on ne les a entendu jouer qu’un morceau… On tombe à peine dans la caricature.

Il faut bien avouer que ce n’est pas non plus pour l’habillage musical de cette série qu’on pourrait vouloir la regarder, étant passée, au fil des époques, d’une musique surf rock dans les années 70 à un skate-punk de supermarché ces dernières années. Ce n’est donc pas là qu’on allait chercher le chanteur de Sepultura…

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Nouvelles Du Front   

KISS(ER) POUR SEPULTURA


Dans une interview donnée à PyroMusic.net, Max Cavalera révèle avoir tout fait pour que le groupe Sepultura se reforme avec le line-up qui l’a fait connaî tre à l’international. Il était apparemment question d’une tournée. Mais, selon Max, seul Andreas Kisser ne veut pas y participer. Ce dernier a d’ailleurs une bonne raison : c’est le seul membre du line-up classique de Sepultura à être encore dans le groupe avec Paulo Jr. qui est lui présent depuis les débuts ! Et ils y sont très bien dans Sepultura ! Le groupe vient juste de signer chez Nuclear Blast et après des années de galère depuis le départ de Max, il commence à avoir enfin la reconnaissance des fans de metal. Ces derniers s’intéressant de plus en plus près aux performances de la bande à Derrick Green qui, outre la volonté d’expérimenter, déboî te vraiment en live comme le montre, entre autres, son récent passage dans le vignoble clissonnais.

Bilan : que les choses restent en l’état est très satisfaisant parce qu’on a un Sepultura actuel de très haut niveau et un Soulfly qui parvient dans le même temps à proposer des opus de grande qualité. En fait un bémol peut être formulé sur le projet Cavalera Conspiracy qui, même si son disque est très correct, produit des performances live bien moyennes. La faute notamment à un Max Cavalera qui a perdu la pêche d’antan sur scène et dont la voix laisse souvent à désirer.

Alors revoir Max sur scène en tant que Cavalera Conspiracy ou Sepultura à la sauce « old school » : bof bof bof



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