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Interview   

With The Dead a le cœur lourd


Qui pourrait croire qu’un style musical comme le doom puisse être l’incarnation même de l’amour ? Pourtant, il aura fallu une sacrée dose d’amour à Lee Dorian pour avoir tenu un quart de siècle à la tête de Cathedral, supportant les moqueries d’une scène qui, au départ, ne prenait pas ce genre musical au séreux, puis les critiques des conservateurs qui ne comprenaient pas les virages stylistiques totalement libres du groupe. Et c’est, bien évidemment, toujours de l’amour qui émane de son label Rise Above Records. Mais l’amour n’est pas faite que de fleurs bleues et de rayons de soleil, car plus il est fort, plus il peut être déchirant, amer et douloureux.

Love From With The Dead, le nouvel album de With The Dead, est de ces exutoires dont les musiciens, Lee Dorian en tête, se sont servis pour partager impudiquement leurs moments difficiles, leurs tristesses, leurs désespoirs… Et justement, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se livrer ainsi, si ce n’est l’amour ?

De ces facettes sombres de l’amour il sera donc question dans l’entretien qui suit, mais aussi de la conception particulière de ce second opus, qui fait suite à un changement de line-up qui n’a rien d’anodin, et dont l’objectif était de produire la musique la plus écrasante possible. Lee Dorian nous parle également avec émotion et nostalgie de sa ville de Coventry, dont il dédie une chanson, et de Cathedral, groupe qui comptait beaucoup pour lui et auquel il a donné la mort en 2013… par amour.

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Interview   

With The Dead : Lee Dorian revient d’entre (et avec) les morts


With The Dead

Le 29 avril 2013, Cathedral se donnait la mort. Celui qui fut un des piliers de la scène doom repose désormais paisiblement dans le cimetière des groupes disparus, laissant derrière lui tout un héritage à savourer pour l’éternité. La question était alors : qu’adviendra-t-il des membres de Cathedral, et en particulier des deux leaders, deux figures incontournables de la scène et de l’histoire du doom, le guitariste Garry Jennings et le chanteur Lee Dorian ? Si le premier a rapidement rempilé avec Death Penalty puis le très prometteur Lucifer, le second se faisait assez discret, la tête dans le guidon, à gérer un label, Rise Above Records, qui lui prend énormément de son temps. On aurait presque pu penser qu’avec Cathedral, Dorian avait aussi enterré sa carrière de chanteur. Mais c’était sans compter l’appel insistant de deux anciens locataires du label, et pas des moindres : Tim Bagshaw et Mark Greening, la section rythmique originelle du grand Electric Wizard, celui qui a notamment enfanté le terrible Dopethrone (2000). Ainsi est né un trio qui a pour nom With The Dead, et qu’ils viennent, avec leurs accoutrements de prêtres et mines blafardes, célébrer la messe via un premier album « brutalement heavy » et « sans compromis », comme Dorian se plait à le qualifier.

Dans l’entretien qui suit, Dorian trace avec nous toute la genèse de cette nouvelle formation qui rend d’ores et déjà fébrile tous les fans du genre. Le chanteur se confie sur cette nouvelle étape dans sa carrière, sur ce que le doom représente encore pour lui et sur les sentiments qu’il exprime à travers cette musique. Impossible de ne pas évoquer, dans le même temps, le cas Electric Wizard, le différend qui les a dernièrement opposés et les accusations et mots violents prononcés par le leader Jus Oborn à son encontre – alors que le sorcier de Dorset a longtemps été son protégé. Une relation brisée, comme celle de Bagshaw et Greening avec cette même formation, source d’ « émotions renfrognées » qui semblent s’être en partie déversées dans le premier opus de With The Dead, et dont Dorian nous livre sa version des faits.

En complément, nous avons également évoqué le Roadburn Festival dont Dorian est curateur pour l’édition 2016 et pris des nouvelles du label Rise Above Records. L’occasion de récolter son sentiment aujourd’hui sur un groupe qu’il a été le premier à révéler et qui est actuellement en train de faire le buzz et s’imposer dans le paysage médiatique des musiques rock et metal : Ghost. Beaucoup de sujets, donc, pour un entretien long et riche. Mais tout d’abord revenons sur Cathedral…

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News Express   

D’anciens membres de CATHEDRAL et ELECTRIC WIZARD fondent WITH THE DEAD


WITH THE DEAD est un tout nouveau groupe formé par l’ancien chanteur de CATHEDRAL Lee Dorrian, le guitariste et bassiste Tim Bagshaw et le batteur Mark Greening, ces deux derniers ayant été la section rythmique originelle du groupe ELECTRIC WIZARD. Et, évidemment, ils jouent du doom. Voulez-vous en savoir plus ?



Interview   

Electric Wizard : Le sorcier est mort, vive le sorcier !


« Nous croyons en la tradition plus qu’en la nouveauté. Nous adorons la tradition! » : à rebours de nombreux groupes se défendant d’adopter une posture délibérément rétro, Jus Oborn l’affirme haut et fort : avec Time To Die, son nouvel album, Electric Wizard reste fidèle à lui-même. De l’eau a coulé sous les ponts depuis Black Masses, le précédent album du groupe – changements de line-up, départ de leur label historique, Rise Above – mais le noyau dur formé par Liz Buckingham [guitare] et Jus Oborn [chant] semble plus solide que jamais : finissant les phrases de l’un, cherchant l’assentiment de l’autre, la complicité des deux têtes pensantes du groupe est évidente.

Joviaux, ne cachant ni leurs enthousiasmes, ni leurs déceptions, ils répondent à nos questions avec la sincérité qu’ils revendiquent et une pincée d’auto-dérision, entre deux bouffées prises d’une canette de 1664 transformée en pipe de fortune, évoquant autant leurs désillusions et leur attrait pour la solitude que leur amour pour le do-it-yourself et leurs projets futurs.

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Nouvelles Du Front   

Electric Wizard change de peau


Electric Wizard parvient à réaliser l’exploit d’être un des grands leaders du genre qu’il représente, le stoner-doom, tout en restant, à l’ère du tout-informatif et du grand bavardage des réseaux sociaux, silencieux comme une tombe sur ses activités. Par conséquent, c’est souvent par des voies (et des voix) indirectes qu’on en apprend souvent le plus sur ces maîtres de l’ombre.

Déjà il y un an un changement dans la moitié des membres du groupe s’était produit sans tambour ni trompette, comme si tout ce qui compte, c’est la stabilité du couple Justin Oborn et Liz Buckingham, et tout le reste peut très bien être passé sous silence. En 2013, c’est la même chose : il a fallu la publication fin février d’une interview dans Metal Hammer d’Adam Richardson, frontman de la désormais défunte formation doom anglaise Ramesses, qui comptait dans son équipe deux anciens cénobites de l’ordre du Magicien Électrique, pour apprendre que le batteur Mark Greening était retourné poser ses fûts dans son ancienne chapelle.

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