ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Révélation High Hopes   

Golden Void s’impose dans un immense désert psychédelique


La musique de Golden Void est euphorisante, psychotique, enrobant l’esprit d’un doux voile multicolore mais restant suffisamment fin pour laisser entrevoir les rayons chauds et perçants du soleil californien. C’est au final un saut à travers le temps et ses différentes cultures offert à l’auditeur avec Rise To The Out Of Reach (2013), Golden Void (2012) et The Curve (2011).

Un retour vers le passé où la contre-culture américaine – la beat generation d’abord, puis la culture hippie – des années 1960 et 1970 détenait alors la vérité du monde. Leur vérité. Le LSD était alors fortement à la mode car favorisant une introspection qui permettrait de dépasser des valeurs jugées rétrogrades. Il prend donc une influence culturelle considérable dans ces deux décennies, notamment dans les milieux rock, pop, ciné et même plus généralement dans le milieu artistique. Et Golden Void se veut de cet héritage artistique, offrant une approche synesthésique des choses, démontrant l’aspect hallucinogène du monde. Golden Void c’est un stoner psychédélique prenant ses racines dans l’aridité du désert californien mais également dans le heavy british des premières heures des Seventies (dont Black Sabbath pour ne citer qu’eux). C’est aussi une attitude scénique, à l’image d’un Jim Morrison capable de montrer son pénis à son audience.

Oui, l’hallucination semble connue mais c’est ce côté addictif qui pousse à la consommation. Trois albums en trois ans, voilà une dose plus que correcte de cet anesthésiant qui vous fait plonger dans un vide doré.

Découvrir le clip de ‘The Curve’ et lire la suite.



Révélation High Hopes   

Dominia, à l’origine de l’harmonie


Incontestablement, la Russie est désormais la nouvelle Mère-Patrie du black metal. Le nombre de combos d’extrêmes y grouillant peut surprendre. C’est une véritable fourmilière auto-régulée, autarcique et où il est rare d’entendre parler de ses artisans, ici, de ce côté de l’Europe. La froideur du territoire russe rend sa terre fertile pour y voir éclore des groupes qui, s’ils étaient plus exposés médiatiquement, tiendraient la dragée haute face à l’égérie du black metal qu’est la Norvège, leader historique.

Or, il serait erroné de croire que cette talentueuse scène russe n’est encore que novice face à son aînée scandinave. Dominia, notre révélation High Hopes pour le mois de mars, est un groupe talentueux mais c’est aussi un vieux de la vieille… ou presque. Formé à Saint-Pétersbourg à la fin des années 90 (deuxième vague du black metal), Dominia a attendu 2005 avant de sortir son premier disque : Runaway/Simple Thing, un single aux attraits plus death mélodique que black metal. Cependant, le groupe regorge d’influences. Allant du death au doom, formant ainsi une identité musicale forte. Judgement Of Tormented Souls, son dernier opus studio, remonte désormais à 2008. Le processus de création au sein du groupe prend un temps considérable. Mais le résultat en vaut le détour.

Le groupe, né dans ce que l’on considère comme la première vague de musique alternative russe, développe alors son identité avec originalité. L’ajout d’un violon en tant qu’instrument soliste transforme le groupe, définitivement. Dominia est ce porte étendard, avançant fièrement dans les sentiers recoupant brutalité et harmonie, la tête haute, les épaules droites. Levant sa lame vers le ciel, Dominia et son Judgement Of Tormented Souls s’imposent de facto comme une œuvre majeure du black metal russe. Une statue gigantesque, le regard tournée vers l’Ouest.

Écouter l’album et lire la suite.



Interview   

Slut Machine : les jeunes pousses grandissent aussi dans le désert du stoner


Après un premier opus en 2011, Into The Eye Of The Storm (qui fusionne leur deux premiers EP), les Lyonnais de Slut Machine ont sorti en avril 2012 leur dernière réalisation : l’EP From Blind To Blue. Un EP riche et ne manquant pas de singularité.

Après un concert au Ninkasi Café de Lyon le 11 janvier dernier sous son nouveau format – la bande évolue depuis quelques mois avec un line-up ré-ajusté suite à l’ajout d’un nouveau et troisième guitariste – le groupe se prépare aujourd’hui à participer à la toute première édition du Stone Rising Festival. Ce dernier se tiendra au Clacson de Oullins (69) du 13 au 14 avril prochain en compagnie, entre autres, de My Sleeping Karma, The Cosmic Dead, Loading Data ou encore Kadavar.

Une évolution majeure pour les Lyonnais qui s’ouvrent alors de nouvelles voies d’expérimentations artistiques tout en s’offrant l’occasion de participer à un festival profondément dédié aux amoureux de musique poussiéreuse ou planante en compagnie de quelques jolis noms. L’occasion de faire le point avec Henri Belot (guitare et chant) sur l’avenir du groupe, ce soir, de 20h à 22h, dans High Hopes. Vos questions sont les bienvenues sur Facebook, Twitter ou encore le chat de Radio Metal



Révélation High Hopes   

The Prisoner : dans l’immensité du divin


Les limites de la conscience et de la connaissance s’arrêtent là où débute le divin. Métaphysique, une œuvre peut, quelquefois, être comparé à ce divin, à ce sacré, ce splendide démesuré. Il existe un demi-milliard de façons diverses et variées afin d’aborder une œuvre. Or, The Prisoner ne laisse aucune marge de manœuvre ! Tel le Jugement Dernier, ce The Silence, And Nothing s’abat sur nous, pauvres Hommes que nous sommes. Voix caverneuse, torturée à l’extrême, ambiances sombres, infernales et hypnotiques, les musiciens mettent en scène les méandres d’un Esprit torturé et emprisonné dans le vide. Et ces Parisiens maîtrisent ce sujet – une réalisation exigeante et méticuleuse qui s’est étalée sur deux ans – car, l’immersion dans cette œuvre est immédiate. 49 minutes plus tard, on en redemande, s’auto-flagellant encore et encore.

The Prisoner nous perd dans l’immensité du divin. La richesse musicale de ce The Silence, And Nothing est si dense que l’on pourrait a priori nager de manière physique dans cette immensité sonore, épaisse, palpable, cette froide chaleur, ce divin déchu et torturé. Débutée au commencement du XXIe siècle, l’aventure « The Prisoner » se poursuit durant de longues années à la recherche d’un line-up idéal. Après l’enregistrement d’une première démo, le groupe désormais au complet se consacre à partir de 2010 à la réalisation de l’album The Silence, And Nothing….

Lire la suite et écouter The Prisoner.



Révélation High Hopes   

Beyond The Styx : entre vents de furie et typhons de folie


2012 terminée, nous voilà en cette nouvelle année post-apocalypse-n-ayant-jamais-pointé-le-bout-de-son-nez. C’est donc bel et bien vivant que l’on continue à se pencher sur tous ces jeunes groupes et artistes émergents. D’ailleurs cette multitude de combos divers et variés est parfois déconcertante ! Ainsi il faut faire son tri, ses courses de Noël, et pour vous satisfaire on vous a donc trouvé ce petit cadeau avec la Révélation High Hopes du mois de décembre 2012 : Beyond The Styx. Ce dernier est un groupe de hardcore alternatif qui nous vient de Tours. Il est actif depuis octobre 2010.

Croiser deathcore, metalcore et thrash à la Lamb of God, les frenchy de Beyond The Styx savent le faire (sans pour autant renouveler le style), et ce avec talent pour être honnête. C’est en conséquence avec les cervicales en mode ventilateur que l’on savoure leur premier opus de qualité. Le quintet définit son album ainsi : « Notre musique relève d’un voyage dans les profondeurs de l’âme humaine, entre vents de furie, vagues de désespoir et typhons de folie… » et, au final, au fil de l’album, on se retrouve en effet entre vents de furie, vagues de désespoir et typhons de folie. La preuve immédiatement avec le clip de « Between Scylla & Charybdis ».

Voir le clip et lire la suite.



Révélation High Hopes   

The Long Escape : Déjà grand ?


Du metal progressif digeste, cela existe t-il ? Après une recherche longue de plusieurs siècles, The Long Escape est arrivé comme un messie. Oui, les Français de The Long Escape font du prog, mais du bon prog teinté de rock – loin de toute forme de masturbation de manche – pensé, efficace et audible sans que nos oreilles viennent à souffrir d’un torticolis du muscle stapédien. L’origine de ce plaisir auditif ? Un album : The Triptych, sorti en août 2011. En fait, The Long Escape fait un peu de tout et pourtant démontre, après seulement deux albums, une identité forte. Léger, donnant envie de remuer sa masse capillaire, le combo fait preuve d’une grande application, officiant dans diverses atmosphères, variant ainsi les plaisirs ou, provocant l’étonnement lors de l’écoute intégrale de l’opus.

Certains diront que le groupe se rapproche de Stone Sour, et la remarque ne serait pas totalement dénuée de sens. Or, il est indéniable, après écoute de l’album, que, au-delà de l’influence certaine, comparer les Français aux Ricains de Stone Sour n’a pas vraiment lieu d’être. Car The Long Escape peut se définir en trois mots (comme dirait l’autre) : émotionnel, propre et sincère.

Ecouter l’album The Triptych et lire la suite.



Révélation High Hopes   

Slut Machine colle à la peau comme du napalm au caramel


Faire du stoner, à la base, ça parait simple, tant parfois on peut avoir l’impression de retrouver la même recette un peu partout : un bon sens du riff, un groove trempé dans le plomb et v’là ton morceau de stoner. Mais faire du bon stoner, là c’est autre chose.

Après un premier opus en 2011, Into The Eye Of The Storm (qui fusionne leur deux premiers EP), les Lyonnais de Slut Machine ont sorti en avril dernier au format digital et téléchargeable gratuitement via leur Bandcamp leur dernière réalisation : l’EP From Blind To Blue. Et sans hésitation, ce n’est pas du bon stoner… mais du très bon stoner. Des guitares au son tellement épais que manger un marshmallow trempé dans du caramel fondu serait un jeu d’enfant en comparaison tant ça vous colle à la peau tel le napalm. Brûlant et provocant quelques convulsions, Slut Machine arrive à faire taper du pied dès les premières secondes de chacun de ses titres. C’est donc tout naturellement que ce jeune groupe mérite votre attention.

Citant dans ses influences Black Sabbath, Cancer Bats ou encore Kyuss (dont il est effectivement très proche par ses sonorités), le combo ne manque pas de singularité, ni même de personnalité.

Lire la suite.



Révélation High Hopes   

Tractopelle In Versailles ratisse les sentiers de l’inconscient


La saison radiophonique de Radio Metal a repris il y a tout juste un mois. High Hopes, l’émission consacrée aux groupes émergents et aux découvertes, vous a ainsi assené une flopée de groupes à suivre de près. Hier, mercredi 3 octobre, Alastor et Animal revenaient sur les coups de cœurs du mois de ce premiers et reviendront de même chaque premier mercredi du mois, à l’antenne, avec une rétrospective de leurs chouchous du mois précédent. Puis, le lendemain, un article consacré à LA révélations High Hopes, qui, pour cette reprise, n’a laissé aucune chance aux autres concurrents, et ce dès la première écoute.

On ne vous citera pas l’anecdote d’Animal à base d’engins de chantier qui l’a poussé, séduit par le nom, à s’intéresser à ce groupe. On vous dira, avec une métaphore, comment on se sent en écoutant Tractopelles In Versailles. Tout le monde connaît ce sentiment en hiver quand, arrivé le matin, le réveil sonne, nous tirant à coup de bip-bip de notre sommeil. Ce laps de temps séparant le coup de sonnerie et le levé, moment où l’on savoure pleinement la chaleur de notre couette. Le post-rock de Tractopelle In Versailles provoque un peu la même sensation, ce même picotement au bout des doigts qu’après une nuit passée à écraser son bras de sa tête. Lourd, hypnotique, malsain et paradoxalement rassurant.

La bio du groupe nous présente la bande ainsi : « Tractopelle In Versailles est un groupe évoluant dans un registre post-rock, teinté d’influences trip hop, new wave, noise et autres formes de musiques bruitistes. Créé en octobre 2008 à partir d’un duo basse batterie, le groupe a connu diverses configurations, cherchant à se renouveler continuellement sous différents aspects artistiques. » et après écoute, car on ne saurait la contredire.

Ecouter Tractopelle In Versailles et lire la suite…



Radio Metal   

La grille des programmes de Radio Metal rentre de la fonderie


Vous n’avez pas vu passer ces mois de juillet et août et vous vous réveillez le tête dans le vomi après avoir écumé les buvettes de festoches et, soudain, voilà qu’on vous annonce que c’est la rentrée ? Eh bien nous aussi (sans le vomi) ! Et donc sans prévenir, voilà que notre rentrée radiophonique frappe à la porte et il va bien falloir la laisser investir notre studio car, dehors, ce n’est pas un coin à laisser trainer une nouvelle grille des programmes toute seule dans la rue.

Eh oui, chers radiométallophages, une nouvelle grille des programmes toute neuve pour la rentrée, en partie refondue et avec du nouveau au micro. A commencer par le lundi. L’Animal ayant tourné la page Seventies, il est logique que 80’s Fever suive et donc The Love Machine prend cette case hebdomadaire pour vous ramener dans les années 80 toutes les semaines, et ce dès ce soir, 3 septembre, de 20h à 22h.

Autre nouveauté : le vendredi. 80’s Fever a déménagé et Body Electric a aussi tiré sa révérence. Et depuis la disparition de l’émission « Season In The Abyss », il nous manquait un programme dédié aux musiques extrêmes et voilà qu’Alastor s’est montré volontaire pour porter ce fardeau dans Pure Fucking Armageddon, chaque vendredi de 20h à 22h. Un Alastor que vous retrouverez aussi dans High Hopes, l’émission des découvertes et des artistes émergents, chaperonné par l’Animal, qui pourra lui hurler dessus chaque mercredi, de 20h à 22h.

Lire la suite…



Le Blog Du Doc   

Le cercle vertueux affirme que votre exigence a un prix


De temps en temps nous avons droit, en tant que média metal, à la remarque suivante de la part de certains membres de notre public : « Vous n’accordez pas assez de place aux artistes peu connus et vous ne remplissez pas assez votre rôle de découvreurs de talents ».

Je voulais répondre à cette remarque (peut-être justifiée en partie) en vous expliquant notre manière de fonctionner et les contraintes qui vont avec. La vie est une question de choix, très cher(e)s ami(e)s, et les décisions que prend tout un chacun ont toujours des raisons précises.

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3