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Interview   

Paradise Lost, Méduse et la jeunesse éternelle


Avec près de trente années de carrière et une discographie pléthorique, Paradise Lost est libre de toutes contraintes liées au métier de musicien. Si ce n’est que dès le début, le groupe anglais cultivait cet état d’esprit : celui de ne pas respecter les courants, de ne pas orienter sa créativité. Entre oeuvres dooms, « gothiques », pop et death : Paradise Lost joue avec les genres.

Revenu en 2015 avec l’acclamé The Plague Within, on pressentait un retour au son de leurs origines, un goût pour la musique violente et néanmoins sensible. Leur nouvel opus, Medusa, durcit le trait. Plus sombre, moins accessible, plus intense. Paradise Lost nous livre un album de death parce qu’il suit simplement son inspiration actuelle et parce que son propos s’y prête. Entretien avec le chanteur Nick Holmes, qui nous prouve que si Paradise Lost ne cultive pas la négativité comme art de vivre, il sait l’illustrer et l’embellir en tant qu’art tout court.

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Interview   

Le parfum lugubre de Katatonia


Katatonia by Ester SegarraJonas Renkse et Anders Nyström, les deux têtes pensantes de Katatonia, respectivement chanteur et guitariste, sont des débrouillards qui savent toujours rebondir, avec l’amour de leur art pour moteur. Les Suédois ont vécu un énième changement de line-up avec les départs simultanés du batteur Daniel Liljekvist et du guitariste Per Eriksson. Certainement pas déstabilisés, ils en ont profité pour poursuivre l’expérience de Dethroned And Uncrowned (2012) via une tournée acoustique, menant à la prestation dans le magnifique cadre de l’Union Chapel de Londres, éclairé de bougies, immortalisé dans le CD/DVD Sanctitude (2013).

Et s’ils savent si bien rebondir, c’est peut-être parce qu’ils ont depuis longtemps pris l’habitude de ces changements qui ont émaillé la carrière du groupe mais aussi de vivre sommairement, donnant tout à Katatonia malgré le peu de retombées financières. Ils ont appris par la force des choses, depuis leurs premiers pas dans l’underground du début des années 90 dont il gardent une certaine nostalgie, la débrouille et à s’adapter. C’est ainsi que Katatonia n’a pas perdu ce qui fait son essence : sa force émotionnelle. En atteste son nouvel album The Fall Of Hearts, plus travaillé que jamais, un brin plus progressif, mais à la patte indéniablement reconnaissable.

Nous nous sommes longuement entretenus avec Jonas et Anders pour nous parler de cet opus et ces changements dans les rangs de la formation, mais aussi les difficultés que peut rencontrer un tel groupe ou la nostalgie d’un temps révolu. Nous faisons également le point à la fin sur leurs projets Bloodbath, qui a accueilli en 2014 son nouveau chanteur en la personne de Nick Holmes de Paradise Lost, et Wisdom Of Crowds.

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Interview   

Paradise Lost : la mort dans l’âme


Greg Mackintosh - Paradise LostIl y a seulement quelques mois, nous avions déjà largement discuté avec le chanteur Nick Holmes de ce surprenant retour au chant death metal – ce qu’il n’avait pas fait depuis près de 25 ans – et son implication dans Bloodbath. Il était donc intéressant cette fois-ci, à quelques semaines de la sortie de The Plague Within, le nouvel album de Paradise Lost qui voit le chanteur poursuivre sur sa lancée et mélanger les styles vocaux, d’avoir le regard de son collègue guitariste et compositeur principal Greg Mackintosh sur ce nouveau revirement dans l’histoire du groupe. Et ce que Holmes s’était bien gardé de nous dire et que nous révèle aujourd’hui Mackintosh, c’est à quel point il a fallu user de force de persuasion – autant dans Paradise Lost que Bloodbath – pour convaincre le chanteur de retrouver l’adolescent qui éructait sur Lost Paradise en 1990 !

Mackintosh lui était convaincu. Convaincu qu’il y avait de nouvelles choses à explorer vocalement, mais convaincu aussi qu’il était temps de changer à nouveau après une série d’albums suivant une ligne musicale similaire. Car tout dans The Plague Within ne se résume pas au retour du chant death metal. Et c’est dans l’expérimentation que le guitariste nous avoue trouver son épanouissement, comme ils avaient déjà pu le faire par le passé, notamment avec un album comme Host (1999) qui avait pu surprendre par son parti pris électro et pop. Mackintosh nous parle donc de cet état d’esprit qui a mené à cette nouvelle réussite artistique d’un groupe qui maîtrise jusqu’au bout des ongles son art et son son.

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Interview   

Bloodbath : Nick Holmes replonge


« Je n’aime pas être trop prévisible » déclare Nick Holmes dans l’entretien ci-dessous. Ne pas être trop prévisible, il l’a prouvé, 25 ans durant, au cours de la riche et classieuse carrière du groupe de metal doom/gothique Paradise Lost, surprenant son monde avec des revirements de style, toujours réussis et sans jamais se trahir. Et le chanteur britannique le prouve une fois encore avec le mini coup de théâtre qu’a représenté son intégration surprise dans le super-groupe de death metal suédois Bloodbath – aux côtés de membres de Katatonia et Opeth – pour succéder au poids lourd Mikael Åkerfeldt (Opeth). En déterrant son alter égo « Old Nick », le chanteur s’offre ainsi une occasion en or de revenir sur ses pas, à ses amours d’adolescent demeurés profondément enfouis en lui.

L’occasion est aussi pour nous de revenir sur sa relation avec le death metal, sur ses débuts avec Paradise Lost, sur ses motivations qui l’ont poussé à ressortir les growls de ses entrailles… En parallèle, le guitariste Anders « Blakkheim » Nyström, fan du chanteur et de Paradise Lost depuis toujours, amoureux du death metal suédois de la vieille école, offre quant à lui l’autre versant de l’histoire, pour un tour d’horizon des plus complet sur ce Grand Morbid Funeral, le nouvel album de Bloodbath.

A noter, en dernière partie d’entretien, des révélations sur le prochain album de Paradise Lost (si vous n’aviez pas suivi), des réactions sur l’expérience live du groupe anglais en compagnie de l’Orchestre Philharmonique de Plovdiv et un point sur l’avancement du prochain album de Katatonia.

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Interviews   

Bloodbath: Nick Holmes plunges back


“I don’t like being too predictable”, says Nick Holmes in the following interview. And he never was, not once, in the 25 years he’s spent with Paradise Lost. The doom/gothic metal band’s musical U-turns have often surprised the audience over the years, but they always remained true to themselves and the changes were always successful. So it was basically just another surprise to learn he’d joined Swedish death metal supergroup Bloodbath, alongside several members of Katatonia and Opeth, to replace heavyweight singer Mikael Åkerfeldt (Opeth). For the vocalist, it was a perfect opportunity to slip back into his “Old Nick” persona, retrace his steps and revive his teenage passions, which never really left him.

For us, it’s also a good opportunity to talk about his relationship with death metal, his beginnings with Paradise Lost, and what drove him to try his voice at growls again. As a counterpoint to his interview, guitarist Anders “Blakkheim” Nyström, a long-time fan of the singer and of Paradise Lost and a lover of old school Swedish death metal, gives us the other side of the story, for an even more complete understanding of Grand Morbid Funeral, Bloodbath’s new album.

The last part of the interview contains a few revelations about Paradise Lost’s upcoming album, comments on the band’s live experience with the Plovdiv Philharmonic Orchestra, and a report on the progress of Katatonia’s next album.

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News Express   

PARADISE LOST prêt à enregistrer son nouvel album ; de nouvelles informations sur le contenu musical révélées


Au cours d’une interview effectuée en début d’après-midi, le chanteur de PARADISE LOST Nick Holmes nous a parlé du prochain album du groupe qui devrait être enregistré à partir de fin novembre et contenir douze chansons. Il affirme notamment que « les styles vocaux sont bien plus variés sur celui-ci » et qu’il inclura des éléments death metal, en particulier au niveau du chant. En savoir plus…



Potin   

Les potins de Miss Claudia : le repos du guerrier mérité au bord de la piscine


AVERTISSEMENT : Le mois dernier, pour la première compilation mensuelle des potins de Miss Claudia, la rédaction, par souci de relever le niveau à l’entrée, avait entièrement modifié l’introduction de l’article. L’explication avancée auprès de l’auteure : elle est nulle en préliminaires. Forcément, elle l’a mal pris. Alors, pour nous faire pardonner, on lui a lâché la bride pour ce mois. Bonne lecture.

Mes amours, on est maintenant début août et j’ose espérer que tout le monde a bien profité de ce caniculaire mois de juillet pour parfaire son bronzage en lisant ses potins. Bien sûr vous avez tous pensé à votre crème solaire parce que ta petite peau elle est fragile mon petit, et le soleil c’est un peu comme un pédophile. Il parait gentil mais dès que t’as le dos tourné…

Ah, j’entends dans le fond des réclamations. Les aoûtiens ont l’air mécontents. Comment ça, vous n’êtes pas encore partis en vacances ? Vous avez peur de ne pas avoir de potins métalliques à lire sur la plage ? Mais enfin mes chéris, vous pensiez vraiment que j’allais vous laisser entretenir votre cancer de la peau sans potins ?!

Voici donc, pour les aoûtiens, et aussi pour les autres, parce que je vous aime tous très forts, les potins de juillet.

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Live Report   

Paradise Lost s’exprime à sa manière


En ce samedi 5 mai le ciel fait grise mine à Lyon. Le temps maussade déverse son crachin sur les spectateurs attendant en file d’entrer dans le Transbordeur. Pouvait-on imaginer de meilleures conditions pour préparer ces derniers au doom gothique, parfois terriblement mélancolique, de Paradise Lost ? Sans compter que, ce soir, c’est la musique pleine de désespoir des Finlandais Swallow The Sun qui ouvre le bal. Un soleil radieux aurait donc été des plus déplacés. L’astre du jour a eu la décence de rester à l’écart d’une fête à laquelle il n’a pas été convié.

Pourtant, la dite fête est vite gâchée en entrant dans le Transbordeur. Le concert que nous croyions se tenir, comme les deux fois précédentes, dans la grande salle se déroulera en réalité dans le Trans-Club, petite salle à faible capacité, adjacente au bar et qui propose une scène basse de petite taille. Quand on se faisait une joie d’aller d’assister au concert sur une belle scène, ça refroidit d’autant plus les ardeurs. Mais le fait est là : ce duo de groupes pourtant talentueux n’a attiré que peu de monde, pas assez pour maintenir le show dans la grande salle, plus chère à la location.

Il a bien fallu s’en contenter. Et les groupes, eux, s’en sont-ils contentés ? Ont-il toutefois donné le meilleur d’eux-mêmes ?

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Interviews   

Paradise Lost : the idol isn’t always the one you’d think it is


Nick Holmes, Paradise Lost singer, is a guy full of contradictions: he hates idol worship while being himself considered as an idol by his numerous fans. He’s fascinated by religions even though he finds them beyond understanding. According to him, Paradise Lost is, above all, a metal band, but still according to him, one of the band’s most important records isn’t metal at all. Sadness doesn’t inspire him because he thinks it’s too negative, but then sad music makes him feel good, and is considered positive. This complexity is probably a part of what makes the artist’s subtlety and, by extension, Paradise Lost’s uniqueness. Maybe that’s when you’re torn between opposites in your urges, your ideas and your feelings that creative energy starts to flow.

If there’s a permanent feature that never, or almost never failed Paradise Lost, it’s creative energy, proof of this being their new opus Tragic Idol that’s being added to an already rich and exemplary discography. No style experiments anymore, but a real expertise that makes them more than ever the kings of gothic doom metal.

We talked to Nick Holmes on the phone a couple of days ago, and he answered our questions.

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Interview   

Paradise Lost : l’idole n’est pas toujours celle qu’on croit


Nick Holmes, le chanteur de Paradise Lost, est un garçon plein de contradictions : il déteste l’idolâtrie tout en étant lui-même dans la position de l’idole face à de nombreux fans. Il est fasciné par les religions bien qu’il les trouve incompréhensibles. Pour lui, Paradise Lost est avant tout un groupe de metal, pourtant, toujours selon lui, un des albums les plus importants du groupe en est un qui n’a rien de metal. Et quant à la tristesse, elle-même ne l’inspire aucunement, trop négative à ses yeux, alors qu’il se dit se sentir bien avec la musique triste qu’il juge, en revanche, positive. Cette complexité est certainement ce qui fait, en partie, la subtilité de l’artiste et, par extension, de Paradise Lost un groupe unique. Peut-être que c’est ainsi tiraillé comme un élastique, dans ses envies, ses idées et ses sentiments, que l’on en vient à libérer notre énergie créative.

Et s’il y a bien une constante qui n’a jamais, ou presque, failli à Paradise Lost, c’est l’énergie créative. Preuve en est avec sa toute nouvelle œuvre, Tragic Idol, qui vient s’ajouter à une discographie riche et exemplaire. Plus d’exploration de styles comme à une certaine époque mais un vrai savoir-faire qui les place plus que jamais en rois du metal doom gothique.

Joint par téléphone il y a quelques jours, Nick Holmes répond à nos questions.

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