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Live Report   

Paradise Lost s’exprime à sa manière


En ce samedi 5 mai le ciel fait grise mine à Lyon. Le temps maussade déverse son crachin sur les spectateurs attendant en file d’entrer dans le Transbordeur. Pouvait-on imaginer de meilleures conditions pour préparer ces derniers au doom gothique, parfois terriblement mélancolique, de Paradise Lost ? Sans compter que, ce soir, c’est la musique pleine de désespoir des Finlandais Swallow The Sun qui ouvre le bal. Un soleil radieux aurait donc été des plus déplacés. L’astre du jour a eu la décence de rester à l’écart d’une fête à laquelle il n’a pas été convié.

Pourtant, la dite fête est vite gâchée en entrant dans le Transbordeur. Le concert que nous croyions se tenir, comme les deux fois précédentes, dans la grande salle se déroulera en réalité dans le Trans-Club, petite salle à faible capacité, adjacente au bar et qui propose une scène basse de petite taille. Quand on se faisait une joie d’aller d’assister au concert sur une belle scène, ça refroidit d’autant plus les ardeurs. Mais le fait est là : ce duo de groupes pourtant talentueux n’a attiré que peu de monde, pas assez pour maintenir le show dans la grande salle, plus chère à la location.

Il a bien fallu s’en contenter. Et les groupes, eux, s’en sont-ils contentés ? Ont-il toutefois donné le meilleur d’eux-mêmes ?

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Interviews   

Paradise Lost : the idol isn’t always the one you’d think it is


Nick Holmes, Paradise Lost singer, is a guy full of contradictions: he hates idol worship while being himself considered as an idol by his numerous fans. He’s fascinated by religions even though he finds them beyond understanding. According to him, Paradise Lost is, above all, a metal band, but still according to him, one of the band’s most important records isn’t metal at all. Sadness doesn’t inspire him because he thinks it’s too negative, but then sad music makes him feel good, and is considered positive. This complexity is probably a part of what makes the artist’s subtlety and, by extension, Paradise Lost’s uniqueness. Maybe that’s when you’re torn between opposites in your urges, your ideas and your feelings that creative energy starts to flow.

If there’s a permanent feature that never, or almost never failed Paradise Lost, it’s creative energy, proof of this being their new opus Tragic Idol that’s being added to an already rich and exemplary discography. No style experiments anymore, but a real expertise that makes them more than ever the kings of gothic doom metal.

We talked to Nick Holmes on the phone a couple of days ago, and he answered our questions.

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Interview   

Paradise Lost : l’idole n’est pas toujours celle qu’on croit


Nick Holmes, le chanteur de Paradise Lost, est un garçon plein de contradictions : il déteste l’idolâtrie tout en étant lui-même dans la position de l’idole face à de nombreux fans. Il est fasciné par les religions bien qu’il les trouve incompréhensibles. Pour lui, Paradise Lost est avant tout un groupe de metal, pourtant, toujours selon lui, un des albums les plus importants du groupe en est un qui n’a rien de metal. Et quant à la tristesse, elle-même ne l’inspire aucunement, trop négative à ses yeux, alors qu’il se dit se sentir bien avec la musique triste qu’il juge, en revanche, positive. Cette complexité est certainement ce qui fait, en partie, la subtilité de l’artiste et, par extension, de Paradise Lost un groupe unique. Peut-être que c’est ainsi tiraillé comme un élastique, dans ses envies, ses idées et ses sentiments, que l’on en vient à libérer notre énergie créative.

Et s’il y a bien une constante qui n’a jamais, ou presque, failli à Paradise Lost, c’est l’énergie créative. Preuve en est avec sa toute nouvelle œuvre, Tragic Idol, qui vient s’ajouter à une discographie riche et exemplaire. Plus d’exploration de styles comme à une certaine époque mais un vrai savoir-faire qui les place plus que jamais en rois du metal doom gothique.

Joint par téléphone il y a quelques jours, Nick Holmes répond à nos questions.

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Metalanalyse   

Paradise Lost fait un pas de plus vers ses premières amours


En regardant la carrière de Paradise Lost sur sa globalité – s’étalant sur déjà près de vingt-cinq ans – la courbe d’évolution que l’on constate s’avère tout à fait étonnante. Là où un Anathema, un autre groupe anglais qui a fait ses premiers pas dans un doom death comparable au groupe de Nick Holmes et ce à la même époque, s’est engagé dans une évolution sans retour les ayant menés aujourd’hui loin, très loin, de leurs origines, Paradise Lost, lui, l’a amorcé – son retour – depuis près de dix ans. Comme si, après avoir exploré les contrées de la new-wave gothique avec Host, Believe In Nothing et Symbol Of Life (qui voyait déjà la lourdeur métallique réapparaître), le groupe faisait son voyage de rentrée au pays, parce que, en fin de compte, on ne se sent jamais aussi bien qu’à la maison. Les vacances, on en rêve à longueur de temps mais, une fois qu’on y a passé un bon moment, on se rend parfois compte qu’on ne veut pas forcément y passer toute sa vie.

Paradise Lost n’est d’ailleurs pas le seul à avoir fait machine arrière : on peut citer Metallica avec son Death Magnetic ou Megadeth avec ses quelques derniers albums, pour les plus emblématiques. Car, après tout, on n’est peut-être – pour certains d’entre nous tout du moins – jamais meilleur que lorsqu’on s’adonne à ce à quoi on a été programmé pour. Ne voyez pas une quelconque théorie sur la génétique dans cette affirmation mais plutôt une référence à ce petit coin en nous qui nous appartient à nous seuls que l’on appelle la personnalité et qui nous a été légué par nos parents, forgé par la vie et certainement notre enfance en particulier et qui n’a de cesse de s’affiner avec l’épreuve du temps. En 1990, un groupe ne façonne pas un album comme Lost Paradise – le point de départ d’une carrière – par hasard. C’était ce qu’ils avaient au plus profond d’eux-mêmes. Cet album était certes immature et maladroit mais il était authentique. Paradise Lost était encore vert, il avait besoin de prendre des formes et de la couleur mais l’essence était là, à l’état brut. La preuve que le jeune adolescent vit toujours parmi les membres de Paradise Lost, lorsque Gregor Mackintosh a dévoilé son projet Vallenfyre dans lequel il est brutalement revenu sur ses premiers pas au cœur du death metal et du doom. Un album en réaction au décès de son père, celui qui a justement accompagné cet adolescent vers l’entrée à l’âge adulte.

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    Judas Priest @ Vienne
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