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Interview   

Papa Roach : l’art de positiver


Dans quelques jours sortira le nouvel opus de Papa Roach, successeur de The Connection (2012), intitulé F.E.A.R.. Un album enregistré dans le studio de Kevin et Kane Churko, père et fils, dans le désert du Nevada, près de Las Vegas. Un lieu aride où le groupe a d’ailleurs filmé son clip vidéo pour la chanson éponyme « F.E.A.R. (Face Everything And Rise) », une expérience que le guitariste Jerry Horton qualifie de « fatigante, douloureuse et sèche ». Las Vegas, ville du péché, où le chanteur Jacoby Shaddix a avoué avoir eu peur de se rendre, en raison de ses addictions passées à la drogue et l’alcool, et qui semble avoir cristallisé le concept même de l’album, à savoir le combat contre nos propres peurs.

F.E.A.R. est aussi un album faisant un tour d’horizon de ce qu’est Papa Roach aujourd’hui : de grosses guitares, des chansons pop, du rap metal, de l’électronique et, surtout, des refrains à en perdre la tête. Avec en bonus deux invités de marque : le rappeur de Detroit Royce Da 5’9 et la chanteuse Maria Brink de In This Moment, les deux groupes s’étant croisés dans les studios pour leurs albums respectifs.

Nous avons rencontré Jerry Horton pour nous parler de cet album. Nous vous proposons ci-dessous ses réponses condensées par thématiques.

Lire l’interview…



Interviews   

The ever-evolving Papa Roach


Papa Roach is part of those controversial bands, mainly because of its « commercial » side. That’s said. « Commercial », a term which makes you lose credibility, and for many the antonym of integrity; but what’s more a supreme insult in the world of underground. As if creating a song with evident melodies, lively rhythms and seducing most of its listeners was necessarily a sign of bad taste.

But Papa Roach doesn’t care. The band continues on its merry way, without giving a damn. In more than 10 years, the cockroach band has evolved from a new-metal style (with many hits) to a « hard US » style, with glam tendencies thanks to a finest « Metamorphosis ». The band already thinks to its future, as we learn from the guitarist and founder member Jerry Horton (no relationship with the elephant who believes that a dust talks to him.) : « I think we may try to go with a little more electronics in there. We’re gonna focus on groove stuff and try to mix it up a little bit more. » And the worst in this is that despite this permanent metamorphosis, the band keeps being appreciated better and better by the audience. As people who weren’t so convinced by their new-metal but who were charmed by their recent artistic turning-point, as much as by their remarkable performances.

Besides, it was high time one of those was immortalized on cd. It’s finally wrapped up, partly with their last baby « Time for Annihilation », a mix of studio and live recording.

As a matter of fact, Jerry Horton tells us a little more stuff about this topic, as about many other ones.



Interview   

Papa Roach : le cafard en perpétuelle mutation


Papa Roach fait partie de ces groupes controversés, essentiellement par sa qualité de groupe dit « commercial ». Le mot est lâché. « Commercial », qualificatif décrédibilisant, pour beaucoup antonyme d’intégrité, qui plus est injure suprême dans les sphères de l’underground. Comme si produire une musique aux mélodies évidentes, aux rythmes entraînants et plaisant à une majorité était intrinsèquement signe de mauvais goût.

Mais Papa Roach, lui s’en fout. Le groupe continue son petit bonhomme de chemin en faisant bien ce qu’il a envie. En un peu plus de dix ans, la bande de cafards est passée d’un neo metal qui ne manquait pas de tubes à un Hard US à tendance glam grâce à un Metamorphosis plein de qualités. Le combo pense même déjà à son futur comme nous l’apprend le guitariste et fondateur du groupe Jerry Horton (aucun lien de parenté avec l’éléphant qui croit qu’une poussière lui parle) : « Il est possible que nous ajoutions un peu plus d’éléments électroniques. Nous allons nous concentrer sur l’aspect groovy et essayer de mélanger un peu tout ça ». Le pire dans tout ça, c’est que malgré cette perpétuelle métamorphose, le groupe ne cesse de gagner du terrain dans l’appréciation du public. Comme ceux qui n’étaient pas forcément convaincu par leur neo metal mais qui ont été charmés par leur récent virage artistique, tout autant que par leurs prestations scéniques remarquables.

Il était d’ailleurs temps qu’une de ces dernières soit immortalisée sur disque. C’est chose faite, en partie, avec le dernier rejeton Time For Annihilation, hybride studio/live.

Jerry Horton nous en dit justement un peu plus sur ce sujet et sur bien d’autres.



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