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Interview   

Sólstafir : Les échos intemporels d’Islande


Après Björk et Sigur Rós, pour ne citer que les plus connus, Sólstafir est une preuve supplémentaire de la singularité du paysage musical islandais. Aðalbjörn Tryggvason, alias Addi (c’est vrai que c’est plus simple à prononcer…), nous raconte dans l’entretien ci-dessous comment l’île, avec sa situation géographique isolée, a façonné une scène musicale qui ne ressemble à aucune autre. On devine que c’est aussi ce qui peut expliquer pourquoi Addi et ses collègues se fichent royalement des batailles de chapelles. Il écoute de tout, s’inspire de tout, sans honte et sans vergogne. Lui-même reconnaît aimer « créer la musique de Sólstafir à partir de millions de sources d’inspirations. » Ajoutons à cela des membres aux goûts et personnalités hétéroclites voire divergentes – « en général je ne partage rien de ce que raconte Gummi en interview… » avoue-t-il, par exemple, en parlant de son collègue batteur – et on comprend immédiatement d’où vient la richesse d’Ótta, le nouvel opus de Sólstafir.

Ótta, un album qui symbolise une étape de plus dans l’évolution naturelle (un mot clef dans la bouche du frontman) du combo, ayant débuté dans le black metal pour aboutir à un rock fin et chargé en émotion. Ótta, un concept basé sur un vieux système de mesure du temps, mais dont il ne faut aller chercher trop loin la signification et les engrenages, celui-ci étant avant tout là pour sa simple beauté. Tout chez Sólstafir paraît très instinctif, et on en revient à l’analogie avec l’Islande, sa terre et ses sous-sols vivants, beaux et sauvages. Et c’est aussi cette spontanéité qui rend notre échange avec Addi si passionnant, l’homme s’exprimant sans filtre, avec camaraderie et franchise.

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Blow Up Your Video   

Solstafir : les images quand on ne trouve pas les mots


Le dernier album de Solstafir, Svartir Sandar, sorti en octobre 2011, est certainement l’une des choses les plus agréables qui me soit passées par les écoutilles au cours des derniers mois mais je ne saurais dire pourquoi.

Est-ce le fait de ne pas comprendre un traitre mot d’islandais – le plaisir devenant alors proportionnel au mystère caché derrière ce langage abscons – ou sont-ce ses quelques petits défauts qu’on n’a pas cherché à masquer – comme de petites rides sur un visage qui rajoutent à son expressivité – sous une lourde couche de post-production qui rajoutent au charme ?

En fait, le problème, la cause de mon manque d’explication provient avant tout du fait que je ne trouve pas les mots, les mots exacts, précis, pour offrir une explication clinique à l’effet que peut produire cet album. C’est là qu’il faut faire entrer dans la partie les images, métaphores et autres ellipses pour transmettre ce qu’on voudrait exprimer mais que le langage simple, coutumier, ne peut exprimer. Cela nécessite un peu de créativité et les réalisateurs du clip pour le titre « Fjara », extrait de Svartir Sandar, n’en manque certainement pas.

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Nouvelles Du Front   

Roadburn, voyage au centre de la Terre


Les Islandais et leur volcan nous auront bien causé du souci. En plus de bloquer tous les vacanciers loin de chez eux, les metalleux en font eux aussi les frais. Le week end dernier a eu lieu le Roadburn, célèbre festival se déroulant à Tilburg aux Pays-Bas. Alors que le Stockholm Rock Out qui aurait dû avoir lieu le 24 et 25 avril a annoncé son report au 10 et 11 septembre, les Hollandais, eux, n’avaient pas eu la chance de voir venir la chose. En effet, le jour de l’ouverture du festival tombait au même moment que la catastrophe arrivait.

Les organisateurs ont donc vu tous les aéroports se fermer les uns après les autres, et ce sans qu’ils puissent y faire grand chose. Ceci arrivant au dernier moment, le report n’a donc pas pu être envisagé, les festivaliers étant soit en route ou peut-être même déjà présents sur le site. Situation totalement imprévue et très délicate à gérer donc. Le festival a quand même eu lieu malgré le chaos total qui régnait en coulisses. Il faut avouer qu’au bout du compte, on ne peut qu’applaudir le résultat. Bien entendu, tout ne s’est pas passé sous les chapeaux de roue comme il se devait au démarrage mais on peut constater des efforts au niveau de l’organisation pour tenter de régler les problèmes survenus au dernier moment.



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