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Interview   

Lucifer : un duo d’enfer


Suite à la séparation de The Oath, quand Johanna Sardonis a fondé Lucifer en compagnie de Gary Jennings, l’un des maîtres riffeurs du doom, pour aboutir à un premier album en 2015, le résultat était une très belle surprise dans le genre rock occulte. Forcément, on attendait avec impatience la suite de cette prometteuse collaboration. Sauf que tout ne se passe pas toujours comme prévu dans la vie, et Johanna semble désormais abonnée aux chamboulements : exit Gary Jennings, ainsi que tous ceux ayant participé au premier album.

Mais Johanna semble avoir un don pour retourner les situations à son avantage. Très vite elle a trouvé son nouveau partenaire créatif en la personne de Nicke Andersson, multi-instrumentiste de son état, réputé pour avoir été batteur d’Entombed, et le chanteur-guitariste de The Hellacopters et Imperial State Electric, sans même parler d’une multitude d’autres collaborations en tant qu’instrumentiste, compositeur ou producteur. Bref, avec lui, Lucifer est entre de bonnes mains, même si forcément le son du groupe évolue légèrement sur ce second album, sobrement intitulé II.

Nous avons donc joint les deux intéressés pour nous parler de cette nouvelle mouture de Lucifer et de leur alchimie. Johanna réagit également à la comparaison dont elle fait souvent l’objet avec Jinx Dawson de Coven, elle nous parle de son rapport à l’Egypte, la magie, le diable, ou encore nous discutons de classic rock des années 60 et 70. Un entretien bien fourni et détendu qui met en évidence une véritable entente entre les deux compères, en dépit d’un invité surprise, comme nous le fait remarquer Johanna : « J’ai fait du jardinage aujourd’hui, je marchais en tongs et maintenant j’ai un suceur de sang sur mon pied, genre une petite tique. On va s’en occuper, on va retirer ce petit monstre ! » Si ce n’est pas occulte ça…

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Interview   

Septic Tank : Lee Dorrian, sacré punk


On le connaît comme l’un des patrons du doom, mais avant toute chose, Lee Dorrian est un authentique punk ! Après tout, ne l’a-t-on pas d’abord connu comme frontman de Napalm Death, groupe ayant posé les jalons du grindcore, poussant le punk hardcore à de nouveaux niveaux de violence ? Avant ça encore, durant son adolescence, Dorrian a œuvré en la qualité de rédacteur en chef du fanzine punk de Coventry Committed Suicide et organisait de nombreux concerts dans le milieu, sans parler de son militantisme, notamment pour les droits des animaux. Bref, Lee Dorrian est un punk et, quand on le sait, on comprend mieux la discographie insolite et hétéroclite de Cathedral, groupe ayant certes marqué profondément le doom et le stoner, mais ayant aussi toujours fait fi de toute forme de règle.

Alors quand il revient aux côtés de son fidèle guitariste et ami Gary Jennings, ainsi que le bassiste Scott Carlson (un autre ex-Cathedral) et le producteur Jaime Gomez Arellano (qui pour l’occasion passe à la batterie) pour faire revenir Septic Tank d’entre les morts, groupe punk hardcore qui n’aura d’abord vécu qu’une journée en 1994, on ne sera pas si surpris. Le groupe vient de sortir son premier album au titre évocateur, Rotting Civilisation, et on aura pas résisté à l’envie d’en savoir plus, pour qu’il nous parle de sa passion pour le hardcore et de ce jeune punk qui même à cinquante berges vit toujours en lui.

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Interview   

With The Dead : Lee Dorian revient d’entre (et avec) les morts


With The Dead

Le 29 avril 2013, Cathedral se donnait la mort. Celui qui fut un des piliers de la scène doom repose désormais paisiblement dans le cimetière des groupes disparus, laissant derrière lui tout un héritage à savourer pour l’éternité. La question était alors : qu’adviendra-t-il des membres de Cathedral, et en particulier des deux leaders, deux figures incontournables de la scène et de l’histoire du doom, le guitariste Garry Jennings et le chanteur Lee Dorian ? Si le premier a rapidement rempilé avec Death Penalty puis le très prometteur Lucifer, le second se faisait assez discret, la tête dans le guidon, à gérer un label, Rise Above Records, qui lui prend énormément de son temps. On aurait presque pu penser qu’avec Cathedral, Dorian avait aussi enterré sa carrière de chanteur. Mais c’était sans compter l’appel insistant de deux anciens locataires du label, et pas des moindres : Tim Bagshaw et Mark Greening, la section rythmique originelle du grand Electric Wizard, celui qui a notamment enfanté le terrible Dopethrone (2000). Ainsi est né un trio qui a pour nom With The Dead, et qu’ils viennent, avec leurs accoutrements de prêtres et mines blafardes, célébrer la messe via un premier album « brutalement heavy » et « sans compromis », comme Dorian se plait à le qualifier.

Dans l’entretien qui suit, Dorian trace avec nous toute la genèse de cette nouvelle formation qui rend d’ores et déjà fébrile tous les fans du genre. Le chanteur se confie sur cette nouvelle étape dans sa carrière, sur ce que le doom représente encore pour lui et sur les sentiments qu’il exprime à travers cette musique. Impossible de ne pas évoquer, dans le même temps, le cas Electric Wizard, le différend qui les a dernièrement opposés et les accusations et mots violents prononcés par le leader Jus Oborn à son encontre – alors que le sorcier de Dorset a longtemps été son protégé. Une relation brisée, comme celle de Bagshaw et Greening avec cette même formation, source d’ « émotions renfrognées » qui semblent s’être en partie déversées dans le premier opus de With The Dead, et dont Dorian nous livre sa version des faits.

En complément, nous avons également évoqué le Roadburn Festival dont Dorian est curateur pour l’édition 2016 et pris des nouvelles du label Rise Above Records. L’occasion de récolter son sentiment aujourd’hui sur un groupe qu’il a été le premier à révéler et qui est actuellement en train de faire le buzz et s’imposer dans le paysage médiatique des musiques rock et metal : Ghost. Beaucoup de sujets, donc, pour un entretien long et riche. Mais tout d’abord revenons sur Cathedral…

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Interviews   

Johanna Sadonis makes a pact with Lucifer


Johanna Sadonis - LuciferEvery misfortune can turn out to have a silver lining. That’s the kind of twist life sometimes has in store for us – and it’s precisely what singer Johanna Sadonis went through in the space of just one year. 2014 saw the release of the first album of her band The Oath, as well as said band’s demise. Johanna’s effervescent duo with Linnéa Olsson was full of promises, but as the singer confesses, it ended bitterly. But wallowing in sorrow is useless, and that same year, Johanna founded Lucifer with guitarist Gary Jennings, one of doom and stoner rock’s masters of riffs, renowned for his work with one of the kings of the genre, Cathedral.

Speaking of the devil, it was Lee Dorian, Cathedral’s former vocalist (they called it quits in 2013) and Rise Above Records’ current boss, who knocked at our digital door, explaining that Lucifer is now one of his label’s priority. The man has a good intuition for that sort of things (he was after all the one who discovered and signed Ghost, a band that offers retro music as well and has everyone talking about them now), and it’s obvious when you listen to the combo’s first record, soberly titled Lucifer I, that he was right once again.

Without a second thought, we picked up the phone to call Johanna, who told us about all this and more.

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Interview   

Johanna Sadonis fait un pacte avec Lucifer


Johanna Sadonis - LuciferUn malheur peut avec le temps se transformer en bonheur. C’est le genre de rebondissement que nous réserve parfois la vie et dont la chanteuse Johanna Sadonis a pu faire l’expérience en l’espace d’à peine une année. 2014 a vu simultanément la sortie du premier album de son groupe The Oath et le trépas de ce dernier. Un groupe pourtant plein de promesses, dans lequel Johanna entretenait un duo effervescent avec son acolyte Linnéa Olsson et qui, comme nous l’avoue la chanteuse, s’est terminé dans la douleur. Mais inutile de se noyer dans le chagrin, la même année Johanna fonde Lucifer et parvient à s’adjoindre les services du guitariste Gary Jennings, l’un des grands « messieurs riffs » du doom et du rock stoner, réputé pour son œuvre au sein d’un des papes du genre, Cathedral.

Et c’est justement Lee Dorian, l’ex-chanteur du groupe de Coventry (ils ont tiré leur révérence en 2013) mais aussi patron du label Rise Above Records, qui aujourd’hui vient sonner à notre porte, expliquant que Lucifer est aujourd’hui une priorité du label. On sait que le bougre a le nez creux – n’était-ce pas lui qui a découvert puis signé pour la première fois un certain Ghost, qui propose également une musique plutôt rétro et dont aujourd’hui tout le monde parle ? – et force est de constater, à l’écoute du premier album de la formation, sobrement baptisé Lucifer I, qu’une fois de plus il ne s’est pas trompé sur la qualité et le potentiel de son nouveau poulain.

Ni une ni deux, nous avons pris notre combiné pour joindre Johanna qui nous raconte tout ceci et plus encore.

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Live Report   

Les portes de la Cathedral


Il est de ces groupes dits cultes qui font le bonheur de la scène underground, mais qui ne sont pas très écoutés. Dans cette catégorie je voudrais pour preuve les Américains de The Gates Of Slumber qui roulent leur bosse depuis dix ans et qui ont atteint une renommée certaine auprès des connaisseurs du genre heavy/doom. Embarqués sur le label Rise Above de Lee Dorian, chanteur de Cathedral, l’affiche de ce soir fait sens. La dernière date de la tournée européenne 2010 de Cathedral atterrit donc à Paris dans la désormais prisée salle du Divan du Monde.

La tradition veut que la dernière date soit un peu plus spéciale que les autres. Le groupe de première partie pouvant découvrir une surprise sur scène ou pouvant également préparer une surprise au groupe de tête d’affiche. Il n’en a rien été pour ce soir à ce niveau-là. Cela dit, il y a fort à parier que ce concert restera dans la mémoire de la plupart des fans venus ce soir remplir le Divan du Monde jusque dans son balcon.

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