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News Express   

Un nouveau clip de LAIBACH est en ligne ; concerts en France et en Suisse annoncés


Un nouveau clip de LAIBACH est en ligne ci-dessous pour le morceau « No History » extrait du dernier album du groupe, Spectre, sorti en mars 2014 chez Mute Records. Le groupe sera par ailleurs en concert le 5 avril prochain au Divan du Monde de Paris et le lendemain au Zoug de Chollerhalle en Suisse. Voir le clip.



Nouvelles Du Front   

Laibach accuse la « Police Morale Française »


Laibach accuse. C’est, au fond, tout ce que les Slovènes ont toujours fait. Parfois par simple remise en question de certains fondements de la culture européenne, voire mondiale, par exemple par la reprise/détournement de ces tubes qu’on écoute sans rien en entendre (du « Life Is Life » d’Opus à l’album Let It Be des Beatles), ces hymnes nationaux (chansons « pop » ultimes) qu’on chante sans en connaître le sens (l’album Volk), ou la musique la plus noble revisitée par l’électronique (LAIBACHKUNSTDERFUGE). Parfois par l’usage de la provocation qui pousse le public à s’arrêter pour réfléchir, parvenir à la compréhension, mais pour cela, il faut aussi remettre en question ce que l’on sait.

Mais prendre le temps de s’arrêter, réfléchir, remettre en question soi et ses idées, comprendre, qui en a le temps aujourd’hui ? Plus de trente ans que Laibach existe avec sa musique indus martiale et son esthétique reprenant/détournant (oui, comme quand ils s’attaquent à la pop) celle des totalitarismes du XXe siècle. Plus de trente ans que Laibach est pris pour une bande de chemises brunes ( n’est-ce pas, Manu ?), et donc qu’on prend Hitler pour un peintre (« We are fascists as much as Hitler was a painter »). Trente ans d’incompréhension, il est peut-être trop tard pour réfléchir, le XXIe siècle peut bien commencer avec un sérieux retard au niveau de la faculté cognitive, il y en a toujours qui ne tenteront pas de le rattraper. Même dans la « France des Lumières », même s’ils doivent être payés pour cela.

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Interview   

The CNK : le droit de contester


Intituler son album de reprises Révisionnisme est incontestablement une démarche provocatrice de plus pour The C.N.K., qui a toujours aimé jouer avec tout ce qu’on peut associer de près ou de loin au nazisme. Interviewé en 2007 par Les Eternels, le frontman Hreidmarr avouait son agacement quant au manque d’humour de la société actuelle et avait cette phrase marquante : « Le second degré est en voie de disparition ». Une démarche dans laquelle notre taquine rédaction se retrouve forcément.

Sans se considérer non plus comme un groupe « engagé », appellation que le frontman Rose Hreidmarr trouve particulièrement hypocrite et pédante, ce serait une erreur de considérer que le groupe ne fait que mettre de l’huile sur le feu de manière primaire et gratuite. Dans cette même interview, l’ex-Anorexia Nervosa insistait sur le fait que le groupe ne provoquait pas non plus simplement « pour provoquer », mais – sans aller jusqu’au militantisme – pour simplement partager une réflexion et inviter les gens à réfléchir, notamment sur les limites du système démocratique. A ce titre, si le terme « révisionnisme » dans son usage courant est automatiquement associé au négationnisme, sa signification originelle désigne le fait de remettre en cause de manière argumentée et rationnelle les fondements d’une doctrine, d’un traité ou d’une loi, d’un système politique ou idéologique ou bien des faits considérés comme historiques. Ce que Hreidmarr et The CNK cherchent à défendre via la provocation, c’est la liberté d’expression et de contestation, dans son usage le plus sain.

Le parallèle avec la démarche artistique que représente cet album de reprises n’est donc pas une simple provocation, mais correspond à l’idée de revisiter les morceaux, avec le travail – souvent mésestimé – que cela implique, que ce soit dans le réarrangement, les contraintes légales ou, en l’occurrence, un amenant un invité peu commode en la personne de Snowy Shaw.

Mais pour ceux qui s’impatientaient de voir The CNK revenir avec de nouvelles compos, rassurez-vous, cela ne saurait tarder et Rose Hreidmarr nous en parle… Quant à Anorexia Nervosa, il nous le dit clairement : la porte reste pour lui ouverte.

Lire et réécouter l’interview…



Nouvelles Du Front   

Laibach, ce miroir qui réfléchit


Le 3 septembre sortira chez Mute Records An Introduction To… Laibach / Reproduction Prohibited, une compilation, pour ne pas dire une anthologie, de reprises réalisées par Laibach depuis le « Leben Heisst Leben », reprise du « Live Is Life » d’Opus sur l’album Opus Dei de 1987, en passant par les reprises des Beatles sur la version de l’album Let It be (1988) par les Slovènes, jusqu’à Volk (2006) où ce sont plusieurs hymnes nationaux qui se voient passer à la sauce laibachienne (« les chansons les plus ‘pop’ d’un pays donné »). A cela s’ajoute un nouveau titre, là aussi une reprise : « Warm Leatherette » (rebaptisé, en allemand, comme il est courant chez Laibach, « Warme Lederhaut »), qui est, historiquement, le premier titre distribué par ce label, œuvre du fondateur de celui-ci, Daniel Miller, sous le nom The Normal.

Tout cela ne ressemblerait jamais qu’à un best-of, qui plus est un best-of de reprises, donc pas vraiment de quoi glorifier les talents de compositeurs d’un groupe, si ce groupe n’était pas Laibach. Contrairement à des groupes qui reprennent les morceaux avec une fidélité servile ou des artistes qui ont tout de même le talent de se réapproprier une chanson préexistante, les industrieux slovènes font de cette pratique un art très particulier, apportant même une réflexion. Comme le miroir de l’artwork ci-dessus, Laibach renvoie, réfléchit une image.

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Live Report   

Mission suicide : Laibach, We Cum in Piss


Lieutenant Blanc, dit « Le Doc » :

« Garde à vous ! Repos.
– Mais… Mon Lieutenant… J’me suis retiré… Pour moi, c’est fini la gu…
– Général Fucktoy, vous aurez en charge d’entraîner la lie de l’humanité : une poignée de déserteurs, conspirationnistes, génocidaires, assassins, et violeurs.
– Il s’agit donc d’une mission-suicide.
– (Regard vide, silence noir du lieutenant)
– Mon lieutenant, quelle est la mission ?
– La mission ? (longue inspiration) …Investir le quartier occupé de la capitale. Pénétrer un bastion de haute sécurité où les instances nazies se sont repliées. Taper un rapport sur l’ennemi. On veut tout savoir. TOUT. Alors variez les perspectives, diversifiez les styles.
– Nous avons un contact sur place ?
– Oui, un photographe sans appareil photo.
– Ah… Où ça ?
– La Machine du Moulin Rouge. C’est pour le 8 avril 2012.
– Alors, c’est bien ce que je pensais (regain patriotique dans le regard) : c’est pour Laibach.
– Tout à fait général. Allez, foncez ! Force et honneur !
– Force et honneur, mon Lieutenant ! »

Bon, après avoir (gentiment) « écarté » ces larbins renégats, nous devons préciser que, dans la critique de concert qui va suivre, les détails les plus infimes vous seront communiqués. Laibach étant par excellence le sujet-écran sur lequel on projette nos fantasmes, il semblait capital de tout révéler. Nous parlerons donc des locaux, des molosses à l’entrée, de Malévitch, de Klaus Kinski, de seppuku, de Shoah, de Gainsbourg, de Dieudonné… Et concernant ce live à la Machine du Moulin Rouge, peu sera évoqué à propos d’Hitler, d’Eva, et des nazis. Pourquoi ? Car ils ont assuré ne pas avoir été présents au concert ce soir là… Ils se sont excusés, ils se sont expliqués : « Bah, comprenez-nous, on peut pas être au four et au moulin. »

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Nouvelles Du Front   

Ein Volk, Ein NSK, Ein Captain


Il y a un an, le Captain Spaulding’s Bizarre Freaky Circus faisait sa fête à Saint Valentin et soumettait Cupidon aux joies du bukkake radiophonique. En 2011, le Captainspaulding.com repeint ses colonnes en rose pour le mois de l’Amour mais aujourd’hui, nous laisserons de côté le chapitre des lubricités.

Malgré les soucis que nous avons eu, à Radio Metal, en hébergeant cette foire atroce pendant quelques mois, avec les RG, Familles de France et la mafia roumaine, nous restons encore redevables envers la smala des Ziska pour tout leur barouf et leurs acrobaties malsaines. C’est pour cette raison que nous relayons ici les très riches interviews menées par Dana Ziska de Bertrand Thibert et d’Alexei Monroe, deux des représentants de la nation virtuelle NSK (initiales de Neue Slowenische Kunst) venus à Lyon pour la première rencontre des citoyens de cet État conceptuel en la capitale des Gaules.

Pour les néophytes, le NSK représente un mouvement culturel apportant une réflexion politique et artistique et dont l’un des plus « célèbres » représentants est le groupe de musique industrielle Laibach. Usant des codes des grands régimes totalitaires du Vingtième siècle, ce mouvement attire souvent la polémique et la bile des ignorants. Ne demeurez pas dans cette innocence ignare et profitez des lumières apportées par ces deux entretiens.



Live Report   

LAIBACH A L’ELYSEE MONTMARTRE DE PARIS


Laibach se produisait le 25 mars dernier à Paris. Le concert avait lieu à l’Elysée Montmartre. Notre Fucktoy préféré était évidemment sur place pour assister au show. Vous noterez au passage la jolie plume de l’animateur de Kings Of Metal.
Mais finalement…est-ce une surprise lorsque l’on s’appelle Fucktoy ?

Voici son compte-rendu.



Interview   

LAIBACH : ENTRETIEN AVEC IVAN NOVAK


Difficile de classifier le groupe Laibach dans un style de musique determiné. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Le groupe est inclassable et indispensable car il a marqué une génération de fans de musique industrielle ou gothique. La musique de Laibach est atypique et a influencé bon nombre de groupes actuels. Laibach c’est la musique mais aussi, plus généralement, l’esprit et le discours. Le combo slovène a toujours eu un discours très politisé, souvent volontairement provocateur.

Ivan, le chanteur de Laibach, a accordé un entretien très intéressant à Fucktoy et Radio Metal. Au menu : musique, politique, histoire ou encore philosophie.



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    In Flames @ Lyon
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