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Interview   

Me And That Man : le gang de Nergal


En 2017, Adam Darski alias Nergal, surprenait tout le monde en sortant Songs Of Love And Death, premier album de son projet folk/blues/country à des années-lumière du black-death metal qui a fait sa réputation avec Behemoth. Un an plus tard, patatras ! Le duo qu’il formait avec son complice John Porter volait en éclats, celui-ci quittant le projet, les deux hommes ne pouvant plus se supporter. Qu’allait bien pouvoir devenir ce groupe fondé sur l’idée de binôme, sans son « me » ou sont « that man » ?

C’est finalement avec une refonte complète de Me And That Man que Nergal revient aujourd’hui et un nouvel album, New Man, New Songs, Same Shit, Vol. 1, qui démontre que l’homme est loin d’être à court d’idées puisque, comme le nom de l’opus l’indique, un second volume est déjà en préparation en parallèle d’un nouvel album de Behemoth. Cette fois-ci, l’idée de la collaboration a été largement étendue. Plus qu’un groupe, Me And That Man devient un projet collectif, chapeauté par Nergal, entre de multiples personnalités de la scène metal.

Nous nous sommes entretenus avec le principal intéressé pour qu’il nous explique tout ça.

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Interview   

Carpenter Brut voit la vie en rose


Petit à petit, Carpenter Brut fait son nid. Celui-ci prend d’ailleurs de plus en plus de place, si bien que lorsque Carpenter Brut décide de sortir un album sans vraiment crier gare, cela fait son petit effet. Après plusieurs apparitions dans divers festivals dont le Motocultor et bientôt le Hellfest et le Coachella, une trilogie plébiscitée et un live pour l’entériner, l’oeuvre de Frank B. Carpenter n’a plus vraiment quoi que ce soit de confidentiel.

Ceux qui ne dénigrent pas le crossover entre electro et philosophie metal au sein d’un univers sombre ancré dans les années 80 se sont rués sur Leather Teeth, le premier volet de la nouvelle trilogie de Carpenter Brut. Pourtant celui-ci ne reste pas dans sa zone de confort : une esthétique plus glam teintée de rose et de cuir, un personnage hommage à Bret Michaels et Rob Halford et des compositions moins sombres à la violence plus juvénile qu’auparavant. Frank B. Carpenter ne se soucie guère du qu’en dira-t-on. Ce qui importe, c’est le respect de l’histoire et de la spontanéité.

L’occasion de revenir avec lui sur un Leather Teeth surprenant voire déstabilisant, sur son rapport à la synthwave et au metal et son intérêt pour les « cases », l’engouement pour la culture des années 80 et son avenir en tant que Carpenter Brut. Et tout ça sans ambages.

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Interview   

Grave Pleasures surfe l’Apocalypse


En à peine cinq ans de carrière, Grave Pleasures, connu précédemment sous le nom de Beastmilk, a eu une histoire pour le moins agitée : débuts tonitruants, changements de line-up, reconfiguration quasi complète, nouvelle identité, deuxième album en demi-teintes… Le groupe, qui chante la destruction et la résurrection sur fond de mélodies death rock endiablées, semble ne pas hésiter à mettre la théorie en pratique, réconciliant pour de bon les blackeux et les adeptes des sonorités 80s, quelque part entre la reprise de A Forest de The Cure par Carpathian Forest et Perturbator. Avec Motherblood, l’enjeu est crucial : il s’agit de consolider le groupe dans sa nouvelle incarnation, et pour Mat McNerney, sa tête pensante, d’exprimer avec plus de clarté que jamais sa vision du monde.

C’est à l’occasion de la sortie de cet album placé sous le patronage de la redoutable Kali que nous avons discuté de tout cela avec le musicien. Artiste prolifique à l’œuvre protéiforme mais au propos remarquablement cohérent, il nous explique le concept derrière les mélodies redoutablement accrocheuses de Motherblood, nous parle des périodes houleuses de Grave Pleasures, remet ce projet en perspective du reste de sa carrière, et nous offre sa vision de la musique en général, du live, et de la sienne en particulier. Un entretien éclairant avec un artiste fasciné par nos parts d’ombre.

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