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Éditorial   

Avenged Sevenfold : pour l’exemple


Pourquoi déteste-t-on Avenged Sevenfold ? Drôle de question. Si on se fie aux nombres de fans du groupe sur Facebook, il est aimé par près de 12 millions de personnes. Leur vidéo la plus populaire sur YouTube, le clip de « Nightmare », a été vue près de 35 millions de fois et 178 523 personnes ont cliqué sur « J’aime » en la regardant (et on ne prend en compte que la vidéo officielle). Tout indique donc que ce groupe est aimé. Mais, on le voit bien souvent, chaque fois que la bande à Zacky est ne serait-ce qu’évoquée dans une news, dans une publication sur Facebook, chez nous ou ailleurs, il y en aura toujours pour cracher dessus spontanément.

Proportionnellement, plus on est aimé, plus on est détesté. On ne fait jamais l’unanimité. La popularité entraîne aussi le mépris de cette popularité et, par conséquent, du groupe lui-même (nous-mêmes on peut en avoir marre de le voir figurer au moins deux ou trois fois par semaine dans notre request time). Un comportement quasi-inconscient et quasi-automatique qui fonctionne avec tout ce qui réussit : stars du show-biz, acteurs à la mode, films qui s’imposent aux box-office, entrepreneurs, personnalités politiques ou médiatiques… Tout y passe. Si vous tentez de vous hisser vers les plus hautes places dans ce monde, il se trouvera toujours une foule en colère pour vous lancer des gadins pour vous ralentir ou vous faire tomber de votre piédestal, que votre succès soit mérité ou non.

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Song For The Deaf   

Resolution : Lamb Of God aurait pu aller plus loin


Il y a deux sortes d’effets de mode sur la scène metal. Le premier, le plus évident, concerne ces styles et groupes qui, sur une période donnée, se propagent le plus vite, sont les plus vendeurs dans l’immédiat et qui sont autant appréciés par la masse que détestés par les puristes. Le « fashion metal » en quelque sorte, au sein duquel il y a à boire et à manger.

Il est évident qu’à l’heure actuelle, ce « fashion metal » est le metalcore. Il suffit de voir l’ascension spectaculaire de groupes dont on n’avait pas entendu parler il y a encore un ou deux ans, tels que Black Veil Brides ou Asking Alexandria, touchant sur Facebook, respectivement 1,5 millions et 1,9 millions de fans (NDLR : statistique dont il faut néanmoins se méfier quand on sait qu’il existe aux États-Unis la possibilité d’acheter des clics sur Facebook). Un effet de mode spectaculaire véhiculant obligatoirement des exemples de succès facile avec leur lot de paillettes, répondant aux attentes et aux fantasmes de ceux qui souhaitent devenir, non pas des artistes, mais des stars. Ne voyez pas dans ces lignes un réquisitoire de comptoir contre un style populaire car, encore une fois, la musique populaire ne l’est pas pour rien. Mais cela fait partie des risques qu’elle crée.

Le second effet de mode est propre au metal ou à tout style marginalisé et ayant une communauté importante. « Pour vivre heureux, vivons cachés » étant la devise de la plupart des puristes, il faut trouver un compromis entre être populaire et conserver une intégrité dont les critères sont définis par la communauté en question. Bref, il faut être populaire sans passer pour un vendu. A l’heure actuelle, avec Machine Head, Arch Enemy, DevilDriver ou encore Amon Amarth, Lamb Of God fait partie de ces groupes qui jouent ce qu’il faut jouer pour rester dans cette zone confortable : des groupes extrêmes, mais pas trop.

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Interview   

Ils sont venus comme des Romains, espérons qu’ils ne finissent pas comme Jules César


S’il y a un genre musical lié au metal qui symbolise bien la décennie actuelle, à l’instar du néo métal ou du grunge pour les années 90, il s’agit certainement du metalcore. Genre représenté par une armée d’adolescents pleins de bonnes intentions, portant fièrement la mèche rebelle et des pantalons souvent trop étroits.

Oui, le metalleux moderne est une « fashion victim » doublé d’un gentil garçon souhaitant faire le bien autour de lui. On est loin du gras du bide poilu vêtu d’un vieux t-shirt qu’il se refuse résolument à jeter parce qu’il représente le seul souvenir palpable d’un concert noyé dans la bière et souhaitant avant tout faire du bien à son gosier et éventuellement ses oreilles – et si ça fait du bien aux autres il n’est pas contre car lui aussi, à sa manière, il est un grand humaniste.

Mais alors, là où le metalleux traditionnel a des raisons bien légitimes (par exemple : il veut boire un coup), pourquoi le metalcoreux, lui, crie-t-il ? Mais parce que c’est metal, pardi ! Mais aussi parce que, dans la société dans laquelle on vit, on se fait généralement mieux entendre en gueulant plus fort que son voisin, même si c’est pour dire « Je t’aime ». Adhérez ou pas à cette analyse, une chose est sûre, si vous n’écoutez pas de metalcore, c’est certainement que vous êtes déjà trop vieux. Bande de vieux cons.

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Nouvelles Du Front   

L’anti-conformisme, c’est simple comme une mèche à droite…


Le combo de metalcore Asking Alexandria n’est pas le bienvenu à Nashville (Tennessee) car il semblerait que le groupe « apporte la débauche partout où il se rend ». Pour vous dire à quel point : il paraît que les habitants de la « Music City » n’auraient jamais eu aussi peur de la venue d’un groupe depuis le dernier passage de Marilyn Manson. Ce qui est, malgré le respect décroissant que j’ai pour le Révérend, un peu exagéré.

Car que reproche-t-on aux jeunots ? De lancer des photos de zigounettes (j’avais envie de placer ce mot) dans son public. De pures engeances de l’Antéchrist, quoi. Du coup, ils ne joueront pas le 12 avril au Rockettown de Nashville mais au Cannery Ballroom… de Nashville. Ainsi, ils pourront répandre tout leur subversif rock’n’roll quelques centaines de mètres plus loin. Vlan ! Au coin ! Non mais, oh !

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