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Interview   

Lux Incerta dans l’ombre du crépuscule


Dire qu’il aura fallu vingt ans à Lux Incerta pour être considéré comme un projet de premier plan pour ses compositeurs serait un peu tiré par les cheveux, mais la vérité n’est finalement pas bien moins si l’on en croit les confidences de son guitariste. Lux Incerta se faisait difficilement une place entre les différentes formations du duo fondateur Benjamin Belot et Gilles Moinet, avec Penumbra pour le premier et The Old Dead Tree pour le guitariste, si bien que le premier album A Decade Of Dusk a été publié dans une grande intimité, comme trop souvent dans la scène doom par ailleurs… Mais les années passent, certaines formations s’éteignent et la vie professionnelle et personnelle se tasse, et Lux Incerta peut aujourd’hui enfin bénéficier du temps et de l’investissement qu’il mérite. En résulte Dark Odyssey, une œuvre beaucoup plus aboutie qui affiche clairement son ambition d’être amenée à la lumière…

Bien qu’imprégné d’une certaine nostalgie et d’une admiration sans faille pour les classiques du doom/death, Dark Odyssey est un album qui se veut résolument contemporain avec une production léchée et maîtrisée bénéficiant notamment d’orchestrations travaillées. En réalité, ses penseurs et compositeurs préfèreront l’appellation de dark metal pour le qualifier, Lux Incerta ne se contentant pas d’appliquer les codes du doom mais embrassant aussi les mélodies du metal progressif voire même du post-black metal. Un disque plus complet et complexe, qui enferme évidemment un noyau mélancolique et une tristesse profonde sublimés par des pièces massives et éclectiques. Nous revenons en profondeur avec le guitariste Gilles Moinet sur ce qui entoure cette œuvre et plus globalement sur l’histoire du groupe, accompagné de la nouvelle recrue Maxime Pascal à la basse, qui vient tout juste de rejoindre le train de Lux Incerta et qui partage ses sentiments sur ce premier voyage.

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Interview   

The Old Dead Tree referme le livre


Manuel Munoz nous l’avait dit : la fin de The Old Dead Tree a été un traumatisme pour lui. Ce qui explique sûrement pourquoi depuis dix ans on a l’impression que The Old Dead Tree n’est jamais complètement parti, le groupe s’étant reformé en 2013, le temps d’une tournée anniversaire célébrant le premier album The Nameless Disease. Mais il se pourrait bien qu’avec l’EP The End, The Old Dead Tree et son leader Manuel Munoz se soient enfin résolus à mettre un point final à dix ans d’adieux.

Le titre de l’EP en question ne laisse, en effet, que peu de perspectives pour l’avenir – pour ne pas dire aucune. C’est aussi un disque qui, en finalisant les dernières compositions qui leur restaient dans les tiroirs, complète la discographie du groupe. Plus que la compléter, elle la boucle, même, en répondant à The Blossom (1999) et en nous laissant avec « The End… Again », titre datant des premières années de The Old Dead Tree, comme un dernier regard sur la carrière du combo et un hommage à leur batteur des débuts Frédéric Guillemot. C’est aussi l’occasion de découvrir un peu plus l’intimité de The Old Dead Tree durant ses années d’activité, puisque l’EP est pour l’occasion accompagné d’un documentaire, The Final Curtain, des plus passionnants.

Une intimité que nous avons également explorée avec Manuel Munoz dans le riche entretien qui suit. Ce dernier non seulement nous parle de la genèse de cet ultime EP, mais il revient également, avec une extrême franchise, sur les liens humains et la dimension psychologique sous-jacente à l’histoire de The Old Dead Tree. Une histoire qui devrait parler à tous les musiciens semi-professionnels et ouvrir les yeux de nombreux fans.

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