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Nouvelles Du Front   

Serj Tankian ne dira pas « cétacé »


Dans la liste des projets qui ont tellement occupé Serj Tankian ces deux dernières années, voici le mammifère marin. Environ quatre mois après la sortie de son dernier album solo, Harakiri, le chanteur-compositeur vient d’arriver à bout de son projet Orca.

Derrière ce nom se cache d’abord une métaphore : « Les orques n’ont nulle autre parallèle à part les humains en termes de facultés culturelles. Une orque est un dauphin avec des tendances plus sombres ». Mais c’est surtout l’œuvre de musique classique de Tankian : « une symphonie en quatre actes, un mélange de styles du début du XXe siècle combiné à la puissance de la bande originale de films ». Un projet hors-norme pour un artiste connu pour être la tête de proue d’un groupe de metal qui pourrait ne pas trouver son public et qui n’était donc, a priori, pas simple à financer par une maison de disques qui préfèrent de plus en plus limiter les risques.

La solution qu’a employé Tankian a alors été celle qu’utilisent de plus en plus de créateurs : le crowd-funding, ou production participative. C’est via KickStarter qu’il a donc lancé sa collecte de fonds début octobre et c’est une vraie réussite puisque, alors qu’il ne visait que 25 000 $, soit le coût minimal pour l’enregistrement avec un orchestre (l’excédent pouvant servir après à couvrir les frais de mixage, de mastering et de promotion), il a récolté plus de 40 000 $.

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Interview   

Randy Blythe : Lamb Of God vit dans l’instant


A l’occasion de la sortie en janvier prochain du prochain opus de Lamb Of God, nous nous sommes entretenus avec le frontman du groupe Randy Blythe. Une interview qui met en valeur un personnage on ne peut plus simple, spontané et dans le présent. Le message de ces disques est clair et un album n’est que la photographie de l’instant musical présent. Il est donc trop tôt, d’après lui, pour dire si les timides évolutions que présente le très efficace Resolution, introduit par un titre sludge et clôturé par un morceau avec orchestre (expérience sur laquelle nous nous sommes arrêtés un moment, avant d’embrayer sur son opinion sur la musique classique), ne sont que les prémices d’un changement plus marqué. On en doute, cependant. L’origine de la présence de l’orchestre est une suggestion du producteur. Et cette introduction sludge, certes réussie, semble être le résultat d’une inspiration du moment, sans suite.

L’interview ayant été réalisée le lendemain de l’annonce officielle de la signature de Gojira chez Roadrunner Records, Randy étant un proche du groupe, nous l’avons également questionné sur sa réaction à cette actualité.

Cliquez ici pour lire l’interview…



Interview   

Coincé entre metal et musique classique mais Eyal le vit bien


Vous savez ce qui est énervant ? Ces métalleux qui cherchent constamment à trouver des « excuses » à l’existence du metal ou au fait qu’ils apprécient ça. Particulièrement ceux qui, par un esprit de logique naïf, simpliste et un peu neu-neu, tentent d’établir un lien de parenté direct entre le metal et la grande musique. C’est un moyen pour eux de revendiquer que le metal serait une musique noble ou, pire, de donner une raison d’être au metal. Mais pourquoi ? A-t-on besoin de se justifier ? N’est-ce pas justement ça la force de ce type de musique : d’être un genre à part entière qui n’a nul besoin des autres pour justifier ses qualités ?

C’est à ces questions que répond Eyal Levi, guitariste talentueux de Dååth, dans nos colonnes. En effet, Eyal baigne depuis toujours dans le milieu de la musique classique grâce à son père, le célèbre chef d’orchestre Yoel Levi. Ce dernier s’est notamment affiché à la tête de l’orchestre symphonique d’Atlanta, l’orchestre philharmonique de Stockholm ou celui d’Israël ; sans parler de sa collaboration avec Yngwie Malmsteen. Rien que ça. Alors forcément on croit Eyal lorsqu’il nous dit que lui-même maîtrise le sujet. Il suffit d’ailleurs d’écouter son groupe Dååth ou son projet instrumental monté avec son collègue Emil Werstler pour se rendre compte de sa maîtrise musicale.

Mais justement, la passion d’Eyal, aujourd’hui, c’est bel et bien le metal. Le lourd, le violent, le compact, celui qui tâche, qui hurle et te fait taper la tête contre les murs. Qui plus est, Dååth vient tout juste de sortir son album éponyme et qui pourrait bien être le plus abouti : plus d’expérimentation que le précédent, The Concealers, et mieux maîtrisé que les premiers opus.

Voici donc ce que le très intéressant Eyal Levi a à dire sur tout ça.



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