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Vide(o)rdure   

Les Norvégiens de Shining n’oublieront pas


Une salle de répète lugubre. Eclairée à la seule force d’une petite ampoule pendouillant de droite et de gauche au plafond et qui propage, non sans difficulté aux vues de l’installation électrique, dans cette pièce, une bien timide lueur. L’hiver, il y fait froid. L’été, c’est un sauna. Les murs ? Des matelas servant à insonoriser l’espace. Du moins, ça c’est ce qu’il y a d’écrit sur le papier. Mais qu’importe, l’essentiel étant bien évidemment la musique. Ce paysage ici dépeint, tout musicien l’a connu dans son jeune âge, à l’époque où les doigts adolescents effleurent pour les premières fois les cordes d’une guitare et que les premiers solos de batterie se résument à un n’importe quoi absolu encouragé par le fait qu’il peut, délibérément, faire du bruit. Le musicien découvre les joies d’une salle de répét’ et y restera intimement lié tant la charge émotionnelle lui étant associée est forte : on s’y dispute, on s’y réconcilie, on jubile après y avoir composer son premier morceau ou son énième album. Une salle de répétions, c’est un second chez-soi. Une salle de répétition, c’est un ensemble de souvenirs (regarder les murs de certains groupes épinglant les divers cadeaux reçus sur scène). Une salle de répétition, c’est personnel.

Quartier de Grünerløkka à Oslo, en Norvège, un 13 août 2013, Shining (les Norvégiens, donc) interprète son titre « I Won’t Forget » (extrait de son dernier album One One One) sur les ruines de son ancien studio et lieu de répétition qui a vu grandir le combo durant ces sept dernières années. Et Shining ne veut pas oublier. Car si une partie de son passé est désormais sur le point de s’effondrer, sous les décombres sera enterré la souche de l’art : un espace de création.

A voir dans la suite…



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