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Interview   

Dream Theater réduit les distances


Dans le milieu de la musique, et du metal en particulier, il est clair que l’on vit une époque allant toujours plus vite, où la compétition fait rage entre des groupes de plus en plus nombreux, et qui impose aux artistes de tourner de plus en plus, et donc de passer de moins en moins de temps en studio à créer des disques. On peut comprendre comment, dans une telle spirale infernale, on peut en venir à s’y perdre et surtout à perdre de vue les raisons initiales qui ont motivé à être un artiste ou un groupe de musique. Il faut donc un certain recul, une prise de conscience, afin de se recentrer sur le sens de la camaraderie et l’essence même d’un groupe, soit « un petit club de gars ou de filles », pour reprendre les mots du guitariste John Petrucci.

Car telle a été la démarche de Dream Theater pour son quatorzième album, conçu à la vieille école, en groupe, isolé à la campagne, en mangeant et buvant des coups. Une conception aux antipodes de celle, méticuleuse et fastidieuse, de l’imposant The Astonishing, qui s’était essentiellement partagée entre deux membres. A vrai dire, Distance Over Time fait tout l’inverse de son prédécesseur, opérant une sorte de retour à ses fondements, un metal progressif heavy et accrocheur, rapprochant passé et présent, anciens et nouveaux fans, les membres du groupe eux-mêmes, l’humain et la technologie… James LaBrie et John Petrucci nous racontent.

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Interview   

Haken : la psychologie progressive


A n’en pas douter, Haken fait aujourd’hui partie du nouveau fleuron de la scène metal progressive. Mike Portnoy lui-même ne s’y est pas trompé en faisant appel au groupe comme backing band pour sa tournée Shattered Fortress – tournée centrée sur l’interprétation en intégralité de la Twelve-Step Suite, un concept de cinq chansons sorties par Dream Theater de 2002 à 2009 sur le combat du célèbre batteur contre l’alcoolisme. Un défi majeur et une expérience unique pour Haken qui ne serait pas là aujourd’hui sans l’impact qu’ont eu les maîtres historiques du metal prog sur Richard Henshall, guitariste et fondateur du combo (majoritairement) britannique, comme il nous l’explique lui-même ci-après.

Haken revient aujourd’hui avec son cinquième opus, Vector, sur lequel la tournée Shattered Fortress a semble-t-il déteint, à en juger la direction ouvertement plus heavy où les riffs de guitare mènent la dense. Ainsi, Henshall nous parle des dessous de Vector, de sa conception collaborative à l’impact du producteur Adam « Nolly » Getgood, sans toutefois en livrer tous les secrets, car laissant volontairement une part de mystère autour du concept psychologique sur lequel l’œuvre s’érige.

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Galerie Photos   

G3 @ Bordeaux Metropole Arena, Bordeaux, France – 17/04/2018




Galerie Photos   

G3 @ La Seine Musicale, Paris, France – 16/04/2018




Live Report   

G3 : Cérémonie de la guitare sur seine


Juste après que Michel Sardou a fait ses adieux, La Seine Musicale, toute récente salle des environs de Paris, a accueilli les amateurs de guitare le temps d’une soirée. Joe Satriani revient en effet avec le G3 à travers l’Europe. Ce projet lancé par le guitar hero permet de mettre en avant plusieurs autres grands maîtres de la six cordes comme Steve Vai, Yngwie Malmsteen, Steve Morse de Deep Purple, Robert Fripp de King Crimson et tant d’autres. Pour cette tournée, Satriani emmène avec lui John Petrucci de Dream Theater et Uli Jon Roth, l’ex-guitariste de Scorpions.

L’occasion pour nous de profiter de morceaux rares en concert des répertoires solos des musiciens, dans une salle à l’acoustique irréprochable. Alors on entre dans ce grand bâtiment à la fière allure, et l’on s’assoit pendant que les fanatiques de l’instrument viennent se coller au premier rang pour prendre quelques photos des setlists et des guitares déjà disposées sur scène.

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Interview   

Dream Theater : les images et mots du passé


Images And Words, le second album de Dream Theater paru en 1992, est sans conteste l’un des albums les plus emblématiques du metal progressif, celui qui à défaut d’avoir posé les bases du genre (Fates Warning, Queensrÿche et autres Watchtower étaient passés avant), les a largement popularisées, fort d’un succès commercial encore jamais égalé à ce jour dans la discographie du quintette, le propulsant au sommet de la montagne et l’installant sur un trône.

Infatigable, après n’avoir cessé de tourner pour promouvoir son dernier album en date, The Astonishing, Dream Theater repart demain sur les routes pour célébrer les vingt-cinq ans d’Images And Words – c’est même la seconde fois qu’ils organisent une telle tournée, puisqu’ils avaient déjà fêté les quinze ans de ce même album en 2007 -, avec un passage ce dimanche 12 février au Zénith de Paris, puis un autre le 2 mai au Zénith de Toulon.

Nous avons profité de ces événements pour, en amont, nous entretenir avec le guitariste John Petrucci et revenir sur cet album incontournable.

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Interviews   

Dream Theater: the reconquest of the throne


James LaBrie & Jordan Rudess - Dream TheaterScene From A Memory, released in 1999, is not only one of the most emblematic works of Dream Theater but also one of the most recognized conceptual albums of the metal world. Therefore it’s not surprising that for years, the fans have been calling out loud and long for a new conceptual release of this caliber, especially after a series of albums in recent years, in which Dream Theater has more or less rested on its laurels. The group finally heard, offering this year what appears to be, on paper at least, the most ambitious album ever envisioned by the group, called The Astonishing.

Two discs, thirty-four tracks, an orchestra, various choirs and a complex history. In 2285, in a world where the rich Great Northern Empire Of The Americas (embodied by Emperor Nafaryus, Empress Arabelle, Daryus and Faythe) is opposed to rebel militia Ravenskill (embodied by Evangeline, Gabriel and Arhys) living in poverty, art no longer exists, replaced by « noise machines » called Nomacs. Gabriel is the hero who shows to people emotions, passion, happiness and hope that comes with the music, which obviously worries Emperor Nafaryus who fears an uprising.

The story has been conceived and written by guitarist John Petrucci and music composed by him and keyboardist Jordan Rudess. It’s the latter, with singer James LaBrie (unfortunately with mild laryngitis the day of our interview), who faced the challenge of incarnating no less than eight characters for the sake of history, we have met to talk about this monumental undertaking that has been theirs for two and a half years and which result is about to see the light of day.

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Interview   

Dream Theater à la reconquête du trône


James LaBrie & Jordan Rudess - Dream TheaterScene From A Memory sorti en 1999 est non seulement l’une des œuvres emblématiques de Dream Theater mais également l’un des albums conceptuels les plus reconnus du monde du metal. Il n’est donc pas étonnant d’avoir vu pendant des années les fans réclamer à cor et à cri un nouvel opus conceptuel de cette trempe, surtout après une série d’albums, ces dernières années, où Dream Theater s’est plutôt reposé sur ses acquis. Le groupe les a finalement entendu, proposant cette année ce qui semble être, sur le papier en tout cas, l’album le plus ambitieux jamais envisagé par le groupe, intitulé The Astonishing.

Deux disques, trente-quatre pistes, un orchestre, des chorales diverses et une histoire complexe. En 2285, dans un monde où s’oppose le riche Great Northern Empire Of The Americas (incarné par l’empereur Nafaryus, l’impératrice Arabelle, Daryus et Faythe) et la milice rebelle des Ravenskill (incarnée par Evangeline, Gabriel et Arhys) qui vit dans la précarité, l’art n’existe plus, remplacé par des « machines à bruit » appelées les Nomacs. Gabriel est le héros qui montre aux gens les émotions, la passion, le bonheur et l’espoir que procure la musique, ce qui évidemment inquiète l’empereur Nafaryus qui craint un soulèvement.

L’histoire a été pensée et écrite par le guitariste John Petrucci et la musique composée en duo entre lui et le claviériste Jordan Rudess. C’est ce dernier, avec le chanteur James LaBrie (malheureusement atteint d’une légère extinction de voix le jour de notre rencontre) dont le challenge a été conséquent en incarnant pas moins de huit personnages pour les besoins de l’histoire, que nous avons rencontré pour nous parler de cette monumentale entreprise qui a été la leur pendant deux ans et demi et dont le résultat est sur le point de voir le jour.

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Interviews   

Mike Portnoy, the polygamist


The Adrenaline Mob and Flying Colors albums are the two first albums Mike Portnoy has worked on since his departure from Dream Theater. Having two completely different styles the albums, however, do share the same spontaneity, both being presented by their creators as the result of an instant chemistry. It’s easy to picture these musicians in a state of effervescence and creativity that led the writing process of these two albums to be brief and without hesitation. Simplicity is the word to be stressed here, simplicity in the music and in the way it was written, which leads us to this easy conclusion: these projects could be a fleeting way for Mike Portnoy to take his mind of his departure from Dream Theater. But it’s not that simple.

First of all, there’s no doubt about Mike Portnoy’s musical eclecticism. When it comes to the way he works, this whole style revolving around a spontaneous writing isn’t new to him either, Dream Theater having been writing their albums really fast these past few years – which is the main point on which they are criticized by their fans. Last year, he had described himself as being a divorcee enjoying his new-found freedom, a metaphor which he toned down a bit in this interview as bimbos can be nice for a while but a divorcee eventually misses being in a couple. For those who thought of Adrenaline Mob and Flying Colors – two very attractive musical projects – as the artistic equivalent of one night stands to help heal one’s wounds, Mike Portnoy answers: “I’m more of a polygamist”. For him, these bands have the potential to be around for years, as suggested by “Omerta” the title of Adrenaline Mob’s new album, which he describes as an oath people take when they enter a brotherhood. Adrenaline Mob is his new gang.

After any break-up, no matter the amount of cheerfulness you display or how convincing you are, it’s always difficult to rid your friends of their skepticism, as they’re convinced it is just a mask. No matter the truth or Mike Portnoys efforts to convince the public otherwise, they will always have doubts when it comes to how he feels about his departure from Dream Theater. We don’t claim to know the truth, however, we do understand why that may annoy him.

As for the truth, apart from shrinks, no one can really claim to know it. Too many fans convince themselves that they know their idols personally, which can be even more the case given the drummer’s honesty and interactivity with his fan-base. Such a choice has its advantages and its by-products, but Portnoy seems to want to stick to it.

Interview…



Interview   

Mike Portnoy le polygame


Les disques d’Adrenaline Mob et de Flying Colors représentent les deux premières sorties de Mike Portnoy après son départ de Dream Theater. Deux registres totalement différents mais qui peuvent néanmoins être mis en parallèle pour la spontanéité qu’ils véhiculent, tout deux étant présentés par leurs géniteurs comme le résultat d’une alchimie instantanée. Il est facile d’imaginer ces musiciens pris dans une effervescence et une spontanéité telle que la phase d’écriture de ces deux disques fut brève et sans aucun retour en arrière. La simplicité est donc le mot d’ordre ici, autant dans la musique elle-même que dans la manière de l’écrire, ce qui nous amène dangereusement vers cette conclusion facile : ces projets sont autant de moyens éphémères pour Mike Portnoy de se changer les idées suite à son départ de Dream Theater. Mais ce n’est pas si simple.

Musicalement, tout d’abord, l’éclectisme de Mike Portnoy n’est plus à prouver. Côté méthode de travail, ce style d’écriture reposant sur une véritable spontanéité n’a également rien de nouveau pour lui, Dream Theater écrivant – et c’est le reproche principal qui est fait au groupe par les fans – depuis plusieurs années ses albums très vite. « Je me sens comme un homme divorcé qui recommence à profiter de la vie en flirtant avec tout un tas de jolies filles » avait déclaré Portnoy l’an dernier. Une métaphore qu’il a modérée avec nous en interview. Car, en effet, les bimbos, ça occupe un temps, mais la vie de couple finit par manquer au divorcé. A ceux qui voyaient donc en Adrenaline Mob et Flying Colors, projets musicaux aguicheurs, l’équivalent artistique des relations d’un soir qui nous servent à panser nos plaies, Mike Portnoy répond : « En réalité, je suis pour la polygamie ». Pour lui, ces groupes ont un avenir et c’est le message qu’adresse d’ailleurs ce titre d’album, Omerta, qu’il décrit comme le langage codé qu’utilisent ceux qui font partie d’une confrérie. Adrenaline Mob est son nouveau clan.

Après toute séparation, peu importe la bonne humeur que l’on affiche ou nos capacités de persuasion, il est bien difficile de se débarrasser du scepticisme dans l’esprit de nos proches, convaincus qu’il s’agit d’une façade. Peu importe la vérité, peu importe les efforts de Mike Portnoy pour convaincre le public du contraire, le public aura toujours un doute quant à son ressenti par rapport à son départ de Dream Theater. Si nous ne prétendons pas connaître la vérité, nous pouvons comprendre en revanche cette exaspération de sa part.

Et pour ce qui est de la vérité, à moins d’être psychologue, personne ne peut réellement prétendre la connaître. Beaucoup trop de fans se persuadent trop facilement de connaître personnellement leur idole. Ce qui est d’autant plus le cas quand on connaît la franchise et l’importante interactivité que le batteur a développées avec son public. Un choix qui a ses avantages et ses dérives, mais sur lequel Portnoy ne reviendra pas.

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