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Le Son D'Histoire    Nouvelles Du Front   

FFF réveille le fonck


1997. La France est rock. Trust a disparu avant le début de cette décennie mais d’autres veillent. Noir Désir chante « L’Homme Pressé », chanson issue de son album 666.667 Club sorti l’année précédente et déjà essentiel, et parodie avec son clip la mode des boys-bands qui pourrissent la radio et la téloche avec leurs chemises fluo. No One Is Innocent sort Utopia. Mass Hysteria Le Bien-être et la Paix, son premier méfait. En juin, au Parc des Princes, a lieu le festival Rock à Paris, graine de Rock en Seine, avec David Bowie et Rage Against The Machine parmi les têtes d’affiches mais aussi des No One, Mass, NTM, sans oublier FFF pour montrer que le rock, le vrai (et pourquoi NTM ne pourrait pas être du rock ?), en français peut remuer des stades.

Depuis Trust est revenu avant de re-disparaître (et réapparaître en tant que Kollektif AK-47), Noir Désir s’est dissous autour d’une prison lituanienne, alors que Mass Hysteria et No One Is Innocent partaient confiants vers la deuxième décennie de leur existence (l’un vient de fêter ses vingt ans, l’autre ne devrait pas tarder à le faire après avoir participé au vingtième anniversaire d’autres défenseurs du rock francophone : Tagada Jones), et voilà que FFF revient pour une tournée et déverser sa roche en fusion sur les scènes de France. Et plus si affinités.

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Live Report   

Johnny Winter : un soir avec une légende


On dit que les gens qui ont été à Woodstock en ce mois d’août 1969 ont une aura particulière, qu’il est comme inscrit dans leur chair qu’ils y étaient. Ces acteurs et spectateurs du plus mythique des festivals de rock forment ainsi une ethnie à part ; au moins est-ce ce qu’ils disent eux-mêmes, ces citoyens de la « Nation Woodstock ».

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette génération ? Combien des artistes qui ont foulé les planches au milieu du champ de la ferme de Max Yasgur sont partis en fumée, souvent de manière dramatique : Hendrix, Joplin, Keith Moon et John Entwistle (The Who), Felix Pappalardi (Mountain), Jerry Garcia (Grateful Dead)… C’est presque miraculeux qu’un homme comme Johnny Winter soit encore vivant.

Quarante-deux ans après ces « trois jours de paix et de musique » uniques dans tout le XXe siècle, des années marquées par l’alcool et l’héroïne qui auraient bien pu l’emporter vers la même scène céleste qu’Hendrix, le voilà pourtant, allez savoir par quel procédé magique, qui passe par la « petite » salle de la Tannerie de Bourg-en-Bresse pour partager un peu de la légende avec un public un millier de fois moindre que celui de Woodstock.

Légende, c’est parfois un mot très galvaudé, usé jusqu’à la corde et qui finit par ne plus rien signifier du tout, à peine un peu de poudre aux yeux. Avec Johnny Winter, le mot retrouve tout son sens et sa dorure. Le guitariste est en soi déjà un être fantastique, comprenez par là qu’il pourrait sortir d’un livre de conte, l’albinos au frêle physique d’elfe avec ses longs cheveux blancs et ses fins doigts magiques et qui a survécu aux divers poisons qui ont traversé ses veines sous sa peau pâle, quasi translucide. Mais il n’en est pas sorti indemne et nous en reparlerons plus après. Mais sachez au moins que, tandis que nous roulons vers la capitale bressane, mon pilote me conte qu’il y a quelques années de cela on lui avait dit que Johnny Winter était mort, ce à quoi il avait été prêt à croire. Les légendes ressemblent aussi à ça… Puis le héros ressurgit d’on ne sait où.

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    Tool + Brass Against @ Paris
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