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Nouvelles Du Front   

The Bloodhound Gang joue avec le feu russe


The Bloodhound Gang aurait peut-être dû se méfier avant de s’attaquer à un symbole patriotique russe, surtout après l’affaire encore assez fraîche des Pussy Riot. Le groupe américain de Pop-Punk s’est ainsi vu refuser la participation à un festival en Russie, et s’est même fait canarder d’œufs et de tomates par un groupe ultra-conservateur après que le bassiste du groupe a feint de s’essuyer les fesses avec le drapeau russe lors d’un concert en Ukraine, tout en ajoutant un : « Ne le dites pas à Poutine », qui ne lui sera sûrement pas d’un grand recours face à l’opprobre russe.

Après que le ministre de la Culture Russe a pris connaissance de la vidéo sur Internet, et ayant décrété à travers son compte Twitter que ces « idiots » ne joueraient pas sur scène, les Bloodhound Gang, groupe satyrique qui n’en est déjà pas à sa première polémique outre-atlantique, ont découvert en arrivant sur le site du festival Kubana à Anapa dans le sud-ouest de la Russie qu’ils n’étaient plus programmés. Ils avaient pourtant fait des excuses publiques, mais rien n’y a fait : les Américains risquent des poursuites pénales dans un pays où on ne badine pas avec le drapeau, et où le salir, comme dans d’autre pays du monde, est même un crime.

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Interviews   

KMFDM: industrial art under all its forms


KMFDM, one of the founding fathers of industrial metal, is among those bands that are in part driven by indignation and anger. We could therefore surmise that the band’s leader, Sascha Konietzko, is a bitter man. Wrong: he’s just a man who asks himself questions regarding what’s happening in our society and wants to share his feelings to increase public awareness and to make people think. And yet, he confesses himself that KMFDM is also mainly a lot of fun.

Here’s the ambivalence – the band’s freedom of speech, which he refers to by calling his new album “Kunst”, meaning “art”. Art can take on many various forms. The proof of that is the variety of the album’s content, following the example of the band’s entire discography. KMFDM’s music is above all meant to be stimulating, either physically or intellectually: KMFDM want to make the listener react, bang their head to infectious industrial rhythms and think about what happening around them.

What’s obvious is that Konietzko is first and foremost a curious man who wants to understand the world. At the end of the following interview, he reversed the roles and interrogated us on French politics. Don’t consider this dialogue as an intent at politicization (we tried to be as neutral as possible), but it was interesting to see how the man reacted to our answers.

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Interview   

KMFDM : l’art industriel dans tous ses états


KMFDM, une des formations fondatrices du metal industriel, est un de ces groupes qui trouve, en partie, son moteur dans l’indignation et la colère. On pourrait croire, de ce fait, que son leader Sascha Konietzko est un homme amer. Mais pas du tout. C’est un homme qui n’hésite pas à se questionner sur ce qui se passe dans nos sociétés et à partager ses sentiments pour sensibiliser et faire réfléchir ceux qui veulent bien l’écouter. Et pourtant, comme il l’avoue lui-même, KMFDM c’est aussi, surtout, beaucoup de fun.

Voilà l’ambivalence, cette liberté de ton, à laquelle il fait référence en nommant son nouvel album Kunst, soit « art » en français. L’art qui peut prendre des formes très diverses. Preuve en est le contenu varié de l’album, à l’image de la discographie du groupe. La musique de KMFDM se veut avant tout stimulante, que ce soit physiquement ou intellectuellement : KMFDM veut faire réagir l’auditeur, le poussant à secouer la tête sur les rythmes industriels infectieux, et le faire cogiter sur ce qui se passe autour de lui.

Ce qui est certain, c’est que Konietzko est avant tout un homme curieux et désireux de comprendre le monde. A la fin de l’interview qui suit, il s’est mis à inverser les rôle pour nous questionner sur la politique française. N’y voyez pas de notre part, dans la restranscription de ce dialogue, une volonté de politisation – nous avons été les plus neutres possibles – mais il est intéressant de voir les réactions de l’homme à nos réponses.

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    Trivium @ Villeurbanne
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