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Interview   

The Ocean : planète Terre, chapitre IV


Il aura fallu que les fans The Ocean s’arment de patience avant que le groupe, ou plutôt le collectif, ne retrouve le chemin du studio et les gratifie d’un digne successeur à la pièce conceptuelle mastoc qu’était Pelagial. C’est finalement en parallèle d’une tournée pour célébrer les dix ans de Precambrian, autre monolithe incontournable de la discographie du groupe, que The Ocean s’est attelé à élaborer son nouveau chapitre. Et c’est justement une sorte de suite à l’épopée géologique Precambrian que The Ocean propose aujourd’hui avec Phanerozoic, ou plutôt un chaînon manquant menant jusqu’au duo Heliocentric/Anthropocentric, qui en 2010 inaugurait une nouvelle ère dans la carrière du groupe avec l’arrivée du chanteur Loïc Rossetti.

Se référant une nouvelle fois à un éon jalonnant l’histoire de la Terre, c’est sur pas moins de 500 millions d’années que s’étale la trame temporelle de Phanerozoic : on peut alors aisément comprendre que deux disques ne seront pas de trop. Phanerozoic I: Palaeozoic est le premier volet qui se verra complété par un second dans un peu plus d’un an. Si Precambrian renvoyait à un paysage aride, meurtri et désolé, Phanerozoic voit l’émergence et le développement de la vie, en dépit de ses extinctions successives. Mais, dans la plus pure tradition de The Ocean, la trame scientifique du concept ne sert pas tant à distiller des cours de géologie ou de biologie, mais plutôt à explorer métaphoriquement des idées plus philosophiques. Ici Nietzsche est une nouvelle fois à l’honneur, mais pas uniquement, puisque l’album offre un terreau idéal pour évoquer le sujet très actuel du réchauffement climatique et ses conséquences.

Nous avons joint le cerveau du collectif, le guitariste Robin Staps, afin qu’il nous explique tout ceci, ainsi que la conception musicale et sonore d’un album plus collaboratif et entérinant un nouveau line-up. Une interview à l’image de l’œuvre de The Ocean : dense.

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Interview   

Le parfum lugubre de Katatonia


Katatonia by Ester SegarraJonas Renkse et Anders Nyström, les deux têtes pensantes de Katatonia, respectivement chanteur et guitariste, sont des débrouillards qui savent toujours rebondir, avec l’amour de leur art pour moteur. Les Suédois ont vécu un énième changement de line-up avec les départs simultanés du batteur Daniel Liljekvist et du guitariste Per Eriksson. Certainement pas déstabilisés, ils en ont profité pour poursuivre l’expérience de Dethroned And Uncrowned (2012) via une tournée acoustique, menant à la prestation dans le magnifique cadre de l’Union Chapel de Londres, éclairé de bougies, immortalisé dans le CD/DVD Sanctitude (2013).

Et s’ils savent si bien rebondir, c’est peut-être parce qu’ils ont depuis longtemps pris l’habitude de ces changements qui ont émaillé la carrière du groupe mais aussi de vivre sommairement, donnant tout à Katatonia malgré le peu de retombées financières. Ils ont appris par la force des choses, depuis leurs premiers pas dans l’underground du début des années 90 dont il gardent une certaine nostalgie, la débrouille et à s’adapter. C’est ainsi que Katatonia n’a pas perdu ce qui fait son essence : sa force émotionnelle. En atteste son nouvel album The Fall Of Hearts, plus travaillé que jamais, un brin plus progressif, mais à la patte indéniablement reconnaissable.

Nous nous sommes longuement entretenus avec Jonas et Anders pour nous parler de cet opus et ces changements dans les rangs de la formation, mais aussi les difficultés que peut rencontrer un tel groupe ou la nostalgie d’un temps révolu. Nous faisons également le point à la fin sur leurs projets Bloodbath, qui a accueilli en 2014 son nouveau chanteur en la personne de Nick Holmes de Paradise Lost, et Wisdom Of Crowds.

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Interview   

The Pineapple Thief : la beauté de l’instant fuyant


Comme certains de ses aînés, Pineapple Thief est un groupe de rock progressif qui, avec son nouvel opus Magnolia, a décidé de réduire les longueurs de ses titres. Pour le chanteur-guitariste du combo Bruce Soord – qui s’est également illustré récemment avec Wisdom Of Crowds en compagnie de Jonas Renkse (Katatonia) -, cette réduction n’est pas tant un changement de style qu’une remise en question générale de la musique du groupe. Des chansons plus courtes, donc, mais pas moins fournies, pour un album pas moins progressif dans son ensemble. Soord va jusqu’à reconnaître que certaines anciennes compositions dans la carrière du combo se perdaient en longueurs et auraient mérité plus de concision. Ainsi, Pineapple Thief met le doigt sur ce qui pourrait bien être un signe autant de sagesse et de maturité que d’habileté dans un genre réputé pour étirer les compositions.

Le débat soulevé ici n’est pas éloigné de celui dans lequel s’impliquait Danko Jones dans notre interview de la semaine dernière, à savoir que la facilité n’est pas toujours là où on le croit. A ce titre, faire un titre long est-il un gage d’aboutissement et de recherche artistique ? Pour Bruce, ce nouvel album est, jusque dans son titre, Magnolia, une réponse à ce questionnement. On en parle plus en détails ci-après, parmi d’autres sujets.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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