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Interview   

Moonspell : ressentir et penser


Après bientôt trente ans de carrière, Moonspell commence déjà doucement à songer à la fin. Pas qu’elle soit nécessairement pour tout de suite, ni pour presser les gens à acheter leur nouvel album qui, avec un peu de chance, malgré les circonstances difficiles actuelles, ne sera pas leur dernier. Non, ils y songent juste pour se préparer au moment où il faudra se retirer du tumulte de cette vie publique. Ce qui nous amène à Hermitage, un album qui questionne notre monde moderne hyper connecté mais dans lequel, paradoxalement, on est de plus en plus seuls – par la force des choses ou par égocentrisme – et à la fois loue les vertus de l’ermitage comme moyen de rupture avec ce monde et de prise de recul.

Un album également qui prend le contrepied de l’imposant 1755, en délivrant une musique globalement plus posée, langoureuse voire atmosphérique, en partie inspirée de Pink Floyd et du space rock. Une fois encore Moonspell surprend et s’attend à susciter l’incompréhension de certains fans. Il en a l’habitude, c’est même pour eux la preuve qu’ils ont fait leur boulot. Afin de mieux comprendre la démarche artistique dans laquelle se sont engagés les Portugais et leur réflexion sur la thématique de la solitude, qui prend évidemment un sens exacerbé à l’heure du Covid-19, nous avons échangé avec le chanteur-parolier Fernando Ribeiro, qui aborde toujours les sujets en profondeur et apporte des réponses détaillées.

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Interview   

Moonspell : le papillon bat encore des ailes


Les années 90 ont été de grandes années d’expérimentations pour bien des groupes de metal. Pour certains, les ténors du genre qui ont connu leurs années fastes dans la décennie précédente, il s’agissait de s’adapter à une nouvelle ère pour essayer de survivre. Pour d’autres, c’était tout simplement une manière de suivre un vent de liberté artistique. C’est particulièrement ce qui s’est passé au crépuscule des années 90 avec la scène gothique européenne : Paradise Lost, My Dying Bride, Septicflesh et Moonspell ont tous sorti quasiment la même année un album plutôt expérimental teinté d’électronique. Celui qui a poussé le bouchon le plus loin est sans doute la bande à Fernando Ribeiro avec le controversé The Butterfly Effect.

The Butterfly Effect est un album déconcertant, c’est certain, mais aussi très cohérent : l’mprévisibilité qui caractérise sa musique et a imprégné sa conception fait directement écho à sa thématique sur la théorie du chaos – on ne peut plus d’actualité avec la crise du Covid-19 que l’on traverse vingt après. Alors qu’il est désormais réhabilité aux yeux de nombreux fans, nous avons profité de la réédition de The Butterfly Effect cette année pour revenir avec Fernando Ribeiro sur l’histoire d’un des albums les plus singuliers, intrigants, voire fascinants, du genre.

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Interview   

Moonspell : la tragédie portugaise


De nombreux artistes le savent d’expérience, quand l’inspiration frappe à la porte, il est sage de ne pas la faire attendre, et encore moins de l’ignorer. Voilà comment un simple EP prévu pour n’être qu’un bonus du prochain DVD de Moonspell s’est vu prendre de l’ampleur et devenir un album à part entière. Le résultat s’intitule 1755, année du célèbre grand tremblement de terre de Lisbonne qui sert de base thématique au disque. Moonspell a toujours cherché à se tenir à l’écart des clichés du metal, que ce soit en touchant à l’histoire, la philosophie ou la poésie, grâce à l’érudition de son frontman Fernando Ribeiro, mais 1755 a ceci en plus qu’il va directement puiser au plus profond de la culture et l’identité portugaise, allant jusqu’à chanter en portugais pour la première fois sur la totalité du disque.

Ainsi nous avons joint Ribeiro pour qu’il nous explique la conception de cet album d’ores et déjà à part dans la discographie du combo, mais également pour évoquer les implications historiques de ce tremblement de terre qui a fondamentalement changé le Portugal mais a aussi vu des répercutions, chez les philosophes par exemple, jusque dans le reste de l’Europe.

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Interview   

Moonspell : se questionner pour ne pas s’éteindre


Ce qui pousse Moonspell à évoluer, c’est son envie de se dépasser. Mais n’y voyez pas le signe d’une ambition démesurée, suggérée par l’usage traditionnel qui est fait par de nombreux groupes du verbe « dépasser ». Il ne s’agit pas ici de faire toujours plus ou de s’écarter à tout prix de la norme. Il s’agit simplement d’une remise en question permanente – de soi comme de ce qui peut se faire ailleurs – visant à éviter de se répéter et à tendre vers plus de justesse dans la dynamique d’un morceau, d’un disque, dans le juste emploi de telle ou telle sonorité, influence ou de tel arrangement. Bref, il s’agit d’une sincère quête d’aboutissement où l’émotion représente à la fois le but et le moyen.

Et avant d’arriver à ce nouveau disque Extinct, Moonspell s’était imposé Alpha Noir/Omega White, un double album qui avait pour objectif d’explorer séparément deux facettes de la musique du groupe. Nous sommes revenus avec le charmant et éclairé Fernando Ribeiro sur ce travail à part et sur les conclusions artistiques que le groupe avait pu en tirer. La maturité est donc le thème principal de cette interview, un thème évoqué en sus par Fernando, au-delà de la musique, par rapport à sa récente paternité dont il ne cache d’ailleurs ni son enthousiasme ni ses peurs.

Entre autres sujets, nous avons évidemment abordé la signification du thème central de l’album, bien plus subtile et générale qu’il n’y paraît (bien que cette finesse ne sera d’aucune surprise pour les fans de Moonspell), mêlant amour, science et philosophie, à laquelle Fernando voue depuis ses années d’étudiants une certaine attirance.

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Nouvelles Du Front   

Ils sont timbrés ces Moonspell !


En France nous avons la Poste. Un service public – peut-être d’ailleurs privé dans quelques années – qui pour beaucoup d’entre nous symbolise parfaitement la définition de l’expression « Administration Française ». C’est-à-dire : « longue attente pour des choses simples alors que ça ne DEVRAIT pas être le cas ». Bref, pas très rock n’roll tout ça. Peut-être qu’au Portugal les choses sont différentes ?

Car là-bas, chez Christiano Ronaldo, les services postaux ont eu l’idée de créer des timbres à l’effigie des grands groupes rock du pays. Et notamment de Moonspell qui est particulièrement reconnu sur ses terres d’origine. Donc oui, vous lisez bien, comme le montre la photo ci-dessus les services postaux donneront aux grands-mères portugaises qui se rendront dans leur Poste préférée la pochette de Wolheart, opus de Moonspell sorti en 1995, en guise de timbres ! Ce sera en tout cas possible dans chaque Poste à partir du 19 juillet prochain.

Fernando Ribeiro, chanteur du groupe, a donné son avis sur le sujet : “Dire qu’au début de notre carrière on fonctionnait à l’échange de cassettes entre potes… c’est clair qu’on n’aurait pas pensé recevoir un jour une si élégante distinction.” Tu m’étonnes John ! Côte actu Moonspell bosse sur un nouvel album prévu pour 2011 dont les chansons, selon le très fin commercial qu’est Fernando, sont « les plus excitantes, sexy, sombres, heavy et catchy qu’on ait jamais écrit ! » Ah ouais, quand même…

Bon et sinon c’est pour quand le dernier Mass Hysteria version timbre disponible à la Poste de Clisson ?



Interview   

Moonspell : Entretien avec Fernando Ribeiro


12 avril 2007. Fernando Ribeiro, chanteur ô combien charismatique de Moonspell, est assis sur un canapé confortable du Transbordeur avant le concert du groupe portugais à Lyon. Metal’O Phil est là et regarde le chanteur de loin… Logiquement, il s’approche de Fernando pour faire l’interview. Et là, Metal’O Phil pète un cable !!! Il courbe l’échine et se jette à terre pour faire au chanteur de Moonspell une… révérence.

Et il a de quoi, car Monsieur Ribeiro, ce n’est tout de même pas n’importe qui!



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