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Interview   

Jonas Åkerlund : aux origines du chaos


La trajectoire de Jonas Åkerlund ne ressemble à aucune autre : batteur de Bathory dans les années 80, il abandonne vite son instrument pour se consacrer à la réalisation de clips musicaux. Travaillant d’abord pour des musiciens suédois, il collabore rapidement avec des musiciens internationaux, et réalise de nombreuses vidéos désormais mythiques, du fameux clip de « Ray Of Light » de Madonna à l’inénarrable « Pussy » de Rammstein en passant par « Telephone » de Beyoncé et Lady Gaga, « Fuel For Hatred » de Satyricon ou « Canned Heat » de Jamiroquai. Depuis Spun en 2002, le réalisateur s’est attaqué aux longs métrages : mentionnons Polar, réalisé pour Netflix il y a peu, et surtout Lords Of Chaos, que l’on peut voir en ce moment en salles à Paris et partout en VOD. Si ce titre vous semble familier, c’est bien normal : il s’agit de celui du célèbre livre de Michael Moynihan et Didrik Søderlind, Vulgate qui retrace l’histoire houleuse de la scène black metal norvégienne du début des années 90, entre meurtres, suicide et églises en flamme. À rebours du livre qui se plaît à retrouver en Varg, Dead et consorts un feu sacré quasi mythologique, Åkerlund les décrit plus prosaïquement comme une bande d’adolescents aux prises avec des événements qui les dépassent très vite.

C’est à l’occasion de la sortie de ce film que nous avons pu échanger avec lui sur ce projet qui, comme il nous l’explique, lui tenait particulièrement à cœur, de ses prémices de longue haleine au travail sur la musique, et de sa vision de la scène norvégienne à un certain clip de Metallica. Impossible de ne pas en profiter pour évoquer sa carrière de réalisateur de clips : de Candlemass à Madonna, il n’y a pas à dire, le Suédois a fait du chemin…

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Interview   

Sólstafir : Les échos intemporels d’Islande


Après Björk et Sigur Rós, pour ne citer que les plus connus, Sólstafir est une preuve supplémentaire de la singularité du paysage musical islandais. Aðalbjörn Tryggvason, alias Addi (c’est vrai que c’est plus simple à prononcer…), nous raconte dans l’entretien ci-dessous comment l’île, avec sa situation géographique isolée, a façonné une scène musicale qui ne ressemble à aucune autre. On devine que c’est aussi ce qui peut expliquer pourquoi Addi et ses collègues se fichent royalement des batailles de chapelles. Il écoute de tout, s’inspire de tout, sans honte et sans vergogne. Lui-même reconnaît aimer « créer la musique de Sólstafir à partir de millions de sources d’inspirations. » Ajoutons à cela des membres aux goûts et personnalités hétéroclites voire divergentes – « en général je ne partage rien de ce que raconte Gummi en interview… » avoue-t-il, par exemple, en parlant de son collègue batteur – et on comprend immédiatement d’où vient la richesse d’Ótta, le nouvel opus de Sólstafir.

Ótta, un album qui symbolise une étape de plus dans l’évolution naturelle (un mot clef dans la bouche du frontman) du combo, ayant débuté dans le black metal pour aboutir à un rock fin et chargé en émotion. Ótta, un concept basé sur un vieux système de mesure du temps, mais dont il ne faut aller chercher trop loin la signification et les engrenages, celui-ci étant avant tout là pour sa simple beauté. Tout chez Sólstafir paraît très instinctif, et on en revient à l’analogie avec l’Islande, sa terre et ses sous-sols vivants, beaux et sauvages. Et c’est aussi cette spontanéité qui rend notre échange avec Addi si passionnant, l’homme s’exprimant sans filtre, avec camaraderie et franchise.

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Live Report   

Sigur Rós aux Nuits De Fourvière : Lyon sous les fumerolles islandaises


Comment aurions-nous pu rater le passage de Sigur Rós dans la capitale des Gaules, qui plus est dans le superbe Théâtre Antique de Fourvière ? Voilà un des artistes les plus passionnants de la scène alternative de ces dernières années. Une personnalité à part, un puissant vecteur d’émotions, voilà quelques unes des raisons qui permet à l’esthétique de Sigur Rós d’attraper de plus en plus d’adepte dans ses filets. Preuve de ce succès : ce concert plein de promesses complet plusieurs mois avant le jour J.

Pas de première partie. Le groupe est seul à investir les planches. En même temps, vu tout le barda présent sur scène, on se doute qu’il aurait été compliqué de trouver un bout de scène pour y faire jouer un autre groupe. Cela offre un avantage : la possibilité d’aborder le set du groupe l’esprit frais et entièrement disponible. Et ce n’est pas un moindre mal : l’œuvre des Islandais mérite toute notre attention.

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Metalanalyse   

Sigur Rós : la flamme sombre de Kveikur


Georg Hólm, l’un des musiciens de Sigur Rós, faisait une remarque intéressante dans l’une des plutôt rares interviews que le groupe ait données. C’était en 2005 pour le magazine Sirkus quelques temps avant la sortie de Takk. Hólm expliquait pourquoi le groupe n’aimait pas parler de sa musique : « Pour nous, la musique, c’est la magie d’un moment. Si on commence à la disséquer, alors on risque de la gâcher. Parfois on peut découvrir des nouvelles facettes de la musique en en parlant d’une manière superficielle, mais dès qu’on essaie d’aller plus en profondeur, alors il y a un problème. Après tout, pour disséquer quelque chose, il faut d’abord que cela soit mort. »

Sigur Rós a toujours eu une attitude simple et décomplexée face à sa musique. Les concepts, Kjartan Sveinsson l’expliquait également, « viennent après ». Pourtant si Sigur Rós s’est bien démarqué par quelque chose, outre une approche musicale qui aura marqué le post-rock, c’est par ses prises de position artistiques originales, voire audacieuses. L’album () aux célèbres morceaux sans titres, le Vonlenska un langage inventé à base de sons islandais et sans signification utilisé sur certains morceaux, l’expérimentation filmographique autour de Valtari avec le Valtari Mystery Film Experiment… Ce qui fait la force tranquille toujours renouvelée de Sigur Rós, c’est la simplicité de leur démarche centrée sur la création artistique, englobant une musique originale et des visuels forts, aussi bien sur les artworks, les vidéos qu’en concert.

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Nouvelles Du Front   

Alcest a la tête tournée vers les nuages…


Alcest a connu une année 2012 épique et semble aborder 2013 avec la même ferveur : après la sortie l’année dernière d’un troisième album studio, une tournée européenne avec Katatonia et l’enregistrement d’une Live Session à la BBC qui est sortie en vinyle le mois dernier, c’est déjà vers un nouvel opus que Neige (de son vrai nom Stéphane Paut), le compositeur multi-instrumentiste de ce projet Shoegaze/Metal Prog assez unique, se tourne aujourd’hui. On vient en effet d’apprendre par le biais de la page Facebook officielle d’Alcest que ce nouvel album contiendra la participation de deux invités dont l’un (ou plutôt l’une) sera Billie Lindahl, la chanteuse du combo Folk suédois Promise And The Monster, à la voix cristalline que l’on imagine parfaitement s’intégrer sur l’une des compositions aériennes et hors du temps du français.

Il faut dire que le nouvel effort du duo (Neige est seulement accompagné de Winterhalter, un batteur qui le suit depuis 2009) sera caractérisé par l’absence de presque tous les éléments Metal qui ornaient avant les compositions, pour se concentrer sur des mélodies qui prendront leur temps pour grandir au fur et à mesure des titres. Selon l’orfèvre lui-même : « Cet album reviendra au côté nostalgique d’Alcest, très rêveur et aquatique, et un peu moins progressif que les deux derniers albums ».

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Interview   

Anathema : Danny est sur Radio Metal, parce qu’il est sur Radio Metal


Anathema ne peut qu’inspirer le respect. Tout d’abord, parce qu’ils ne trichent jamais avec les émotions. Et puis parce qu’après la sortie, il y a sept ans, du magnifique A Natural Disaster et alors que leur ancien label a fermé la boutique, racheté par Sony BMG, les Anglais se sont retrouvés du jour au lendemain sans label. Dégoûtés par le business, ils décident de se débrouiller par eux-mêmes. En sept ans, Anathema est parvenu à tourner sans même avoir d’album à promouvoir, puis a sorti Hindsight, une très belle compilation de réarrangements acoustiques d’anciens titres et finalement, voilà que le groupe sort aujourd’hui, enfin, son nouvel album. Et, n’ayons pas peur des mots, c’est un véritable chef d’?uvre. Sept ans qui ont pu paraître longs – quoi que le groupe a bien su tenir en haleine – mais qui aujourd’hui se justifient.

Après Vincent Cavanagh avec qui nous nous sommes entretenus en novembre 2008, c’est au tour du second frangin, Daniel, de répondre à nos indiscrètes questions. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est avec une profonde honnêteté qu’il nous a ouvert les portes de son univers et de cette entité musicale à fleur de peau qu’est Anathema.

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