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Interview   

Rotting Christ : une brique sur le mur du changement


A bien des égards, ont vit dans une société où, quand on ne rentre pas un minimum dans le moule, on est marginalisé, montré du doigt voire exclu. Evidemment, les bûchers n’existent plus, on n’est plus à proprement parler excommuniés pour nos « péchés », heureusement le monde occidental a évolué depuis le Moyen Âge. Mais l’exclusion prend d’autres formes, moins violentes physiquement mais plus insidieuses psychologiquement. Après tout, la chasse aux sorcières n’a-t-elle pas repris de plus belle depuis l’avènement des réseaux sociaux, où, au moindre écart, le quidam peut se retrouver crucifié par la vindicte populaire ? Les procès en hérésie n’appartiennent pas qu’au passé. Et pourtant, si l’on contemple l’histoire, combien de ces prétendus hérétiques ont fait avancer le monde ? C’est finalement en s’intéressant à certains hérétiques célèbres que Sakis Tolis s’est rendu compte que lui-même en était un. Ainsi est née l’inspiration pour un nouvel album de Rotting Christ : The Heretics.

A cet égard, c’est avec un Sakis Tolis assez introspectif que nous avons échangé. Musicalement, il assume camper sur une marque de fabrique désormais bien établie, qu’il cherche à protéger à tout prix, laissant le soin à une nouvelle génération de groupes d’innover et d’apporter leur pierre à l’édifice du metal extrême. Si le fait d’évoluer et participer à changer les choses reste important pour lui, on sent son regard en partie tourné vers le passé, avec quelques désillusions. « Plus tu deviens vieux, plus tu te rapproches de la fin, et plus tu penses au passé, à là où tu as commencé… » nous dit-il, inquiet qu’il puisse un jour ne plus rien avoir à dire. Mais ce jour n’est pas encore arrivé, comme en témoigne l’interview qui suit.

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Interview   

Rotting Christ : la dévotion de Sakis Tolis


Sakis Tolis - Rotting ChristS’il se bat contre le conservatisme religieux, Sakis Tolis, la tête pensante de Rotting Christ n’en est pas moins fasciné par les philosophies occultes et mystiques. Il y a même quelque chose de fondamentalement spirituel dans la façon dont Tolis aborde sa musique, évoquant l’importance de la méditation et de la recherche de soi. A cet égard, son nouvel opus, Rituals, s’engouffre encore plus loin dans la voie ouverte par le précédent, Κατά τον δαίμονα εαυτού, en mettant en musique onze rituels qu’il a autant été chercher dans diverses cultures à travers le monde que dans la littérature.

Dans l’entretien qui suit, Sakis Tolis nous explique comment il a abordé ce treizième album, ce que cela à impliqué en termes d’investissement intellectuel. Car si Rotting Christ prend toujours son temps pour livrer ses nouvelles œuvres (trois ans, en général), c’est bien parce qu’il est attaché à l’authenticité de sa musique mais aussi parce que le compromis ne fait pas partie de son vocabulaire artistique. La liberté d’expression est même un combat pour lui. Un combat qui se déroule en grande partie, et on y revient, sur le terrain religieux, comme il l’évoque ci-après.

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Interviews   

Rotting Christ: Sakis alone with himself


Thanks to a very personal music, sprinkled with surprising influences, Rotting Christ is a rather unique band in the black metal scene. Every single album is the result of Sakis Tolis’ work, who does everything alone, or as close to as to make no difference. That’s what he confessed when we interviewed him a few weeks ago: “I’m always doing everything by myself; I’m the only composer, so yes of course it’s personal. Before I start recording something, first I start talking with myself, I ask myself ‘Do I have something to say? Do I feel any vibrations? Does it make sense to go ahead with another album and new music?’ And then I go ahead with something new.”.

This is more true than ever for the latest opus, Κατά Τον Δαίμονα Εαυτού, which Sakis has not only composed, but also recorded on his own (aside from drums, provided as usual by his brother Themis Tolis), since Rotting Christ’s line-up has changed almost completely. The man told us more about this experience and confessed to making a big effort in order to avoid repeating himself: “The only reason why it took a lot of time to record and compose the album is the fact that I have already eleven albums and this album had to be different, to have something unique, something that can represent the band’s history. So I paid a lot of attention to that, thinking carefully about it. I had a kind of meditation to see if I had something to say to people. So after having really spent a lot of time in the meditation with myself, I came up with this album. I wanted to create something that made sense to be released.”

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Metalanalyse   

Rotting Christ voyage dans la noirceur du cœur des hommes


Le crépuscule s’abat sur la terre hellénique, couvrant le soleil cuisant méditerranéen. Rotting Christ, à l’avant-garde du black moderne, sombre dans le versant brumeux du mont Olympe. Avec Κata Τon Daimona Εaytoy, son nouvel opus, le combo tend à démontrer tout son savoir-faire. Au fil des années, Rotting Christ a accentué sa singularité en se démarquant de la scène black metal des années 90. Pourtant, Theogonia (2007) et Aealo, avaient tous deux démontré ce qui aurait pu être les limites du groupe.

C’était sans compter sur la volonté et la capacité de son leader Sakis Tolis à emmener le son de Rotting Christ toujours plus loin. Et ce sont des chemins plus sombres qu’a choisi d’emprunter Sakis et… personne d’autre : le maestro étant seul aux commandes de sa création musicale. Plus encore cette fois-ci puisque seul son frère Themis l’a secondé pour l’enregistrement de la batterie. Un contexte propice à l’introspection et la réflexion, comme nous l’expliquait le maître à penser récemment, propice à libérer la partie la plus obscure de ses entrailles.

« Do What Thou Wilt » ou « Fais Ce Que Tu Voudras » en français, une citation renvoyant au libre arbitre de chacun et fait écho au fameux précepte latin « Non Serviam » que le musicien chérit tant. Ce titre a été inspiré par une ancienne maxime grecque (reprise par le célèbre occultiste Aleister Crowley) qui replace principalement l’Homme face à lui-même. Telles ces deux gargouilles se faisant front sur le sobre artwork de l’album. Indéniablement, Rotting Christ revêt ici sa plus sombre parure afin de se confronter à ses démons, s’opposer à lui-même.

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Interview   

Rotting Christ : Sakis seul avec lui même


Rotting Christ est un groupe pour le moins singulier dans le paysage black metal, grâce à une musique très personnelle aux influences étonnantes. Or chaque album de Rotting Christ est avant tout issu d’un travail de son maître à penser Sakis Tolis, pour ainsi dire, seul. C’est ce qu’il nous a avoué, interrogé il y a quelques semaines : « Je fais toujours tout par moi-même ; je suis le seul compositeur, donc oui, forcément c’est personnel. Avant que je ne commence à enregistrer quoi que ce soit, d’abord je commence par me parler et me demander : ‘As-tu quelque chose à dire ? Ressens-tu des vibrations ? Est-ce que ça a un sens d’aller de l’avant avec un autre album et de la nouvelle musique ?’ Et ensuite je vais de l’avant avec quelque chose de neuf. »

C’est d’autant plus le cas pour ce dernier opus Κατά Τον Δαίμονα Εαυτού que Sakis a comme d’habitude composé seul, mais qu’il a également enregistré seul (hormis la batterie qui est toujours l’œuvre de son frère Themis Tolis), le line-up de Rotting Christ ayant presque intégralement changé. L’homme nous a parlé de cette expérience particulière, avouant avoir fourni un grand effort afin d’éviter de se répéter : « La seule raison expliquant pourquoi l’enregistrement et la composition de l’album a pris tant de temps, c’est parce que j’ai déjà onze albums et celui-ci se devait d’être différent, d’avoir quelque chose d’unique, quelque chose qui pouvait ajouter un plus à l’histoire du groupe. J’ai donc prêté beaucoup d’attention à ça et beaucoup réfléchi. Je suis entré dans une sorte de méditation pour voir si j’avais des choses à dire. Donc après avoir passé beaucoup de temps dans cette méditation avec moi-même, je suis arrivé avec cet album. Je voulais créer quelque chose qui méritait d’être sorti. »

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Nouvelles Du Front   

Sakis s’en fiche


Dans une interview accordée à notre confrère Metalassault Sakis Tolis, chanteur/guitariste de Rotting Christ, vient d’affirmer qu’il ne « se souciait plus des ventes d’albums » effectuées par son groupe. Si le propos peut paraître a priori un peu déroutant, surtout venant de la part d’un musicien, le fait est qu’il est totalement compréhensible.

En effet, un artiste comme Rotting Christ qui vend selon les pays quelques centaines d’opus – ou quelques milliers – n’a aujourd’hui plus de raisons d’attendre ses ventes d’albums avec excitation. Car Rotting Christ, à l’instar de tant de formations, est dans un processus de studio/tournée automatique qui a fait évoluer avec le temps, et à cause de la triste conjoncture musicale, ses rentrées d’argent.

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