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Interview   

Sumac : sortir des conventions


Dire que Sumac est un groupe difficile d’accès est un véritable euphémisme. Rassemblé autour de Aaron Turner (ISIS, Old Man Gloom, Mamiffer), le trio américain développe une musique sombre, viscérale, urgente. Cultivant systématiquement la dissonance au sein de ses morceaux fleuves aux structures en apparence désarticulées, ses plages expérimentales bruitistes suffocantes et son chant guttural monolithique, Sumac donne du fil à retordre à quiconque tente de démêler cette toile musicale de prime abord inextricable et assez clivante. Puis, après avoir façonné ses repères, on comprend que chaque morceau est un voyage. Un voyage torturé, certes, mais systématiquement et méticuleusement sanctionné par un mouvement dont la puissance cathartique force la déférence, tout particulièrement en condition live. Et si le duo basse/batterie cimenté par Brian Cook et Nick Yacyshin s’impose comme un modèle de rythmique impactante, c’est surtout l’état de transe permanent du frontman qui marque le spectateur avisé.

C’est d’ailleurs quelques heures après leur performance au Hellfest 2019 que nous avons eu l’occasion de mener une longue discussion avec Aaron Turner sur le parcours de Sumac. Celui-ci nous livre de nombreux éléments sur les origines du projet, son identité propre, l’alchimie entre ses membres ainsi que le processus de composition. Dans le cadre de notre futur dossier sur le chant saturé, nous avons également pris le temps de recueillir son témoignage sur sa pratique et son expérience. Dans quel contexte a-t-il développé ce type de saturation ? Comment appréhende-t-il son chant au sein de chaque projet ? Quels impacts ressent-il sur sa santé et sa voix ? Le fondateur de Sumac nous partage son intensité, ses motivations et une vision de la musique particulièrement incarnée.

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