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Interview   

Mammoth WVH : le poids de l’héritage


Comment aborder sa carrière dans le rock quand on porte le nom de famille Van Halen et que son père n’est autre que l’un des guitaristes les plus révolutionnaires ayant existé ? Voilà la question épineuse qu’a dû se poser Wolfgang Van Halen, fils d’un certain Eddie Van Halen. D’autant qu’on le sait, les critiques ne sont jamais longues à dégainer, il en a lui-même fait l’expérience en remplaçant à quinze ans Michael Anthony, bassiste historique, au sein de Van Halen. C’est donc sous le patronyme de Mammoth WVH – qui parlera aux connaisseurs, tout en le détachant d’un nom lourd à porter – que Wolfgang a décidé de lancer son propre projet.

Œuvrant dans un heavy rock inspiré autant des Foo Fighters que d’AC/DC ou d’Alice In Chains, Wolfgang dévoile son vrai visage d’artiste, mais aussi de multi-instrumentiste, puisqu’il joue absolument tout. L’entretien qui suit était donc l’occasion de faire les présentations, en découvrant un petit peu plus qui il est, son parcours musical et, évidemment, la place de son regretté père dans sa vie.

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Interview   

Marty Friedman : monsieur l’ambassadeur


Marty Friedman est sans doute le plus japonais des Américains. Adopté par le pays du Soleil-Levant où il a déménagé en 2003, il y fait régulièrement des émissions de télévision et contribue à des éditoriaux dans la presse, en plus d’y tourner et d’avoir joué lors de la cérémonie d’ouverture du marathon de Tokyo quatre années de suite (en ayant bon espoir d’être à celle des Jeux olympiques de Tokyo). Le guitariste le leur rend bien en promouvant dans le monde entier la culture et la musique japonaises, notamment avec sa série d’albums Tokyo Jukebox. Si bien que le gouvernement japonais l’a officiellement nommé ambassadeur de l’héritage du Japon, allant jusqu’à lui commander un morceau officiel.

C’est donc à titre d’« ambassadeur » mais surtout d’amoureux du Japon qu’il propose l’album Tokyo Jukebox 3 dix ans après le second, un album de reprises spécialement conçu pour donner de l’entrain et de l’énergie – parfait pour faire du sport. Nous avons échangé avec Marty Firedman pour qu’il nous en parle et, notamment, partage avec nous son point de vue unique sur un des pays les plus fascinants qui soient.

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Interview   

Michael Schenker : 50 ans à chercher la tranquillité d’esprit


Il y a cinquante ans Scorpions s’apprêtait à enregistrer son premier album Lonesome Crow dans les Star Studios de Hambourg. Aux côtés de Klaus Meine et Rudolf Schenker – deux membres encore actifs à ce jour au sein du groupe –, le frère de ce dernier, âgé d’à peine seize ans, faisait ses premiers pas avec le tout premier morceau qu’il ait jamais composé : « In Search Of The Peace Of Mind ». Cinquante ans plus tard, Michael Schenker a marqué le monde du hard rock avec UFO, influençant plusieurs générations de guitaristes, et une carrière atypique, préférant faire les choses à sa manière plutôt que de succomber à l’appel de la gloire et de l’argent.

Aujourd’hui, mettant de côté le patronyme Michael Schenker Fest qui lui avait pourtant réussi, c’est en tant que MSG qu’il revient fêter son anniversaire. Pas d’inquiétude, la formule n’est pas si différente : avec une pandémie qui l’a obligé à faire de gros efforts et à réaménager son projet initial, il a pu compter sur une pléthore d’amis talentueux pour l’assister. Dans l’entretien qui suit, il nous résume la genèse de ce disque – déjà abordée en conférence de presse – et surtout revient sur ses premiers pas en tant qu’artiste. Il nous parle de sa créativité, de son instrument fétiche la guitare, d’anciens collègues et même d’autres musiciens ayant marqué l’histoire de la six cordes. Qu’il paraisse amer, enflammé, un brin faux modeste voire prétentieux ou philosophe, une chose qu’on ne peut reprocher à Michael Schenker, c’est de délivrer sa pensée sans filtre.

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Interview   

Embryonic Cells lutte contre l’immobilisme


Le rythme des sorties d’album d’Embryonic Cells est parlant. Autant les disques précédents étaient espacés de plusieurs années, autant Decline sort deux ans à peine après Horizon. Le guitariste chanteur Maxime Beaulieu l’admet volontiers, par le passé, le perfectionnisme pouvait parfois basculer vers l’immobilisme. Cette fréquence de sorties accrue est donc bien le signe d’une prise de conscience et d’une volonté d’enchaîner.

Le groupe bat donc le fer tant qu’il est chaud avec un album qui reprend les bases de Horizon et notamment de sa diversité vocale. La nouveauté et le défi de ce Decline résident notamment dans l’absence de claviers, Pierre Le Pape étant absent. Sa thématique, le déclin de l’humanité, trouve naturellement une forte résonnance dans le contexte de pandémie dans lequel sort le disque.

Nous avons détaillé cela avec Maxime, non sans avoir pris le temps d’évoquer sa fascination pour Eddie Van Halen, influence certes invisible dans la musique d’Embryonic Cells, mais fondamentale dans sa construction en tant que musicien.

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Éditorial   

Van Halen : des éruptions au paradis


… et l’annonce impensable tombe en pleine nuit, comme un couperet : Eddie Van Halen est mort. Ça fait mal, très mal comme pour la perte d’un ami proche. Quand on a connu les premiers albums du groupe et donc d’Eddie jusqu’à l’apothéose en 1984, on ne peut que ressentir une profonde tristesse. Quelque chose nous a été arraché, définitivement. Van Halen a accompagné tant d’entre nous dans une période aussi cruciale que notre adolescence insouciante ; la bande-son d’une génération.

Van Halen, une famille venue de Hollande au début des années 60 pour tenter sa chance à Pasadena, la côte ouest américaine qui fait rêver le monde entier. Eddie et son frère Alex baignent dans la musique dès leur plus jeune âge par l’intermédiaire de leur père. Après qu’ils aient tous les deux été initié au piano à un jeune âge, Eddie débute à la batterie tandis qu’Alex joue de la guitare. Les choses vont vite s’inverser pour se trouver à la bonne place. On connaît la suite : les débuts de Mammoth, l’arrivée du bassiste-chanteur Michael Anthony, suivie de celle du flamboyant David Lee Roth, un incroyable frontman à la voix chaude qui proposera au groupe le patronyme de Van Halen, tout simplement.

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News Express   

Eddie Van Halen est décédé


Le guitariste Eddie Van Halen du groupe VAN HALEN est décédé à l’âge de 65 ans après une longue bataille contre un cancer de la gorge. En savoir plus…



Nouvelles Du Front   

Van Halen : le nouvel album avance


Malgré sa notoriété, Van Halen sait avancer sans faire trop de vagues. Hormis, chaque année, depuis 2011, quelques spéculations et rumeurs dépassant rarement la consistance d’un bruit de couloir entourant la venue du groupe en Europe – toujours laissée de côté au profit de l’Amérique du Nord, du Japon, et même un petit détour par l’Australie -, le combo fait véritablement peu de barouf. Il avance, à son rythme, sereinement et tranquillement depuis qu’il a montré que même armé d’un album, A Different Kind Of Truth, composé de fonds de tiroirs (mais les fonds de tiroirs de VH ne sont pas ceux du tout-venant), il gardait toujours la forme et un sacré sens du hard rock.

Mais en restera t-il là ? Non. Le nouvel album est dans les tuyaux. Déjà évoqué en mars 2013 par Wolfgang Van Halen (fils d’Eddie Van Halen), bassiste du groupe (mais aussi de Tremonti, projet solo du guitariste d’Alter Bridge), c’est ce dernier qui en remet (indirectement) une couche. En effet, lui et le reste du groupe « mettent sur ​​pied un nouvel album ».

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Éditorial    Nouvelles Du Front   

Van Halen doit-il vraiment se justifier?


Eddie Van Halen a participé sur deux titres du nouvel album du rappeur américain LL Cool J. Rien d’aberrant à première vue quand on connaît le passé du guitariste californien et celui du rappeur, qui n’a rien d’un jeune premier. Pourtant, c’est bien des explications que Van Halen se sent obligé de donner pour justifier cette collaboration, notamment auprès des médias américains. Le guitariste est même invité par CNN à s’expliquer sur le sujet.

Il faut dire que la connivence entre les deux styles que représentent ces deux artistes a vécu. Au-delà de cette collaboration somme toute anodine, c’est le problème de la cohabitation des deux mouvements qui se pose. La collaboration rap-metal a difficilement survécu à la fin des années 90 et au début des années 2000 ; avec pour conséquence un vrai désamour du public, voire des médias pour la fusion ou le seul rapprochement de ces deux styles. Et si l’alliance musicale est un faux problème – un groupe comme Rage Against The Machine prouve à quel point les deux peuvent cohabiter et conserver le respect du pubic – alors le clivage interviendrait plutôt à un niveau d’ordre psychologique, voire sociologique.

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Nouvelles Du Front   

Van Halen : l’Europe, c’est encore loin


Après avoir passé la fin de l’année 2011 à critiquer le retour tourmenté de Van Halen, sa mauvaise communication (pour ne pas dire son absence) qui laissait place à toutes les rumeurs jamais contredites, mais aussi à des gaffes comme l’annonce de l’annulation d’une tournée européenne sans même avoir au préalable annoncé ladite tournée, enfin surtout après avoir eu droit à un beau début de tournée américaine début 2012, il n’était pas question de faire de même cette année. Le groupe a dû finalement annuler une trentaine de dates sur cette tournée américaine qui l’a justement empêché de venir en Europe en juin, eh bien, c’est dommage, surtout pour les Ricains, donc on ne se moque pas.

Et puis on veut bien les comprendre (qu’est-ce qu’on est magnanime !), peu après l’annonce, d’abord, du report de ces dates, Eddie Van Halen expliquait que c’est la fatigue qui les y poussait : « Nous avons eu les yeux plus gros que le ventre. Ce disque nous a pris beaucoup [d’énergie]. » Et dans ce même entretien, le guitar-hero disait : « En novembre, nous irons au Japon, et à la nouvelle année, nous pourrions faire quelque chose de spécial mais nous ne pouvons pas encore en parler. »

Mais il y a un mais…



Live Report   

Van Halen sonne le Bell de Montréal


On en aura dit des choses sur Van Halen en 2011. On s’en sera même moqué avec tout le bazar qui (en fait, depuis fin 2010) a entouré ce retour de la famille Van Halen en compagnie de David Lee Roth. Un come-back pavé de faux pas comme l’annonce de l’annulation d’une tournée européenne qui elle-même n’avait pourtant pas été annoncée.

Et puis, ils sont vraiment revenus. Annonçant une tournée nord-américaine, mais aussi avec un nouvel album, A Different Kind Of Truth, qui, sans être révolutionnaire, faisait tout de même honneur au reste de la discographie du groupe et nous faisait plaisir en nous rapportant un David bien en voix et un Eddie qui en avait encore (à nouveau ?) au bout des doigts. Et qu’importe que ce soit ou non d’anciennes compos tirées d’un tiroir et dépoussiérées. On a pris l’avion, franchi un océan, pour faire amende honorable auprès des flamboyants Californiens. Direction la Belle Province, Montréal et le Centre Bell.

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