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Interview   

Code Orange libère le monstre


Peut-on encore innover dans le rock, au sens large ? Quand la très grande majorité a abandonné l’idée, certains y croient encore fermement. Pour eux, c’est même une nécessité afin de redonner de la vigueur et une fraîcheur aux musiques dites « dures », que ce soit le metal ou le hardcore. Les Américains de Code Orange sont de ceux qui se sont donné pour mission de renouveler leur genre. Avec leur nouvel album Underneath, on ne peut que reconnaître qu’ils sont sur le point de gagner leur pari.

Certes Code Orange revendique toujours son appartenance à la famille du hardcore, certes les influences – comme celle de Nine Inch Nails – sont discernables et même revendiquées, pourtant il est difficile de définir ce qu’est Code Orange aujourd’hui. Jouant sur l’idée de dualité, conceptuellement comme musicalement, le quintet intègre une nouvelle strate à son art, une complexité sonore inédite, intégrant une dimension électronique moderne qui se mêle avec une facilité étonnante à l’esprit organique de ses racines. La réalité est qu’Underneath est le fruit d’un processus stakhanoviste.

Afin de mieux comprendre ce « monstre » musical que Code Orange libère des profondeurs avec Underneath, nous avons échangé avec le batteur-chanteur, mais également maître d’œuvre et concepteur du projet, Jami Morgan, qui défriche également le fond d’un album où tout est lié, pensé et délibéré.

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Nouvelles Du Front   

The Downward Spiral de Nine Inch Nails : la jeunesse de ses vingt ans


A bien y réfléchir, et parce qu’il est toujours facile de faire une analyse a posteriori, The Downward Spiral (1994) de Nine Inch Nails avait définitivement tout pour devenir un album de légende. Par rapport à son contexte temporel du début des années 90, âge d’or du Rock alternatif ; au vu de sa position dans la discographie de Reznor après un premier Pretty Hate Machine (1989) plus que prometteur ; et surtout compte tenu de l’ambiance unique, épique et grandiloquente dans la manière dans laquelle il sera enregistré au Pig Studio de Los Angeles. Un climat délétère, un Reznor destructeur et auto-destructeur, une panoplie de musiciens et techniciens de génie sur lesquels nous reviendrons : tout cela donne une sombre alchimie pour alimenter cette « spirale vers le bas ». Une spirale qui emmènera, dans une ironie singulière, Reznor vers les tréfonds de sa propre personne.

Mais ce qui avait peut-être été moins envisagé, c’est le rôle et l’influence immense que jouera finalement cet album sur un bon nombre de disques et de groupes, décomplexant le Rock dans l’usage de l’électronique, lui permettant un usage subversif de machines pour faire dans le brûlot pas seulement bruitiste mais également follement accrocheur et presque fédérateur. Bien plus qu’une pierre angulaire du mouvement Indus, The Downward Spiral est l’un des rouages essentiels de l’histoire du Rock, un pas plus loin que Pretty Hate Machine.

Sorti en mars 1994, The Downward Spiral vient d’avoir 20 ans.

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Nouvelles Du Front   

Joey Jordison (Slipknot) : première échographie de son nouveau bébé


Alors que Slipknot avance, à son allure, mais indéniablement vers un proche retour en studio, Joey Jordison, lui, lâche du lest. La capacité créatrice du musicien étant arrivée à son paroxysme sans crier gare. Car, pour le batteur, créer et composer n’est autre que son travail. Or, ce travail ne doit pas être bridé, ni même rangé dans un tiroir afin de l’y laisser se faire oublier. Et, un peu comme la soudaine renaissance de Murderdolls pour accoucher d’un second opus en 2010, le Numéro 1 s’ouvre la voie d’un nouvel exutoire artistique avec ce nouveau projet encore sans nom.

Même s’il reste évident que l’esprit du batteur est, encore et toujours, essentiellement tourné vers Slipknot, ce projet ci – même né d’une probable frustration à composer seul dans son coin – ne semble pas dans l’esprit du batteur comme un simple coup dans l’eau, ou un side-project voué à finir tel Murderdolls. Et pour Jordison, cette formation est même au-delà d’un simple groupe, à l’en croire.

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    Slipknot @ Lyon
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