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Interview   

Tesseract : vers une autre dimension


Toute crise, malgré le malheur qu’elle génère, a tendance à être un vecteur d’évolution et à créer des bonds en avant. Durant la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, l’industrie de divertissement et de la musique en particulier a pris un sacré coup, mais ce que l’on a aussi vu, c’est de nombreux artistes se retrousser les manches et s’adapter, notamment par le biais de la démocratisation du concept de live stream. En l’absence de public, certains groupes ont essayé de compenser cette énergie physique, viscérale, qui fait tout le charme des concerts en proposant une expérience différente. Tesseract, habitué à relever des défis, est de ceux-là avec le live stream baptisé Portals. Un live stream ambitieux, travaillé, où se rejoignaient musique, visuels et récit pour plus de deux heures de spectacle.

A l’occasion de la sortie physique de Portals, Amos Williams, le bassiste du groupe qui fête cette année les dix ans de la sortie de son premier album One, nous relate leur expérience, comment celle-ci changera vraisemblablement l’avenir du groupe et ce que l’industrie gardera des nouveaux développements apportés par cette période inédite.

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Interview   

Tesseract ne perd pas le nord


Amos Williams - TesseractAssocié depuis ses débuts à la mouvance djent, et bien qu’étant toujours attaché à la communauté qu’elle représente, Tesseract revendique aujourd’hui voguer vers des horizons plus alternatifs et progressifs, citant des références comme Tool ou Deftones voire Muse comme points de rapprochements. Il est d’ailleurs intéressant de lire le bassiste Amos Williams décrire ci-après le cheminement du groupe anglais depuis un premier album, One, où ils avaient encore l’impression de devoir se conformer à certains codes, au nouvel album Polaris, où le groupe s’assume dans ses envies. Tesseract sait où il va et ce qu’il veut, conforté par le retour de Daniel Tompkins au micro, qui succède à Elliot Coleman et Ashe O’Hara, et le semblant de stabilité que cela lui offre dans une carrière marquée par le turnover des chanteurs, dont nous parle également en détail le bassiste.

A vrai dire, beaucoup de sujets ont été abordés avec Williams qui, depuis la Chine où il nous apprend aujourd’hui résider, répond avec beaucoup de précision et pragmatisme : le thème de l’album inspiré par la fausse immobilité de l’étoile Polaire, le rapport du groupe à la technologie, son jeu de basse singulier pour lequel il dit s’inspirer de pratiques de batteurs, etc. Et puis impossible de passer à côté de cette expérience unique et étonnante en Laponie, où le groupe s’est produit dans le grand nord, sous un froid mordant et sur une scène constituée de glace attenante à un igloo géant. Un entretien long mais riche en enseignements sur le groupe.

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    The Old Dead Tree @ Savigny-Le-Temple
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