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Interview   

Saint Vitus boucle la boucle


Quarante ans de doom : voilà comment résumer en quelques mots la carrière de Dave Chandler. Tête pensante des pionniers de Saint Vitus, l’Américain aux riffs écrasants et aux solos électriques a contribué à forger plus qu’un son : un genre à part entière. Et c’est aux sources de ce genre que le quatuor revient avec le bien nommé Saint Vitus (!), son neuvième album : plus encore que l’allusion plus qu’évidente au titre de son premier opus (intitulé… Saint Vitus), c’est le retour de Scott Reagers au chant qui semble boucler la boucle. Modèle de spleen, de poisse et de persévérance, le groupe qui, entre le départ obligé de son leader Wino et la maladie de Mark Adams, en a toujours gros sur la patate, continue à tracer sa route envers et contre tout.

Et c’est de spleen, de poisse et de persévérance justement qu’on a discuté avec Dave Chandler : il revient pour l’occasion sur les derniers remous auxquels a dû faire face le groupe et, plus généralement, sur ces quarante ans de doom.

Lire l’interview…



Live Report   

La soirée des Branques


Le 22 Novembre dernier se produisait le superband Shrinebuilder à l’Épicerie Moderne. Une phrase et voilà déjà cinq bonnes raisons de s’en jeter une bonne plâtrée dans les portugaises.

Primo : le 22 Novembre, on se fait généralement chier. Preuve à l’appui : le 22 Novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy notait très scrupuleusement à bord de sa limousine : « ouh, merde, fais chier » (traduction approximative).

Secondo : Feyzin est à coup sûr une ville magnétique. Cette étrange aura ne vient pas des innombrables poissons à trois yeux que l’on peut pêcher dans les environs, ni même de l’épaisse nébuleuse verdâtre s’échappant de l’usine pétrochimique (bâtie sur un cimetière indien) et recouvrant insidieusement la ville passé minuit. Cette influence métaphysique résulte encore moins de ses aimables riverains qui, chaque jour, prennent plaisir à jouer les figurants pour un hypothétique film de Romero. Non. Feyzin est confusément troublante de par sa pizzeria ; comment un pizzaiolo peut-il avoir la suffisance de baptiser d’un simple et navrant « Dolce Pizza » son antre à orgasmes culinaires ? Voilà qui est bien suspect. Serait-il sous influences occultes ? Protégé par Baal ? Ou est-ce la marque d’un foutu lycanthrope en plein suicide social ?

Bref, il y avait jadis la Zone 51 ; il y a aujourd’hui Feyzin.

Alors, on y va ?



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