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News Express   

Le dernier album de Johnny Winter sortira à titre posthume en septembre


Le bluesman Johnny Winter verra son ultime opus, intitulé Step Back, sortir à titre posthume le 2 septembre prochain chez le label Megaforce Records. En savoir plus…



Nouvelles Du Front   

Johnny Winter : une légende s’éteint


Un nouveau voile noir vient d’être déposé dans la galerie des légendes car Johnny Winter n’est plus. C’est le site American Blues Scene qui s’est fait le premier le porteur de la triste nouvelle, citant pour cela des sources proches qui peuvent bien être la musicienne Jenda Derringer, femme de Rick Derringer, ancien membre du groupe du bluesman – mais aussi de son frère Edgar Winter – dans les années 70. Une information confirmée plus tard par l’entourage direct de l’artiste via un message sur Facebook : « L’icône texane du blues Johnny Winter s’en est allé le 16 juillet 2014 dans sa chambre d’hôtel à Zurich, en Suisse. Sa femme, sa famille et les membres de son groupe sont tous attristés par la perte de cet être aimé et l’un des meilleurs guitaristes au monde. Un communiqué officiel plus détaillé sera diffusé en temps approprié. » Johnny Winter était alors en tournée européenne des festivals, il avait deux jours plus tôt participé au Cahors Blues Festival et devait dès la semaine prochaine repartir arpenter les scènes américaines ; l’exemple même d’un artiste à l’amour inépuisable pour la musique qui aura vécu pour celle-ci jusqu’au bout.

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Galerie Photos   

Johnny Winter @ Olympia, Paris, France – 07/04/2013




Live Report   

Johnny Winter : un soir avec une légende


On dit que les gens qui ont été à Woodstock en ce mois d’août 1969 ont une aura particulière, qu’il est comme inscrit dans leur chair qu’ils y étaient. Ces acteurs et spectateurs du plus mythique des festivals de rock forment ainsi une ethnie à part ; au moins est-ce ce qu’ils disent eux-mêmes, ces citoyens de la « Nation Woodstock ».

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette génération ? Combien des artistes qui ont foulé les planches au milieu du champ de la ferme de Max Yasgur sont partis en fumée, souvent de manière dramatique : Hendrix, Joplin, Keith Moon et John Entwistle (The Who), Felix Pappalardi (Mountain), Jerry Garcia (Grateful Dead)… C’est presque miraculeux qu’un homme comme Johnny Winter soit encore vivant.

Quarante-deux ans après ces « trois jours de paix et de musique » uniques dans tout le XXe siècle, des années marquées par l’alcool et l’héroïne qui auraient bien pu l’emporter vers la même scène céleste qu’Hendrix, le voilà pourtant, allez savoir par quel procédé magique, qui passe par la « petite » salle de la Tannerie de Bourg-en-Bresse pour partager un peu de la légende avec un public un millier de fois moindre que celui de Woodstock.

Légende, c’est parfois un mot très galvaudé, usé jusqu’à la corde et qui finit par ne plus rien signifier du tout, à peine un peu de poudre aux yeux. Avec Johnny Winter, le mot retrouve tout son sens et sa dorure. Le guitariste est en soi déjà un être fantastique, comprenez par là qu’il pourrait sortir d’un livre de conte, l’albinos au frêle physique d’elfe avec ses longs cheveux blancs et ses fins doigts magiques et qui a survécu aux divers poisons qui ont traversé ses veines sous sa peau pâle, quasi translucide. Mais il n’en est pas sorti indemne et nous en reparlerons plus après. Mais sachez au moins que, tandis que nous roulons vers la capitale bressane, mon pilote me conte qu’il y a quelques années de cela on lui avait dit que Johnny Winter était mort, ce à quoi il avait été prêt à croire. Les légendes ressemblent aussi à ça… Puis le héros ressurgit d’on ne sait où.

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