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Interview   

Une singularité nommée Devin Townsend


Devin Townsend a toujours été un artiste difficile à suivre d’un album à l’autre. Maintenant, avec Empath, il va être difficile à suivre d’une chanson à l’autre… D’aucuns argueraient que c’est précisément parce qu’il est capable d’une telle disparité, et de la maîtriser, que Devin Townsend est aussi génial. En réalité, Devin Townsend est génial parce qu’il est honnête, en phase avec l’expérience « brutale, intense, à multiples facettes et belle » qu’est la vie, et Empath est peut-être son album le plus honnête, y fourrant tout ce qui lui passait par la tête, sans compromis (remercions Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback, pour ça), sans arrière-pensée.

Ce qui ne signifie pas que Devin Townsend ne pense pas. Oh que non ! Si bien, et les lecteurs réguliers de ses interviews le savent, qu’un journaliste qui l’interroge a parfois l’impression d’endosser le rôle de thérapeute, cherchant à démêler son rapport aux émotions, à reconstituer le fil des événements menant à l’acte de création de l’oeuvre, à remonter le fil des pensées de l’artiste pendant que celui-ci continue de se dérouler sous ses yeux…

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Interviews   

Chloe Trujillo: the part of humanity we needed


When most people have only one passion, or at least dedicate themselves regularly to it at best, Chloé Trujillo has always done everything to devote herself completely to all her passions and since her childhood, her life to diverse forms of art, ranging from singing to painting.

A hereditary passion, probably, maintained by a family environment swarming with artists of any kind (her grand-parents were musicians and her parents designers) and by a taste for escape through spirituality which was amazingly inspired by her science studies. “Amazingly”, because we would naturally have a tendency to match art and science, whereas for Chloé, both are mixed. Mathematics can make the imagination work, just like the search for an artistic alchemy can come from a logical one.

The meaning and the profound reason of her art grow on Chloé only afterwards. She finds indeed sad that medias in general favour some artistically empty hits and that creativity is not encouraged. Whether it is by the medias or the French educative system, which she compares to the american one, maybe less academic, but more attractive and modern.

These human views are well needed by our « plastic » society which is maybe discovering them again. A simplicity which makes the commercial monster that is Metallica (« the family » as she names it), which her husband Robert Trujillo is part of, more human. During this very long interview (one hour and a half !) that a really friendly and natural Chloé gave us, we nearly reach the Metallica myth, but with an unconventional look, the one of an everyday wife. And, through numerous anecdotes, we discover a charming couple, a family which tries to be discrete, instead of its notoriety. An enjoyable read that we strongly recommend, hoping that some people will avoid seeing only business in a successful band.

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Interview   

Chloé Trujillo : la part d’humanité dont on avait besoin


Quand la plupart n’ont qu’une passion, ou du moins ne se consacrent régulièrement (au mieux) qu’à une seul d’entre elles, Chloé Trujillo a toujours tout fait pour se consacrer pleinement à chacune d’entre elles et consacre, et ce depuis sa tendre enfance, sa vie à la pratique de diverses formes d’art, allant du chant à la peinture.

Une passion probablement héréditaire, entretenue par un environnement familial grouillant d’artistes en tout genre (ses grands-parents étant musiciens et ses parents designers), un goût pour l’évasion par la spiritualité qui lui a été étonnamment inspiré par son étude des sciences. « Étonnamment » car on aurait naturellement tendance à vouloir opposer art et science tandis que pour Chloé ils sont entremêlés. Les mathématiques peuvent faire travailler l’imaginaire tout comme la recherche d’une alchimie artistique peut découler d’une recherche de logique.

Le sens et la raison profonde de son art ne s’imposent à Chloé Trujillo qu’après coup. L’artiste trouve à ce titre dommage que les médias favorisent trop des hits artistiquement vides et que la créativité ne soit pas encouragée. Que ce soit par ces médias ou le système éducatif français, qu’elle oppose à celui des États-Unis, peut-être un peu moins académique, mais plus actuel et engageant.

Un discours humain dont notre société « en plastique » a bien besoin et qu’elle est peut-être même en train de retrouver petit à petit. Une simplicité qui humanise le monstre commercial inaccessible dont fait partie son mari Robert Trujillo au sein de Metallica (« la famille » telle qu’elle l’appelle). Au cours de cet entretien fleuve (1h30 !) que la très sympathique et naturelle Chloé a accepté de nous accorder, on touche de très près le mythe de Metallica, mais avec un regard décalé, celui du quotidien d’une épouse. Et, à travers de nombreuses anecdotes, on y découvre un couple charmant, une famille qui essaie de se faire discrète malgré sa notoriété. Une lecture réjouissante et que nous recommandons chaleureusement dans l’espoir d’éviter à certains de ne voir en un groupe à succès que du business.

Lire et écouter l’interview…



Nouvelles Du Front   

Rob Zombie en studio avec Frank Zappa



Rob Zombie est actuellement en studio et si vous avez suivi, vous le saviez déjà. Ce qu’on sait aujourd’hui grâce à quelques messages du monsieur en question, c’est qu’il ne leur reste « plus qu’une semaine d’enregistrement avant de commencer le mixage. » Il affirme même (mais, bon, ils disent tous ça) : « Je peux facilement dire que c’est mon meilleur disque. Un combo parfait de ce qui fut et de ce qui maintenant est. Très différent de ce que je fais depuis longtemps. »

Et à l’heure actuelle, Rob enregistre ses parties vocales et il porte un T-shirt Frank Zappa. Et c’est tout. L’actu est aussi morte qu’un hérisson écrasé sur une autoroute en plein mois d’août et on avait le choix entre le T-shirt de Rob Zombie et mettre une femme à poil sur le site. D’ailleurs, votre avis concernant ce genre de dilemme nous intéresse.



Potin   

Monsieur et madame Wylde ont un fils, comment l’appellent-ils ?


Il y avait déjà Jesse (filleul d’Ozzy Osbourne qui plus est), Hayley Rae et Hendrix. Et voici que Zakk Wylde et sa femme Barbaranne viennent de leur apporter un petit frère. Il est né hier soir, 4 juillet, il pèse 3,6 kg et mesure 53,3 cm… et il s’appelle Sabbath Page Wielandt (ce dernier étant le vrai nom de famille de son père).

Ha, c’est sûr que, si on n’avait fait qu’une news pour vous dire que le Berserker était papa pour la quatrième fois, vous auriez trouvé ça neuneu, pas (assez) metal. Mais là, comment être plus metal qu’en s’appelant Sabbath Wylde ? Sans oublier le Page au milieu. Alors là, on espère que le petit Hendrix ne sera pas trop jaloux d’avoir un petit-frère au nom aussi puissant, si ce n’est plus, que le sien…

Évidemment, certains vont relancer le débat sur les prénoms bizarres, idiots ou sortis d’on ne sait où que donnent les célébrités à leurs enfants. Hendrix passait encore bien, ça peut faire un très bon prénom, et même plutôt cool. Mais avec le petit Sabbath Page, on ne peut s’empêcher de se dire que ça pourrait, un jour ou l’autre devenir difficile à porter ; un peu comme le fils de David Bowie, Zowie, qui préfère qu’on l’appelle Duncan. Mais cette particularité, ce qui fait qu’un enfant peut se sentir unique, avec une forte identité, peut aussi être parfaitement assumée ; comme l’ont fait les enfants de Frank Zappa : Moon Unit, Dweezil, Ahmet Emuuka Rodan et Diva Thin Muffin Pigeen.

En tout cas, une chose est sûre, si dans les familles chrétiennes, par exemple, on privilégie les prénoms des saints pour nommer ses enfants, alors on n’a plus aucun doute sur le fait que la religion de Zakk Wylde est le rock.

Voir une photo du petit Sabbath.



Song For The Deaf   

Serj Tankian l’a compris, pourquoi pas vous ?


J’ose le dire, l’affirmer, le clamer haut et fort, même au risque de tomber dans un dégoûtant prosélytisme sectaire : celui qui ne s’est jamais intéressé à l’œuvre de Frank Zappa ne peut pas dire qu’il y connaisse quoi que ce soit à la musique du XXe siècle ! Sans avoir fait ne serait-ce que la plus petite expérience de l’imposant héritage de cet artiste, celui qui se tournera un jour vers le paysage de sa connaissance de la musique moderne verra à jamais dans ce tableau une faille immense défigurant ses prétentions de mélomane. Et cela vaut pour tout un chacun : chevelu, tondu, rastaquouère ou entre deux.

Mais vous pouvez être sauvés, ô mes frères et mes sœurs (ouh la, oui, ça y est, je vire au fichu prédicateur) car tout n’est pas perdu ! Bin, oui, ce n’est pas comme si toute la disco du moustachu avait disparu avec lui de la surface du Globe, en 1993, année de sa mort, parbleu ! Avec plus de soixante albums sortis de son vivant (et ce sur moins de trente années de carrière, excusez du peu), ça ne va pas se volatiliser comme… Bref. S’il faut faire votre catéchisme en la matière, voilà une première prise facile pour les oreilles les moins entraînées à la musique aussi géniale que variée, aussi complexe que déglinguée de Zappa, grâce à une voix que vous connaissez sans doute mieux : celle du chanteur de System Of A Down Serj Tankian.

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    Dana Fuchs @ Massy
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