L’art de la guerre est un concept que les Allemands maîtrisent plutôt bien. Pour preuve, celle qui a été initiée chez Accept dure depuis 1987 et le départ du chanteur Udo Dirkschneider pour former U.D.O. Depuis, c’est envoi régulier de missiles sous forme de petites phrases assassines dans les médias et échange d’agents doubles (les musiciens passant d’une formation à l’autre). Si Udo semble avoir emporté l’âme du groupe, le nom est resté aux mains du guitariste Wolf Hoffmann. A lui d’en faire bon usage et de ne pas commettre l’album qui ferait tache à côté de Balls To The Wall, Restless & Wild ou Metal Heart.
La nouvelle arme de la bande à Wolfie vient de sortir : elle s’appelle Humanoid. Et elle semble privilégier l’efficacité par rapport à la modernité. La grosse machine à riffs est de sortie (avec trois guitaristes dans le line up, c’est la moindre des choses) et mitraille en rafales. « Diving Into Sin », « Frankenstein » ou « Southside Of Hell » sont heavy, solides mais sans imagination. Du pur heavy parfois rapide, sans plus. On retrouve bien quelques chœurs typiques comme sur « Man Up » ou « Nobody Gets Out Alive » mais sans atteindre un « Princess Of The Down » ou « Russian Roulette ». Pour les amateurs de « hooohoo » grandiloquents, c’est désormais chez Sabaton, Hammerfall, Powerwolf ou… U.D.O. que ça se passe. Certes, Mark Tornillo fait plutôt bien le job avec sa voix éraillée, mais il reste à des années-lumière de son prédécesseur. Et puis au milieu de cet océan de riffs plombés, il y a le coup d’épée dans l’eau : « Ravage Of Times », une ballade essoufflée, inutile et qui porte bien son nom. En définitive, Humanoid est un album de heavy metal traditionnel correct mais certainement pas un grand album d’Accept. Et c’est une sacrée différence.
Clip vidéo de la chanson « The Reckoning » :
Clip vidéo de la chanson « Humanoid » :
Album Humanoid, sortie le 26 avril 2024 via Napalm Records. Disponible à l’achat ici





























Décidément avec les superbes albums récentes de Judas, Saxon, Anvil et maintenant Accept…Excellent album, mélodique et accrocheur, des solos incandescents un riffing épique, un heavy metal boosté par une prod rutilante, du très grand Accept ! Ca va être forcément un blitzkrieg d’acier en concert avec ce panzer Heavy metal teutonique.
Je vous trouve un peu dur. Mais il faut dire que j’ai la chance d’avoir eu une révélation, il y a quelques années. Accept, pour moi, c’était terminé depuis le départ de Udo Dirkschneider. J’ai écouté le premier album du groupe sans Udo, et je l’ai vite oublié pour m’adonner avec un grand plaisir à la florissante carrière de U.D.O. (le groupe).
Et puis il y a quelques années, donc, par curiosité, j’ai écouté l’un des albums récents d’Accept avec Mark Tornillo. Et là, BLAF, la claque. La révélation, ça a été de me dire que, certes, ça n’avait plus grand chose à voir avec le Accept de mon adolescence, mais que c’était sacrément bon ! C’est autre chose, voilà. Il faut simplement faire le deuil du Accept des années 80-90 pour savourer l’actuel. Hormis U.D.O., je ne connais aucun groupe qui pratique un heavy metal aussi fidèle à la définition littérale de « heavy metal ». Non seulement Tornillo a un registre vocal un peu plus étendu que Dirkschneider, mais Hoffmann est au sommet de son art avec des solos de guedin.
Bref. Je n’ai pas encore écouté le dernier album mais je suis quasiment certain qu’il va pas me déplaire.