Formé il y a tout juste trente ans, Arch Enemy a, à sa manière, au sein d’une scène suédoise death mélodique bouillonnante, apporté sa propre contribution à la longue dynastie du metal. Il a su faire les bons choix, en particulier en matière de frontwoman, et avoir la bonne formule musicale pour être porté aujourd’hui dans la sphère des groupes qui comptent.
Pour autant, le guitariste, compositeur et fondateur Michael Amott n’oublie pas d’où il vient, toujours attaché à l’underground, notamment celui des années 80 d’où il a déniché, pour le douzième album du groupe, Blood Dynasty, en bon collectionneur – et même « archéologue » – qu’il est, une reprise de « Vivre Libre », chanson du groupe français Blasphème datant de 1985. Une petite sucrerie qui fait du bien et contribue à apporter un petit peu de fraîcheur à ce nouveau cru de la formation suédo-canado-américaine. Amott nous en parle dans l’entretien qui suit, évoquant autant sa routine quotidienne de composition qu’une forme d’introspection qui transparaît dans certains de ses textes.
« Pour moi, la musique, c’est comme le sexe, c’est plus marrant de pratiquer que d’en parler. »
Radio Metal : Le 3 décembre dernier, le groupe a joué tout un concert au Mexique sans Alissa, qui avait contracté une infection bactérienne. Comment as-tu vécu cette étrange situation, à devoir jouer majoritairement en instrumental ?
Michael Amott (guitare) : Je n’ai pas du tout trouvé ça étrange. C’était marrant ! J’ai bien aimé, car c’était différent. Tu sais, la musique d’Arch Enemy est toujours instrumentale, jusqu’à ce que nous rajoutions le chant tout à la fin en studio, donc personnellement j’ai l’habitude d’entendre des versions instrumentales de nos morceaux. Mais pour les fans, bien sûr, c’était quelque chose d’unique. Ma vision initiale pour le groupe, lorsque je l’ai formée il y a près de trente ans, était d’avoir beaucoup de mélodie mélangée avec le côté heavy et les sons plus extrêmes, et quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps, l’aspect mélodique vient des guitares. La conséquence est donc que celles-ci font un peu office de chanteuses, finalement.
Blood Dynasty est le premier album depuis le départ de Jeff Loomis en décembre 2023. Il avait été très créatif à l’époque de Nevermore et en solo, ce qui ne semblait pas possible avec Arch Enemy. Penses-tu qu’il était voué à partir un jour pour se concentrer sur sa propre musique ?
Ce serait vraiment une question pour lui. Je ne peux pas répondre à sa place, car je ne sais pas trop. Il nous a donné des raisons pour son départ, mais elles sont très personnelles et n’avaient rien à voir avec la musique. Le fait est que j’ai créé ce groupe pour pouvoir écrire ma propre musique et la sortir, et c’est ce que je fais. Mais il m’arrive aussi de recevoir des idées d’autres gens, comme par le passé mon frère Christopher. D’ailleurs, j’écris beaucoup avec Daniel, notre batteur, qui se met parfois à la guitare, car il sait aussi en jouer. Toutes les chansons de l’album ont été composées par nous deux, en dehors de la reprise.
Tu as déclaré : « Faire de la musique est un processus naturel, presque quotidien, il peut donc être difficile de déterminer précisément quand chaque chose a été conçue. » As-tu une routine de composition quotidienne ou est-ce l’inspiration du moment qui te guide ?
C’est un peu une routine dans le sens où, par exemple, quand je suis à la maison, je me lève, je fais les choses que je veux faire et ensuite, je m’assois pour jouer de la guitare pendant quelques heures, et je fais ça tous les jours. Ce n’est pas tous les jours que quelque chose de génial en ressort [rires], mais si tu ne le fais pas, c’est sûr que jamais rien ne ressortira, pas de bonne musique, de riff, de mélodie, d’idées. Il n’y a pas de moment particulier qui favorise l’inspiration, un bon jour est un bon jour. Je pense que c’est pareil pour tout le monde : certains jours, on se sent mieux et on se retrouve à faire quelque chose de super au travail ou peu importe le contexte. Je pense donc que c’est bien de maintenir une discipline et de le faire tous les jours, et c’est ainsi qu’on obtient de bonnes chansons que les fans apprécieront plus tard. Même en tournée, si je peux me poser pour composer, je le fais. Je n’appellerais même pas ça composer, je me contente juste de jouer de la guitare. Je ne m’entraîne pas comme je le faisais quand j’étais adolescent et que j’apprenais à jouer, je sais déjà jouer de la guitare, donc j’improvise, je trouve des idées et je les enregistre toutes. Je ne suis pas en train de dire que je compose des chansons complètes, ce sont juste des petites parties musicales que je trouve. Ce sont des petites briques qu’on peut assembler pour construire des chansons. C’est ainsi que j’ai toujours procédé. Je trouve que c’est plus naturel que de ne pas composer pendant neuf mois puis, d’un seul coup, essayer d’écrire un album en deux semaines.
« Je collectionne les disques depuis longtemps, je connais plein de groupes de la scène française dont j’ai tous les albums originaux, etc. […] J’ai toujours été un grand archéologue musical [rires]. J’aime bien comprendre comment tout est lié, comment une chose a influencé une autre, comment une autre scène a émergé de ça, etc. »
Lors de l’annonce de l’album, tu as dit qu’il « repousse les limites de ce que [vous] av[ez] fait jusqu’à présent ». D’un autre côté, vous avez toujours mis un point d’honneur à rester fidèles à vos racines et à ne pas essayer de réinventer la roue. Alors, que signifie « repousser les limites » dans l’univers d’Arch Enemy ?
Je ne crois pas avoir dit ça, en fait ! Je pense que quelqu’un d’autre l’a écrit dans le dossier de presse en le faisant passer pour une citation [rires], ou alors peut-être que je l’ai dit, peut-être que j’ai effectivement dit que nous repoussons les limites… Je pense que nous repoussons les limites dans le sens où… Je ne sais pas… Il faudrait que j’invente un truc [rires]. Je n’en ai aucune idée ! Tout le monde a des opinions différentes sur la musique. A chaque fois que nous sortons une nouvelle chanson ou un nouvel album, certaines personnes disent que c’est plus heavy, d’autres que ce n’est pas aussi heavy que le précédent, que c’est plus rapide ou plus lent… Ecouter de la musique est une expérience très subjective. De façon générale, pour moi, la musique, c’est comme le sexe, c’est plus marrant de pratiquer que d’en parler. En fait, c’est un album que nous avons enregistré il y a un an et il a été écrit durant les deux années précédentes. Pour moi, une grande partie de son contenu est déjà vieux de deux ou trois ans. Je ne suis donc plus aussi surexcité qu’au moment où nous l’avons fait, mais nous nous sommes bien éclatés à le faire. Nous avons essayé différentes idées, travaillé avec différentes personnes, c’était une bonne expérience. Après, ce sera aux fans de décider quelle sera sa place parmi nos autres albums.
Une autre chose que tu as pu dire est que « la règle du metal, c’est de toujours essayer de dire la même chose, mais de manière légèrement différente ». Crois-tu vraiment qu’une telle règle existe dans le metal ?
C’est un commentaire un peu sarcastique que j’ai fait. Les gens n’aiment pas trop que les groupes changent. Tu tombes amoureux du son d’un groupe à un certain point de sa discographie, quand tu as un certain âge où tu es peut-être particulièrement réceptif à ce style et ça te marque. Ensuite, dans bien des cas, quand c’est une subculture comme le metal, tu veux que cet artiste reste le même. C’est pourquoi on voit des gens qui aiment les groupes seulement jusqu’à certains albums, ce que je comprends parfaitement, donc pas de souci. J’ai moi-même été comme ça en tant qu’auditeur. Cela étant, la différence est que lorsque j’étais gamin et que je trouvais que mon groupe préféré avait fait un album merdique, il n’y avait pas internet, donc les gens n’avaient pas à m’écouter. J’étais juste un petit merdeux et personne n’avait à écouter mon avis, ce qui était parfait [rires]. Les temps ont donc changé à cet égard, probablement en bien et en mal, comme la plupart des choses. Il y a du bon et du mauvais à tout.
La plus grande surprise de l’album est sans aucun doute « Vivre Libre », non seulement parce qu’elle est entièrement chantée en clair, mais aussi parce que c’est une reprise du groupe de hard rock français des années 80 Blasphème. Comment diable avez-vous eu l’idée de faire ça ?
Nous avons fait pas mal de reprises par le passé et généralement, voire à chaque fois, c’était des titres bonus pour l’édition spéciale d’un album ou pour le marché japonais. A l’origine, c’était aussi le cas de cette reprise. Nous avions déjà repris des morceaux vraiment obscurs par le passé. Parfois, c’est amusant de reprendre quelque chose de très familier en le changeant et, parfois, c’est sympa de s’attaquer à quelque chose de très obscur, profondément enterré dans l’underground. Enfin, je connais bien ce genre de groupe. Je collectionne les disques depuis longtemps, je connais plein de groupes de la scène française dont j’ai tous les albums originaux, etc. Et pas seulement de la scène française, mais partout dans le monde. J’aime la scène metal des années 80 de plein de pays, Hongrie, République tchèque, Russie, Japon… Il existe plein de metal vraiment cool au-delà des grands noms dont on entend parler tous les jours. Donc pour moi, ce n’est pas aussi spécial que ça, d’une certaine façon, car c’est le genre de musique que j’aime écouter et collectionner, mais pour nos fans, je pense que c’est quelque chose de différent et de cool. Même Alissa ne connaissait pas ce morceau et ce groupe, elle les a découverts grâce à moi [rires].
« Il faut d’abord se satisfaire. C’est presque comme dans n’importe quelle relation : il faut s’aimer avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre [rires]. Je trouve que c’est un peu pareil avec la musique. »
Quelle a été ton expérience de la scène hard rock et metal française ?
Je l’aime beaucoup, simplement en tant que fan. Elle est assez unique. Evidemment, en grande partie parce que les paroles sont souvent en français chez ces groupes [des années 80], donc je suppose que ça en faisait une scène assez isolée, car peu sont sortis de France. Il y a bien Sortilège qui a fait des albums en anglais, tout comme Trust. Un groupe comme Nightmare a toujours chanté en anglais. Mais la plupart du temps, c’était en français, et c’est peut-être ce qui rendait ça intéressant, car c’était unique. C’était une partie intéressante de ce chapitre de l’histoire du heavy metal. J’aime cet album de Blasphème [Désir De Vampyr, 1985]. J’aime aussi le premier, mais je préfère le second, celui dont est tirée la chanson que nous avons reprise. J’aime bien sûr Sortilège, H-Bomb également… Il y en a tant. J’aime Trust aussi, mais c’est un peu plus rock. J’aime Warning, mais c’était plus hard rock que metal, je suppose – ils avaient un chouette guitariste. Il y a plein de bonnes choses !
L’utilisation du chant clair s’est développée sur Blood Dynasty avec le refrain de « Illuminate The Path » et sur « Vivre Libre ». Votre expérience avec cet élément sur Will To Power et Deceivers et la façon dont ça a été accueilli vous ont-elles confortés dans l’idée d’aller plus loin ?
Les réactions étaient un peu mitigées, en fait, car certaines personnes détestent le chant clair et d’autres adorent. Certaines en veulent plus, d’autres en veulent moins. Nous faisons simplement ce que nous pensons convenir à la chanson sur le moment. La plupart du temps c’est du scream, du chant extrême et de la voix death metal, très agressive, et je ne pense pas que ce soit un mal de balancer de temps en temps une atmosphère différente. Ça enrichit la musique. Pour moi, ce n’est pas vraiment un souci. Pour certaines personnes, ça semble l’être, dans les deux sens : soit elles aiment tellement qu’elles en veulent plus, soit elles détestent et elles en veulent moins. Pour moi, c’est juste de la musique. Ça fait partie du metal. La majorité des musiques metal que j’écoute ont du chant clair, en dehors du vieux death metal avec lequel j’ai grandi.
J’imagine que si vous écoutiez les fans, vous ne feriez pas grand-chose…
Oui, on ne peut pas les écouter. Nous devons faire de la musique que nous aimons nous-mêmes et que nous avons envie de jouer. Il faut d’abord se satisfaire. C’est presque comme dans n’importe quelle relation : il faut s’aimer avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre [rires]. Je trouve que c’est un peu pareil avec la musique, et même avec n’importe quel type d’art. On ne peut pas écrire un poème dans l’espoir que les gens vont l’aimer. La pure expression de soi est la voie à suivre, et ensuite, avec un peu de chance les gens aimeront… ou pas. C’est tout à fait normal de ne pas aimer, ce n’est pas du tout un problème. Ce n’est pas encore un crime [petits rires].
Et pour l’instant, ça semble vous réussir…
Oui. Peut-être que nous avons gagné en assurance. Le groupe a beaucoup grandi, donc peut-être que ça nous a confortés dans le fait que nous faisons la bonne chose en faisant confiance à notre propre instinct.
« C’est marrant de réfléchir à la façon dont tout s’articule dans l’univers, mais c’est aussi un peu sombre, car alors on se rend compte : ‘Oh merde, en fait, je ne suis pas important’ [rires]. C’est très effrayant pour l’ego ! »
Pour Blood Dynasty, vous avez choisi de travailler avec le producteur Jens Bogren, connu notamment pour ses grosses productions, parfois avec plein d’orchestrations. On retrouve un peu de ça dans cet album, tout en conservant la puissance brute d’Arch Enemy. Toi et Daniel avez de nouveau coproduit et vous savez visiblement ce que vous voulez. Comment s’est passée la dynamique entre vous deux et Jens ?
Jens a beaucoup d’expérience et comme tous ceux qui ont autant de travail, qui sont de bons producteur ou ingénieurs de mix, il… La force de tous les producteurs à succès avec lesquels j’ai travaillé réside dans le fait qu’ils n’essaient pas d’imposer leur propre son au groupe. Ils cherchent simplement à améliorer et à faire ressortir le meilleur de chaque projet auquel ils participent. Je pense que c’est ce qu’il a fait. Il entend la musique que nous avons écrite pour l’album et il ne peut pas la transformer en un autre groupe. C’est juste nous. Nous avons composé ce que nous avons composé, et la façon dont Daniel et moi travaillons sur la musique est assez détaillée. Il se passe déjà beaucoup de choses lors de l’étape des démos, c’est déjà bien développé, et je suis très impliqué, j’ai toujours gardé la main sur la production – je suis celui qui, pour chaque album, était là du début à la fin –, mais il nous aide assurément à faire ressortir le meilleur, obtenir le meilleur son, etc. Nous avons changé certains tempos ici et là, il a eu des idées pour changer quelques trucs, ce qui est super. Nous écoutons tout ce qu’il a à dire et nous décidons si nous voulons le suivre ou pas, mais il a eu de bonnes suggestions. Il est très passionné, il croit dur comme fer en ses suggestions [rires]. Je me souviens m’être dit que ça signifiait qu’il se soucie réellement du projet, ce qui est sympa. En tout cas, il a fait du bon boulot.
L’album s’intitule Blood Dynasty. Même si la chanson titre parle davantage de l’humanité, vous sentez-vous appartenir à une « dynastie sanglante » du heavy metal ?
C’est une bonne question ! Oui, pourquoi pas. Ça a l’air super dit comme ça [rires]. J’ai un grand respect pour les anciens groupes et j’estime que l’histoire est importante, comme on peut s’en rendre compte, car dans notre musique, il y a plein d’hommages à ce qui était là avant nous. D’une certaine façon, je pense que si on ne connaît pas l’histoire et ne sait pas ce qui existait avant, on ne connaît pas le futur ou, du moins, c’est difficile de comprendre ce qui se passe aujourd’hui, et je pense que c’est tout aussi vrai pour le metal. J’ai toujours été un grand archéologue musical [rires]. J’aime bien comprendre comment tout est lié, comment une chose a influencé une autre, comment une autre scène a émergé de ça, etc. Je trouve ça intéressant. Ça m’a toujours branché. J’ai gardé cet intérêt, mais maintenant, j’en sais tellement que c’est difficile de… j’ai presque suffisamment étudié la question. Charlee [D’Angelo], notre bassiste, est pareil, et je dirais que Daniel est aussi un peu comme ça. Je pense que nous sommes simplement très intéressés par la musique. Je respecte beaucoup l’arbre généalogique du metal et du hard rock, la façon dont ça a commencé, etc. J’aime penser qu’Arch Enemy se trouve quelque part sur l’une des branches de cet arbre.
On retrouve une chanson intitulée « March Of The Miscreants ». Vous considérez-vous comme ces « mécréants » ?
Quand j’ai écrit les paroles de « March Of The Miscreants », c’était plus un hommage à la scène underground, surtout à la scène extrême quand j’étais gamin, qui était beaucoup plus petite. Les gens la regardaient de haut, parce que c’était trop heavy. Ils pensaient que l’ultime évolution de la musique heavy, c’était le second album de Metallica ou un groupe comme Anthrax, alors que nous pensions pouvoir être encore plus heavy et aller plus loin. Ça a donné cette scène super underground. Puis, lentement mais sûrement, tout ça est remonté à la surface et a également explosé. C’était cool ! Donc derrière le mot « mécréant », il y a l’idée d’outsider ; le titre de travail de cette chanson était d’ailleurs « Spirit Of The Underdog ».
Tu as écrit la chanson « A Million Suns » sur le sentiment d’être petit face à l’immensité de l’univers et « The Pendulum » sur le temps qui passe. Tu as cinquante-cinq ans désormais : exprimes-tu une sorte de crise de la cinquantaine ?
[Rires] Non, je ne dirais pas ça. Je pense que je suis trop vieux pour ça, normalement la crise survient à la quarantaine. Et je dis toujours : je suis trop vieux pour mourir jeune, alors « just keep on rocking ! » Tout le monde, à divers moments de sa vie, fait de l’introspection. Certains fument un joint, regardent les étoiles le soir et y songent, et pour d’autres c’est plus profond que ça. Mais j’essaye toujours de garder un état d’esprit positif. Les chances qu’on existe sur cette planète en tant qu’espèce humaine sont très minces, et pourtant on existe bel et bien. Et les chances que je vive cette vie, à jouer de la guitare metal dans des groupes, à faire des tournées mondiales, à vivre toutes ces expériences incroyables en faisant carrière dans la musique, en jouant ce que la plupart des gens considèrent comme du bruit, étaient encore plus minces. C’est incroyable. Je me sens très chanceux et je suis très content de la façon dont tout s’est passé. Je ne veux donc pas trop y penser [rires]. Parfois j’y pense… En fait, c’est marrant de réfléchir à la façon dont tout s’articule dans l’univers, mais c’est aussi un peu sombre, car alors on se rend compte : « Oh merde, en fait, je ne suis pas important » [rires]. C’est très effrayant pour l’ego ! En tout cas, deux choses sont certaines : on ne décide pas quand on entre dans ce monde et on ne décide pas quand on le quitte. Ça fait partie du jeu, alors profitons du voyage tant qu’on est là.
Interview réalisée en visio le 28 janvier 2025 par Nicolas Gricourt.
Retranscription & traduction : Nicolas Gricourt.
Photos : Patric Ullaeus.
Site officiel d’Arch Enemy : www.archenemy.net
Acheter l’album Blood Dynasty.

































