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Live Report   

August Burns Red : soirée metalcore sous haute température


En pleine tournée européenne estivale, August Burns Red ne s’arrête qu’une seule fois en France cette année. Le groupe de Pennsylvanie, qui fête en 2025 les vingt ans de son premier album, enchaîne les festivals et concerts sur le Vieux Continent, avant de regagner les États-Unis fin août. C’est donc à La Maison Bleue, petite salle du sud de Strasbourg accueillant trois cents personnes, que le groupe a décidé de retrouver son public français avant de reprendre la route pour une Mainstage du Summerbreeze Festival dès le lendemain en Allemagne.

Deux jours après leur show au 666 Festival de Cercoux, les Parisiens d’Ashen étaient aussi au rendez-vous pour assurer la première partie. Le groupe, qui a foulé la Mainstage du Hellfest en juin devant un public nombreux malgré un horaire matinal, continue d’enchaîner les premières parties de poids. Après Strasbourg, ils auront partagé l’affiche avec Papa Roach le 19 août à Seignosse.

Artiste : August Burns RedAshen
Date : 12 août 2025
Salle : La Maison Bleue
Ville : Strasbourg [67]

Dès 19h, les spectateurs se massent dans la salle. Rapidement, la chaleur devient étouffante : une panne empêche malheureusement la climatisation de fonctionner. C’est donc dans une salle déjà bien remplie et bien chaude qu’Ashen ouvre les festivités à 20h. Pendant quarante-cinq minutes, ce dernier alterne entre morceaux de son premier EP (« Angel », « Outlier », « Hidden », « Sapiens ») et extraits de son futur album Chimera (« Chimera », « Crystal Tears », « Cover Me Red »), prévu pour le 12 septembre. La reprise de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana est également chantée en chœur par toute la salle.

L’espace sur scène est réduit, ce qui limite les déplacements des musiciens, mais l’envie est là. Ashen parvient à maintenir une énergie constante, malgré l’effet d’étuve et un micro parfois difficile à entendre, et réussit à capter le public, déclenchant quelques pogos et walls of death dans la petite salle. L’ambiance est particulière, comme un moment suspendu. Les organismes sont mis à rude épreuve, tant pour le public que pour les membres du groupe, essuyant cordes de guitare et caisses de batterie entre deux chansons. Clément Richard remerciera d’ailleurs une spectatrice du premier rang de lui servir de ventilateur de fortune avec sa pancarte.

Après une courte pause « fraîcheur », August Burns Red attaque vers 21h. Le quintet débute dans une salle déjà suffocante – les musiciens retirent leurs t-shirts dès la fin du deuxième morceau – et plonge immédiatement le public dans un enchaînement de titres lourds et percutants, issus de différentes périodes de sa discographie. La fosse, chauffée par Ashen, s’active de plus belle : pogos, slams et walls of death rythment toute la prestation.

Dès les premiers morceaux, la cohésion de la formation américaine se fait sentir, reflet de longues années passées ensemble sur scène. Chacun occupe sa place avec assurance. Jake Luhrs assure le chant avec constance et énergie, ponctuant le set de quelques interventions au micro. JB Brubaker, décontracté malgré la température, attire l’attention par son aisance. L’ensemble dégage une dynamique collective qui se transmet naturellement au public. Le rendu sonore est équilibré : les guitares sont nettes, la rythmique solide, et l’ensemble conserve une clarté proche des enregistrements studio, sans effets superflus. Ce que l’on perçoit surtout, c’est un groupe bien rodé, qui maîtrise parfaitement son répertoire.

Le concert alterne entre classiques et morceaux plus récents, donnant un bon aperçu des vingt ans de carrière du groupe. Parmi les moments marquants, le « Chop Suey » de System Of A Down, repris à pleins poumons par toute la salle, fait figure de pic d’intensité. Plus tard, des titres phares comme « Composure » ou « White Washed » confirment l’attachement du public à la discographie du groupe, là encore repris en chœur jusqu’au fond de la salle.

Après leur show, le guitariste d’Ashen, Niels Tozer, confiera que c’était l’un des plus éprouvants du groupe à cause de la chaleur, ce qui ne les a pas empêchés de livrer une prestation aboutie. L’avis est partagé par les membres d’August Burns Red, assurant que cette date alsacienne restera comme l’une des plus chaudes de leurs vingt ans de carrière. Les différents membres ont en effet pu échanger directement avec leur public autour d’un verre en fin de soirée, l’avantage d’une petite salle comme La Maison Bleue. Cela prouve encore une fois la proximité des deux groupes avec leur audience. Les fans ont ainsi pu débriefer la soirée et prendre des photos en toute simplicité.

Entre les conditions extrêmes et un enchaînement de deux prestations intenses, la soirée a marqué autant les artistes que les spectateurs. Ashen poursuit sa montée en puissance sur la scène française, tandis qu’August Burns Red démontre, une fois encore, sa capacité à fédérer un public fidèle et réactif.



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