Avralize ne lève jamais le pied. Alors que Freaks est encore tout frais dans les esprits, les Allemands dévoilent une direction artistique nouvelle et rafraîchissante avec leur nouvel album Liminal. Précédé par une série de singles qui auront imposé un univers rétro coloré et déjanté, ce second disque voit le quatuor pousser son désir d’expérimentation plus loin, plus fort. Sans jamais rogner sur l’efficacité d’un metalcore qui s’inscrit avec brio dans les tendances modernes, Avralize impose sa personnalité et son originalité. Et le groupe surprend en conférant à sa musique une couleur rétro parfois kitsch mais délicieusement aguicheuse, riche de bizarreries et autres bidouillages sonores dont il a le secret.
Avralize semble faire de la musique de nerds, pour les nerds. L’entretien qui suit s’est donc logiquement et à plusieurs reprises orienté vers leurs références liées à la pop-culture, et plus particulièrement la série Stranger Things, dont le groupe attend la nouvelle saison avec une impatience non dissimulée.
« Nous repoussons constamment nos limites et celles de notre musique. »
Radio Metal : Avralize semble presque sorti de nulle part. Dans la foulée de votre signature avec le label Arising Empire, vous avez rapidement proposé une série de vidéos assez travaillées avant de sortir votre premier album Freaks en mars 2024. Comment s’est formé le groupe ?
Severin Sailer (chant) : Nous avons lancé plusieurs projets de groupes depuis nos dix ans. Au moment de notre majorité, nous avons fait le constat que nous souhaitions faire quelque chose de concret dans la musique. Nous avons donc formé Avralize, qui reflète pleinement notre identité musicale. A partir de ce moment-là, nous avons abordé les choses avec beaucoup de sérieux et nous avons tout fait pour parvenir à nous imposer. Nous avons consacré tout notre temps à écrire des chansons et à décrocher nos premiers véritables concerts. Nous repoussons constamment nos limites et celles de notre musique.
Bastian Gölz (batterie) : Je pense que le fait de nous connaître avant de former le groupe a aidé. Nous avions déjà fait de la musique ensemble. Nous avions conscience qu’il fallait avancer avec détermination et nous donner à fond. Si ça n’avait pas été maintenant, à quel moment aurions-nous investi sérieusement dans un groupe ? C’est ce qui nous a amenés à décrocher assez vite le contrat avec le label Arising Empire. Nous avons de l’ambition dans ce que nous faisons et je suppose qu’ils ont vraiment aimé cette attitude.
Severin : Clairement. C’est un état d’esprit, nous voulons faire ce qu’il faut pour y arriver. Je ne pense pas que ça puisse fonctionner autrement.
Vous avez très tôt témoigné d’une vraie maîtrise du son et de la vidéo. Est-ce que vous gérez l’ensemble des aspects relatifs au développement du groupe vous-mêmes ?
Bastian : Le fait de travailler depuis le début avec le producteur Manuel Renner nous a vraiment apporté. Il nous a beaucoup appris sur les techniques de composition et de production, ce qui nous a rapidement permis d’apprendre à écrire de bonnes chansons, à travailler les techniques d’enregistrement et à développer une oreille pour ce qui est important. Sans lui, nous n’en serions probablement pas là aujourd’hui.
Severin : Il est à l’origine de la définition de notre son pour le premier album Freaks. Son travail était vraiment parfait. Lorsque nous sommes entrés en studio, il avait remodelé nos démos en y associant un nouveau son. C’était exactement ce que nous recherchions. Concernant notre second album Liminal, nous avions notre propre vision et elle s’est parfaitement imbriquée à celle de Manuel. Nous avons défini la nouvelle direction artistique ensemble.
Avralize a été quasi omniprésent depuis la sortie du tout premier morceau « Lotus »…
« Lotus » était la première chanson diffusée via Arising Empire.
Bastian : Il s’agissait en fait du quatrième titre composé avec Avralize.
Vous avez dévoilé de la nouvelle musique en continu, presque en temps réel, avant de rassembler l’ensemble pour constituer votre premier disque. Une grande partie de Liminal, votre nouvel album, a également été publiée au cours des derniers mois. Est-ce que ce fonctionnement répond à votre processus d’écriture, qui semble être très intense et rapide ?
Je pense que nous sommes très efficaces parce que chacun d’entre nous dispose de son propre matériel d’enregistrement. Nous travaillons constamment sur de nouvelles idées.
Severin : Nous pouvons surtout compter sur Bastian. Il est en permanence assis dans son studio à écrire de la musique.
« Sortir des titres régulièrement est très important aujourd’hui. Il faut être présent en continu et attirer l’attention. Proposer des singles en amont de l’album nous a beaucoup aidés à nous faire connaître. »
Bastian : Produire de la musique est devenu mon métier. Je suis toujours à l’affût de nouveautés, j’envoie en permanence des éléments aux autres membres du groupe. Ils me retournent rapidement leurs avis sur les arrangements. Nous avons comme un « super-pouvoir » en matière de composition, tout le monde est impliqué et joue un rôle important. Philipp [Tenberken], notre guitariste, compose par exemple tous ces petits riffs complètement fous. Severin et moi-même sommes assez doués quand il s’agit d’écrire de bons refrains et d’arranger les chansons. Nous nous donnons constamment des retours sur le travail des uns et des autres. Écrire de la musique, c’est ce que nous préférons. Nous aimons être assis dans le studio et nous dire : « Allons-y, écrivons de bonnes chansons ! »
Severin : C’est amusant et c’est justement parce que nous nous éclatons à le faire que nous le faisons si souvent.
Cette productivité importante permet également de maintenir un intérêt permanent autour de l’actualité du groupe. Est-ce que vous avez eu le sentiment que cette méthode vous a permis de rassembler une solide fanbase ?
Sans aucun doute. Sortir des titres régulièrement est très important aujourd’hui. Il faut être présent en continu et attirer l’attention, or le plus facile est de le faire avec de la nouvelle musique. Proposer des singles en amont de l’album nous a beaucoup aidés à nous faire connaître.
Votre public est désormais important en Allemagne. Avez-vous des retours de la part d’autres pays du monde ?
C’est probablement aux États-Unis que nos morceaux sont les plus streamés. Au Royaume-Uni également.
Bastian : L’Australie aussi.
Severin : Nous avons joué en Angleterre cette année. Nous étions sur l’affiche du Radar Festival (événement consacré aux musiques alternatives et au gaming, organisé chaque été à Manchester, NDLR). Auparavant, nous n’avions joué au Royaume-Uni qu’en tant que première partie sur la tournée du groupe Unprocessed. C’était la première fois que nous étions programmés directement, et le public était complètement déchaîné. Nous étions loin de penser que le groupe était attendu. C’était génial.
Bastian : La réception du public en Allemagne est démentielle. C’est notre pays d’origine, nous avons notre première tournée en tête d’affiche qui approche et beaucoup de dates là-bas sont déjà complètes. Je suis vraiment impressionné. Tu espères toujours parvenir à faire salle comble, mais lorsque ça arrive réellement, c’est fou. Nous avons également des demandes en France. Nous avons eu l’opportunité de jouer une fois à Paris, également en ouverture d’Unprocessed. C’était un excellent moment, mais nous étions très stressés. C’était un concert étrange bien que très cool. Nous aimerions revenir.
Severin : Il y a une communauté metal très forte en France et beaucoup de festivals géniaux. On adorerait y jouer de nouveau.
Beaucoup de groupes font aujourd’hui le choix d’enregistrer et de diffuser des morceaux au coup par coup, sans planifier de longues sessions d’écriture. C’est une tendance qui peut parfois donner aux albums l’apparence de n’être que des « compilations de singles ». Pour Liminal, vous avez cependant établi une vraie ligne directrice, votre son metalcore moderne étant en permanence agrémenté d’ajouts sonores rétro particulièrement originaux. Comment avez-vous travaillé la direction artistique de l’album ?
Bastian : Ça tient en grande partie au fait que nous avons toujours joué de la musique qui n’était pas forcément du metal. Severin et moi avons eu l’occasion d’évoluer dans un trio funk quand nous avions treize ou quatorze ans. Je suppose que nous avons toujours aimé chercher le groove. L’écriture se fait très naturellement, ce qui est une bonne chose. Nous n’évoquons pas tellement la nécessité de nous orienter vers une folie débridée. Nous avons juste composé des morceaux, et tout le monde a validé. Nous avons opéré sans y réfléchir un virage vers un son « funky-retro ». C’était une décision consciente qui s’est imposée naturellement pendant le processus. Nous nous sommes dit : « On adore ça, continuons dans cette direction. »
« Severin et moi avons eu l’occasion d’évoluer dans un trio funk quand nous avions treize ou quatorze ans. Je suppose que nous avons toujours aimé chercher le groove. »
Severin : En ce qui concerne tout ce qui est sound design, la série Stranger Things – que nous adorons – était une source d’inspiration, notamment pour les sons de synthé. C’est peut-être là que nous avons trouvé ce côté rétro. J’aime également les visuels rétro, les images brumeuses, les symboles tribaux et les vieilles polices d’écriture. C’est ce que nous aimions et avions en tête à ce moment-là.
Vous utilisez des claviers, des sons 8 bits, des accompagnements électroniques presque dansants. L’album s’ouvre même sur une introduction de banjo. Est-ce que le succès de Freaks vous a rassurés et encouragés à pousser l’expérimentation au-delà des limites que vous aviez fixées pour ce premier disque ?
Bastian : Je ne pense pas. Nous avions simplement en tête le fait que ça pouvait fonctionner et nous avons essayé d’écrire la musique la plus authentique possible. Si nous avions écrit un autre album comme Freaks, nous aurions eu le sentiment d’avoir enregistré de la musique uniquement pour les auditeurs et non pour nous. Tous ces ajouts dans le son et l’écriture correspondent à cent pour cent à ce que nous ressentons. C’est l’aspect essentiel de nos compositions.
Severin : Je suis tout à fait d’accord.
Ce côté fun est particulièrement rare pour un groupe de metal moderne. Trouvez-vous la scène metalcore trop uniforme, voire sérieuse ?
Severin : C’est une très bonne question. Pour nous, il est important de nous concentrer sur les aspects positifs de la vie et de le retranscrire dans notre musique. Nous nous amusons beaucoup à écrire de la musique et à traîner entre amis. Ce sont juste les meilleurs moments de nos vies. Notre musique n’est pas sombre ou triste, ce qui ne nous empêche pas de composer des morceaux émouvants. C’est également nécessaire pour nous. Le metalcore a cette image très sombre, triste, voire parfois brutale. J’aime beaucoup ça, mais ce n’est pas notre approche. Ça ne fonctionne pas pour nous.
Bastian : Notre musique reflète simplement ce que nous ressentons lorsque nous l’écrivons ou la jouons. Le problème avec le metalcore moderne ou même la musique en général, c’est que les émotions négatives semblent toujours plus fortes et que les chansons tristes fonctionnent mieux. Je peux le comprendre et j’écoute également des chansons tristes. Mais nous ne voulons pas partir dans cette direction, ce n’est pas notre truc. Répandre la positivité nous fait simplement du bien.
Un guitariste comme Adam Dutkiewicz n’a jamais hésité à jouer sur l’aspect décomplexé de son personnage, notamment sur scène, et ce malgré le côté très sérieux de Killswitch Engage. Est-ce une source d’inspiration ?
Severin : Pas vraiment. Je ne connais d’ailleurs pas très bien la musique de Killswitch Engage. Mais nous puisons l’inspiration partout et à tout moment de notre vie. Nous n’écoutons pas seulement du metal, je dirais même que personnellement j’en écoute assez peu. J’aime le rap, la funk ou la soul. Nous nous inspirons de différentes choses, et chacun a ses propres goûts musicaux. Et en ce moment, ce n’est pas du metal. Ce qui est appréciable, c’est que nous pouvons associer tout ça avec un son metalcore, et que ça fonctionne vraiment bien.
Parallèlement, les thématiques abordées sont extrêmement sérieuses. Severin, tu évoques très honnêtement sur ce disque tes peurs et ta vulnérabilité. Est-ce un processus complexe pour toi, ou a contrario l’aspect très énergique de votre musique agit en catalyseur ?
Écrire de la musique ou des paroles est une très bonne thérapie pour moi. Ça me permet de trouver les mots pour parler de sujets sur lesquels je peux avoir des difficultés à m’exprimer au quotidien. Nous essayons toujours de nous dépasser en tant qu’individus et musiciens. C’est un bon moyen de mettre les choses en évidence, de nous exprimer et d’évoluer. C’est ce que je recherche dans les paroles, trouver les mots justes afin d’aller de l’avant, poursuivre le prochain chapitre de nos vies.
« Il est important de nous concentrer sur les aspects positifs de la vie et de le retranscrire dans notre musique. […] Le metalcore a cette image très sombre, triste, voire parfois brutale. J’aime beaucoup ça, mais ce n’est pas notre approche. »
Le titre de l’album et son artwork sont particulièrement énigmatiques, avec cette porte qui semble ouverte sur l’inconnu. Un titre comme « Upside Down » évoque les perceptions négatives qu’on peut avoir de soi-même, et dans lesquelles on peut se retrouver piégé. Est-ce une manière d’évoquer vos incertitudes par rapport à l’avenir ?
Penser et parler de l’avenir est très difficile pour tout le monde. On ne sait pas vers quoi on va. Nous avons comme un rêve qui nous unit en tant que musiciens et groupe, mais il est difficile d’imaginer ce que demain nous réserve. Il y a de l’incertitude mais il faut continuer à évoluer. On peut se sentir piégés à certains moments, mais il est nécessaire de continuer à avancer, trouver une autre voie pour en sortir. Je n’ai pas forcément peur de l’avenir, mais je pense que nous allons avoir de vraies difficultés à surmonter. C’est un bon sujet, nous pourrions probablement en parler pendant des heures.
Freaks était extrêmement court et compact. Pour ce second album, vous avez fait le choix d’écrire plusieurs interludes qui amènent progressivement vers les morceaux. Est-ce que vous avez envisagé ces intermèdes comme un moyen d’aérer le disque, ou tout simplement pour vous amuser ?
Bastian : Lorsque nous avons arrangé les chansons de l’album, nous avons essayé de concevoir l’ensemble sous la forme d’un voyage. Nous n’étions pas forcément satisfaits des enchaînements entre certains titre. Nous avons donc essayé de les rendre plus fluides avec des interludes. Quand on écoute le disque du début à la fin, il s’enchaîne comme un grand voyage. On passe d’une chanson à l’autre très naturellement. Il nous a semblé approprié d’ajouter ces interludes.
C’est également des ajouts agréables pour ceux qui écoutent l’album dans son intégralité…
Severin : C’est quelque chose que nous apprécions. L’expérience entre l’écoute d’un album et la découverte des singles doit être différente. Le format album dans son ensemble est important.
Les vidéos dévoilées pour ce nouvel album sont une nouvelle fois très travaillées, et présentent une forme de continuité visuelle très inspirée par la pop-culture des 80’s. Est-ce une époque particulièrement marquante pour le groupe ?
J’apprécie beaucoup les années 80. Il y a une esthétique vraiment sympa.
Bastian : Nous avons essayé de conserver la même esthétique pour l’ensemble des vidéos. L’objectif est d’instaurer une continuité entre les morceaux, de percevoir l’album comme « un tout ». L’esthétique rétro relève de la nostalgie. Pourtant, nous sommes jeunes et nous n’étions pas nés à cette époque, mais nous l’apprécions. Nous avons essayé de la mettre en avant du mieux que nous pouvions.
Severin : J’aime beaucoup les effets visuels utilisés. Ils créent une ambiance particulière. Ils ne sont ni modernes ni fous, mais ils sont drôles. Ils amènent une atmosphère que j’apprécie. Nous avons réalisé quasi tous les clips, sauf celui de « Upside Down ». Toutes les autres vidéos du nouvel album ont été dirigées et filmées par le groupe, et plus particulièrement Philipp [Tenberken]. Il s’occupe également du montage. L’album est un ensemble cohérent de sons et de visuels, un grand mélange d’ambiances rétro 80’s et de futurisme amusant.
Vous avez évoqué un peu plus tôt la série Stranger Things. Quel rapport entretenez-vous avec les autres médias culturels, le cinéma ou les jeux vidéo notamment ?
Severin : Stranger Things est l’une des séries les plus cool que j’ai jamais vues. J’adore également la direction musicale et sonore. J’ai tout de suite accroché et j’ai regardé tous les épisodes à la suite, car j’ai découvert cette série sur le tard. J’ai vraiment adoré.
Bastian : Aucun d’entre nous n’est un gros gamer, mais en ce qui me concerne j’ai une console avec tous les jeux rétro du monde. Je trouve un certain charme dans ces vieux jeux et j’aime parfois m’y plonger. Dans le clip vidéo de « Wanderlust », nous avons disposé en arrière-plan des vieilles consoles. Nous aimons tous cette esthétique « pure » des choses anciennes.
Severin : J’ai regardé Men In Black il y a quelques semaines et je trouve le look de ce film vraiment excellent. C’est tellement fou… Et bleu ! Les filtres utilisés apportent une colorimétrie bleutée que j’adore. J’aime aussi beaucoup les films des années 2000.
« Écrire de la musique ou des paroles me permet de trouver les mots pour parler de sujets sur lesquels je peux avoir des difficultés à m’exprimer au quotidien. »
Votre vidéo pour la chanson « Liminal » adopte une approche found footage (film volontairement tourné dans des conditions amateurs, afin de laisser penser qu’il s’agit d’un document authentique). Quels sont vos found footage préférés ?
Nous regardons des vidéos de found footage sur YouTube, notamment celle de The Backrooms. Ce ne sont pas véritablement des films, mais plutôt des vidéos atmosphériques dans lesquelles quelqu’un traverse des espaces liminaires. Ça procure un sentiment d’irréel.
Bastian : Pendant une certaine période, nous passions notre temps à regarder ces vidéos atmosphériques, effrayantes, horrifiques, étranges et « dreamcore ». Nous adorons ces ambiances et ça nous a vraiment marqués très tôt dans la conception de l’album, notamment pour « Upside Down », qui était le premier morceau dévoilé pour Liminal.
Severin : Ça nous a permis de définir le concept de l’album.
Bastian : Nous nous sommes tout de suite dit : « C’est ça, c’est ce qu’il nous faut. »
Severin : Ce qui est le plus intéressant, c’est que l’ambiance est à la fois réconfortante et inconfortable. C’est une sensation étrange, comme issue d’un rêve, un sentiment de déjà-vu.
Vous vous lancez en novembre dans votre première tournée en tête d’affiche, dans un premier temps en Allemagne. Les concerts à la suite de la sortie de Freaks avaient été plus espacés, même si vous avez eu l’occasion de jouer sur des festivals majeurs. Qu’attendez-vous de cette future vie sur la route ?
Bastian : Nous aimerions beaucoup jouer par la suite dans d’autres pays européens, mais nous n’avons rien de prévu dans l’immédiat. Nous espérons nous produire dans autant de festivals géniaux que possible l’année prochaine, et avec un peu de chance faire des dates au Royaume-Uni.
Severin : Nous avons vraiment hâte de partir en tournée en tête d’affiche. C’est une étape importante. Créer des liens avec les gens qui t’écoutent est l’une des plus belles choses lorsque tu joues de la musique. Pour la tournée allemande, les billets se vendent vite. Ça va être dingue.
On espère que vous trouverez le temps de regarder la prochaine saison de Stranger Things, qui arrive très prochainement…
Bien évidemment, il va falloir trouver le temps. Elle sort le mois prochain, non ? (L’interview a été réalisée le 28 octobre 2025, NDLR).
Bastian : J’espère qu’elle va être à la hauteur.
Severin : Nous allons regarder ça après les concerts. Nous filons dans les loges pour regarder la nouvelle saison de Stranger Things ! [Rires]
Vous allez jouer en famille, avec des jeunes artistes issus du catalogue Arising Empire, Accusvd et ViaNova. De quel soutien disposez-vous dans l’organisation d’une telle tournée ?
La tournée a été organisée par notre agence de booking, qui a planifié toutes les dates. Accusvd et ViaNova sont de très bons amis. Nous leur avons simplement demandé : « Yo, vous voulez partir en tournée avec nous ? » Et le line-up s’est constitué comme ça. Notre agence de booking est vraiment géniale, elle nous fournit tout ce dont nous avons besoin. Ce sont de bonnes relations, comme notre tour manager qui gère l’organisation. Nous allons également avoir des séances de dédicaces pendant cette tournée. Nous n’avons plus qu’à prendre la route et jouer. C’est un vrai plaisir et un privilège d’avoir ce soutien. Nous ne pouvions pas rêver mieux que la programmation de cette tournée. J’ai hâte de passer du temps avec les gars d’Accusvd et de ViaNova.
Passer plus de temps sur la route signifie que vous aurez moins de temps pour composer, alors que le groupe a imposé depuis ses débuts un rythme extrêmement soutenu en enchaînant deux albums en très peu de temps. Voyez-vous ce temps en tournée comme une pause profitable, qui pourrait par la suite booster votre créativité ?
Bastian : Je pense. J’ai eu beaucoup d’idées pour travailler sur de nouvelles chansons au retour des deux dernières tournées. On se sent vraiment revigorés. Lorsque l’on a beaucoup de temps, on essaye d’écrire de bons morceaux mais le fait d’insister fait que ça ne vient pas toujours naturellement. Ça peut amener de la frustration. Arrêter d’écrire de la musique pendant un certain temps est une pause plutôt bénéfique.
Severin : Et ce n’est qu’une courte pause. En ce moment, nous sommes déjà en train de rassembler des idées pour le troisième album. Je pense donc que nous allons continuer à sortir de nouvelles choses rapidement. Nous n’avons encore rien sous le coude, mais nous n’allons clairement pas nous arrêter pendant deux ans.
Peut-on espérer vous voir prochainement en France, éventuellement sur des festivals ?
Je l’espère. Nous avons pour l’instant un unique concert programmé au Royaume-Uni en 2026, au festival Modern Era de Londres. Peut-être que sur le chemin, nous pourrions faire une halte en France, ou envisager plusieurs dates. Nous devons y réfléchir. Nous aimerions beaucoup revenir en France, manger de la baguette, passer un bon moment, déguster du bon fromage et boire de l’excellent vin ! [Rires]
Interview réalisée en visio le 28 octobre 2025 par Benoît Disdier.
Retranscription & traduction : Benoît Disdier.
site officiel d’Avralize: avralize.com.
Acheter l’album Liminal.

































