Beaucoup l’espéraient toujours, peu y croyaient encore : Mike Portnoy, batteur emblématique, fondateur de la formation reine du metal prog, est de retour au bercail. Si jamais on avait douté que changer rien qu’un membre pouvait changer toute une alchimie, on en a ici la confirmation. Mike Mangini, sous-mixé sur A Dramatic Turn Of Events (2011), sur-mixé sur l’album sans titre (2013), comme les symboles d’une place difficilement trouvée, malgré un indéniable talent, n’avait jamais vraiment réussi à faire oublier son prédécesseur. On retrouve donc ce groove mat, chaud, épais, ces roulements et plans signatures, cette symbiose avec la guitare de John Petrucci. Un certain réconfort, une familiarité retrouvée se dégage, comme si on revenait directement après Black Clouds & Silver Linings (2009).
Le démarrage inquiétant et la huit-cordes de l’instrumental d’ouverture « In The Arms Of Morpheus » donnent le ton. Dans l’ensemble plutôt sombre, l’album établit une proximité musicale immersive bienvenue avec le thème de la parasomnie. Mais là où on l’avait connu avec des partis pris artistiques apportant une part de surprise à ses sorties, ici, Dream Theater fait surtout dans le classique – pour ce que ce terme peut avoir à la fois de péjoratif et de noble. Au point de faire souvent écho à son œuvre passée : à « A Nightmare To Remember » pour l’atmosphère cauchemardesque de « Night Terror » (même le riff principal semble lui avoir été emprunté, dans une déclinaison aigüe et accélérée) ou à « The Great Debate » pour les passages Toolesques de « A Broken Man », par exemple. Tout l’arsenal est déployé, de la grosse rythmique qui fait headbanguer (« Midnight Messiah ») à la ballade qui dégouline (« Bend The Clock »), en passant par la virée épique et son développement instrumental délicieusement foufou (« The Shadow Man Incident », pavé qui avoisine les vingt minutes). Peut-être que si Parasomnia était sorti il y a quinze ans, on aurait été plus sévère, on aurait déploré un groupe trop prévisible qui ne se renouvelle plus, que les lignes vocales et mélodies ne marquent plus autant l’esprit qu’aux grandes heures, que la virtuosité ne suffit pas, mais là, on est simplement heureux de retrouver le Dream Theater qu’on a tant aimé, dans sa complétude.
Clip vidéo de la chanson « Midnight Messiah » :
Clip vidéo de la chanson « A Broken Man » réalisé par Wayne Joyner :
Clip vidéo de la chanson « Night Terror » réalisé par Mike Leonard :
Album Parasomnia, sortie le 7 février 2025 via Inside Out Music. Disponible à l’achat ici





























Excellent album de DT, du très bon, peut être pas le chef d’œuvre attendu, mais un superbe album, parfait pour le retour du roi. Un album qui se bonifie avec les écoutes. grandiose, je ne m’en lasse pas, rien que pour les deux titres finaux. 🤘😎🤘
Excellent album de DT, si j’ai pu critiquer James Labrie parfois, je le regrette… Ici, sa performance est IMPECCABLE, une belle simplicité à fleur de peau et un sens de la mélodie irréprochable, bravo les gars d’avoir soutenu James et quel plaisir de revoir la complicité avec Mike Portnoy qui est mis en avant sur cet album, tout comme le chant de James. Un album cohérent de bout en bout, puissant, des riffs monstrueux, et ce Bend the clock qui file la chair de poule avec ce clin d’œil à Pink floyd , seul Portnoy peut soutenir les guitares de John Petrucci, la claque…et bien sûr cette pièce épique de fin, grandiose, album CD et vinyles couleurs commandés. Cet album se dévoile au fil des écoutes et quel pied.
j’ai bien aimé l’album et son thème des problèmes liés au sommeil plus abouti que « a view from the top of the world » et d’un intérêt proche de l’album « distance on time (qui me semble le plus abouti sous l’ère Mangini)
Malgré son ton mélancolique lié au thème consacré,j’ai pu apprécier la cohésion d’ensemble et la créativité jouissive de « the shadow man incident »du niveau d’un octovarium ou d’un illumination theory, titres d’une vingtaine de minutes à destination des homo sapiens qui aiment les « émotions du progressif » et qui laisseront plutôt indifférent les homo zapiens
Un bon album… mais rien de bien nouveau et d innovant. A part le groove de Portnoy ca restera un album à ecouter 4-5 fois et basta. A rever d un prochain album digne de la grande epoque.
C’est toujours pareil et même pire : démonstratif à l’extrême, pataud avec des titres qui durent des plombes pour que dalle, les mêmes sempiternelles recettes qui sentent le rance et en malus un « chanteur » assez déplorable.