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Chronique   

Epica – Aspiral


Depuis Omega (2021), Epica n’a pas chômé dans sa recherche constante de grandeur, entre l’EP collaboratif avec divers artistes The Alchemy Project, des dates en première partie de Metallica et les concerts The Symphonic Synergy à Amsterdam et Mexico. Le « monumental » reste sa ligne de conduite, une notion d’ailleurs familière chez le sculpteur Stanisław Szukalski qui aimait amalgamer les influences de cultures anciennes comme modernes. C’est justement d’une œuvre de ce dernier que dérive le titre de l’album Aspiral, posant les bases de sa prétention et symbolisant l’idée que le tout est plus grand que la somme de ses parties – une idée que le groupe applique à sa musique.

L’album allie la brillance individuelle de chaque membre tout en conservant la signature metal symphonique. Le morceau d’ouverture, « Cross The Divide », évite le poncif habituel de l’intro orchestrale au profit d’une approche énergique et directe, et s’offre un refrain qui s’ancre immédiatement en tête. D’autres apportent des éléments théâtraux (cette mélodie chantée par un enfant sur l’intro de « T.I.M.E. »), des mélodies douces au piano et des atmosphères dramatiques (« Arcana »). Epica renoue également avec sa saga A New Age Dawns avec trois titres grandioses remplis d’orchestrations, de chœur et de passages lourds (on se croirait même presque sur un disque de Therion à l’écoute de « The Grand Saga Of Existence »). Tout au long de l’album, Simone Simons joue avec sa tessiture vocale en contraste avec les growls caverneux, et les solos de guitare se font plus nombreux. « Fight To Survive », « Obsidian Heart » et « Eye Of The Storm » mettent en avant des influences diverses, que ce soit le djent ou des motifs du Moyen-Orient. « Aspiral » clôt l’ensemble sur une balade en grande partie épurée, tout en sensibilité, jusqu’à sa montée en puissance finale et à un arrêt abrupt. Dans l’ensemble, l’équilibre entre la composante symphonique et celle metal s’affinent, les Néerlandais n’hésitant pas à alléger l’une pour valoriser l’autre et vice versa. Il en résulte plus de clarté, et une musique plus lisible, et donc plus percutante, mais pas moins ambitieuse. Sans aller jusqu’à parler de réinvention, aucun marqueur historique d’Epica n’étant occulté, l’opus renforce avant tout l’engagement du groupe à aiguiser son art.

Clip vidéo de la chanson « T.I.M.E. » :

Clip vidéo de la chanson « Cross The Divide » :

Clip vidéo de la chanson « Arcana » réalisé par Remko Tielemans :

Album Aspiral, sortie le 11 avril 2025 via Nuclear Blast Records. Disponible à l’achat ici



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  • Pour le coup, Epica fait mieux qu’Omega mais perd un peu plus son âme avec un partage des compositions (entre les membres du groupes) pas toujours judicieuses. L’absence de Mark, délocalisé en Sicile, et l arrivé d’un heureux événement, n ont pas arrangé les choses. Epica est orphelin et tente de combler les brèches. Alors oui, les morceaux épiques et orchestraux sont bien la pâte de Mark mais sont très peux nombreux (3 chansons vraiment Epica sur 10). Et pour la première fois, on a vraiment des musiques de merdes (merci Rob et Simone). Serait ce le début de la fin? Derrière Epica depuis le début, je ressens cette déclinaison du groupe depuis 2 albums et comme dit plus haut, le départ de Mark y est pour beaucoup. Ne reste plus qu un Epica intérimaire ou chacun balance ses compositions sans aucunes corrélation. Dommage. Je serais pas étonné que Mark claque la porte pour un nouveau groupe.

  • Magnifique album, Epica ne me déçoit jamais. J’ai été surprise de l’absence de l’habituelle intro orchestrale, mais cela ne m’a pas dérangée. Cela fait plusieurs années que je n’avais plus eu d’album coup de cœur, uniquement des titres, alors merci Epica!

  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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