
Après une édition 2022 record tant par sa longueur que sa chaleur, la grand-messe française du metal revient avec sur une formule plus classique… mais passant tout de même de trois à quatre jours. Kiss, Iron Maiden, Slipknot, Pantera, Porcupine Tree, Behemoth ou encore Amenra… si vous ne trouvez votre bonheur dans ce nouveau panier garni de l’enfer, c’est qu’il y a un problème !
Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette seizième édition. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est très probable que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Bonne lecture !

02h28 : FISHBONE / Warzone
02h26 : PARKWAY DRIVE / Mainstage 2
Un vent féroce venu de la scène metalcore a soufflé sur cette édition 2023. Architects avait bien mis les choses au point un peu plus tôt ; Parkway Drive a littéralement mis le feu à la scène. Déjà forte d’une solide réputation scénique, la bande de Winston McCall a conquis la Mainstage 2 en moins de temps qu’il n’en faut pour dire kangourou. Et pour ce qui est de faire bondir, les Australiens savent y faire, face à un public déchaîné, comme si les longues heures de concert de ce jeudi n’avaient été qu’une balade de santé. Communion était le mot d’ordre de ce concert de clôture de première journée.
02h23 : Joyeusetés nocturnes…
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02h07 : KATATONIA / Altar
Sans surprise, les Suédois entament leur set avec, dans l’ordre, les deux premiers morceaux de leur nouvel album, « Austerity » et « Colossal Shade ». L’absence de surprise est d’ailleurs peut-être ce qui caractérise, comme souvent, la prestation qu’offre ce soir Katatonia. Les tubes sont au rendez-vous, mais l’absence d’une véritable étincelle d’énergie rend leur succession un peu morne, bien que plaisante. Roger Öjersson nous offre quelques solos qui insufflent un dynamisme bienvenu, notamment sur « Lethean ». Jonas Renkse note, sans humour apparent, combien l’Altar est une scène appropriée « pour des satanistes comme [eux] », avant d’enchaîner sur un autre extrait du dernier album, le beau « Birds » dont l’émotion peine malheureusement à percer à travers le son médiocre de cette scène. Des classiques de Night Is The New Day et City Burials et même « My Twin » pâtissent paradoxalement de la production très léchée des albums du groupe qui empêche d’en retranscrire toute l’intensité en live. Le public, malgré cela et malgré l’heure tardive, est suffisamment réactif pour marquer le rythme par ses clappements de mains sur le récent « Atrium », conclu un peu abruptement, puis « Soil’s Song » marque un pic d’intensité. L’impact de « July » et « Evidence », qui concluent la soirée, est un peu amoindri par un son brouillon, mais on apprécie ce petit retour dans le passé avant un repos bien mérité au terme d’une première demi-journée écrasée de soleil.
01h24 : Bar VIP, le DJ joue « Ace of Spades ». Un gars passe et interpelle notre chère Tiphaine : « Faut bouger !! C’est Slayer !! ». Les ravages de l’alcool.
01h07 : BEHEMOTH / Temple
Ce n’est pas parce que c’est le premier jour qu’il faut programmer des groupes au rabais, et pendant que Kiss fait ses adieux à l’Hexagone sur la Mainstage, Behemoth prend son rôle de headliner de la Temple très au sérieux. Malgré un créneau de seulement une heure, les Polonais ont déployé l’artillerie lourde, rideau blanc, stage risers et pyros à l’appui, et le public répond en se livrant à quelques honnêtes circle-pits, notamment sur « Once Upon A Pale Horse ». Fidèle à sa réputation de showman, Nergal entortille audience et caméras autour de son petit doigt en l’espace d’un titre, tandis que Seth et Orion, à la fois granitiques et complètement inspirés, jouent à qui sera le plus intimidant autour du patron. Caché derrière ses fûts, Inferno se contente de se faire entendre en donnant de la double-pédale à un rythme qui fait se demander si les chevilles se remplacent aussi bien que les hanches. Malgré un show théâtral au possible et pensé dans ses moindres détails, les Polonais restent authentiques et ont à cœur d’engager le public en permanence. Voir Nergal sortir de son personnage pour faire l’éloge du public du Hellfest et offrir des cœurs avec les doigts est toujours un régal, même si la dissonance cognitive est un peu rude à cette heure de la nuit. Quand résonne l’introduction de « Bartzabel », on se dit que Behemoth n’a plus vraiment besoin de l’aide d’entités mystiques pour être considéré comme un très grand dans sa partie. Allez, la messe est dite.
01h05 : AMENRA / Valley
Il est minuit, Celeste a fait s’assombrir le ciel et il est temps pour Amenra d’honorer la noirceur qui s’est imposée sur Clisson. Une fumée épaisse envahie la scène et le public sait déjà qu’un moment exceptionnel est en approche. Arrivent alors les artistes, traversant cette nuée blanche, l’air grave, imprégnés de l’atmosphère qu’ils ont créé. Colin se place au centre, dos aux spectateurs : l’introspection peu commencer. Le pouvoir cathartique et l’impact émotionnel qu’a indéniablement le groupe en écoute studio se voit décuplé sur la Valley, et par des jeux de lumière calibrés, les moments explosifs prennent des dimensions stratosphériques. Toute la puissance des titres comme « Razoreater », « Plus Près De Toi » ou le très célèbre « A Solitary Reign » nous est projetée au visage et chacun s’emporte dans une vénération collective de la Church Of Ra. Comme toujours avec Amenra, c’est une prestation de haute volée qui nous a été présentée.
01h07 : Rendez l’argent !!
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01h01 : KISS / Mainstage 1
C’étaient les derniers baisers. Oui, il vaut mieux l’écrire comme ça. Lorsque retentit l’annonce traditionnelle : « You wanted the best, you’ve got the best », chacun sait qu’il va avoir droit à Kiss. Dans un délire d’effets scéniques « Detroit Rock City » claque d’entrée. Le show est rôdé, carré, imparable. Chaque musicien à sa place, son espace vital. On ne se rapproche cependant que quand la chorégraphie l’exige, la complicité ne crève pas les yeux… Le groupe fait défiler ses classiques. « Deuce », « I Love It Loud »… implacable. Et quand ils déclarent « you’d better watch out cause I’m a war machine » on les croit sur parole. « Cash machine » aurait aussi pu faire l’affaire ceci-dit, mais on l’oublie tant le spectacle est grandiose. lasers, pyrotechnie : tout y est. Paul est tellement en voix qu’il en bave de joie. C’est lui qui assure le show et la communication avec le public. Il parvient même à lui faire reprendre la Marseillaise… De son côté, Gene plus en retrait assure ses parties. Et tout le monde a droit à son solo : guitare, batterie, basse… Le temps passe et lorsque retentit la sirupeuse ballade « Beth », on sent que le clou du spectacle est proche. « I Was Made For Lovin’ You » et « Rock and Roll All Nite » clôturent le spectacle en beauté au milieu des confettis. Au moment où un feu d artifice éclaire les Mainstages, on se rappelle que cette date au Hellfest sera normalement la dernière du groupe à Clisson. Et mine de rien, ça fait quelque chose…
0h10 : HYPOCRISY / Altar
On a beau s’appeler Peter Tägtgren, pas facile de résister au double effet Kiss (pas) cool, coincé dans un horaire ingrat entre le quatuor américain et son show grandiloquent, et les Polonais de Behemoth qui attirent déjà une audience impatiente sur la Temple voisine. Il en faut plus au chanteur/producteur pour se sentir découragé, et en ouvrant sur « Fractured Millennium », le Suédois se met l’Altar dans la poche. Le light show, en nuances de jaune, qui rend parfaitement hommage à l’univers du groupe sera fortement apprécié par chez nous ! C’est sur un « see you next time ! » lancé par Peter en fin de concert sous les vivats qu’il quitte la scène. A la revoyure ,Peter… Avec Pain ? On l’espère.
23h56 : SVINKELS / Warzone
Quand Svinkels s’est pointé en 2018 sur la Warzone, le trio a cru bon de tailler un show qualibré pour le Hellfest, avec moultes guitare et effets de manches. Il faut dire que le groupe venait a peine de se reformer et se cherchait encore une nouvelle consistance. Cinq ans plus tard, il n’est plus question de reconquérir mais d’imposer son style: Svinkels est revenu dans sa forme la plus pure. Du « boum bap » plein et entier, formule trois mecs et un dj façon Beastie Boys. C’est DJ Pone aux platines qui lance les orgues maléfiques du « Club De l’Apocalypse » alors que les flambeaux de la Warzone s’allument en même temps: effet garanti. Les parisiens débarquent en courant pour ambiancer la foule puis enchainent sur un morceau tranquille – c’est qu’ils sont vieux et gros desormais les pépères ! Mais ils en ont encore sous la semelle, et Gérard Baste annonce le programme: « On est le seul groupe sans guitare de tout le festival ! ». Oui, un show 100% hip hop. Les morceaux old school et trap s’enchaînent (« De La Came Sous Le Saphir », « La Youte », « Dirty Centre ») et les nouveaux convainquent sans trembler, « Rechute » en en tête. Pourtant le groupe a bien conscience de jouer en même temps que Kiss et relève le defi, on va voir qui sont les plus rock n roll… La pyrotechnie est de sortie sur scène, le riff de basse de « Dizy Qu’Il Est Fini » déchire les tympan de la Warzone. « Krevard » est joué sur l’instru de « War Pigs » de Black Sabbath, « C-Real Killeré sur le « Sad But True » de Metallica… les Svink nous gratifient même d’une brève reprise a capella (et à leur sauce) du « Tennessee » de Johnny Hallyday pour la déconne. Quant au moment qui restera dans les mémoires, c’est la phase légendaire de Dj Pone qui mystifie la Warzone avec des scratches ultra techniques sur un incroyable enchaînement d’instrus Rage Against The Machine / Deep Purple / TTC. Il ne reste plus au Svinkels qu’à conclure avec un « Réveille Le Punk » super énergique, un nouveau morceau sur fond de reggae et enfin une reprise d’un brûlot de Bad Brains par un Xavier arborant fièrement le squelette du poisson emblématique du Fishbone sur son tshirt. Les lascars sont en pleine forme et ça fait plaisir à voir.
22h59 : CELESTE / Valley
Il y avait une petite amertume à l’idée de voir Celeste se produire sur scène à 16h30, en plein soleil sur la nouvelle Valley… Mais depuis le début de la semaine, changement de plan : The Soft Moon annule, le groupe lyonnais en profite pour prendre le créneau. Idéalement, Celeste est un rouleau compresseur qui se vit dans le noir avec pour les frontales rouges et un jeu de lumière intense, et depuis peu des projections derrière les musiciens. Impossible d’avoir le même rendu en plein air évidemment, mais le fait de passer juste au moment où le soleil se couche offre une nouvelle opportunité pour le groupe… Le temps d’une instrumentale, les musiciens nous font croire qu’ils joueront sans artifices, visages fermés et concentrés. Puis voilà qu’ils s’équipent de leurs lumières rougeoyantes, la fête peut donc commencer… Niveau basse, Celeste n’est pas radin, le côté rouleau compresseur sera donc au rendez-vous. Progressivement, la lumière du jour disparaît et celles de Celeste prennent sens pendant alors qu’il déploie allègrement son dernier album Assassine(s), plus aérien que ses prédécesseurs. Petit à petit, les musiciens deviennent des ombres et la musique s’assombrit également, devenant plus violente, plus méchante, piochant dans le plus vieux répertoire. Certains spectateurs regrettent de ne pas comprendre davantage les paroles par rapport au studio, mais globalement le public sera mécaniquement transcendé par la performance des Français. Le show se termine, un à un les musiciens enlèvent leur lumière et s’éclipsent en silence… Pas de doute, la nuit s’est installée sur Clisson.
22h57 : DARK FUNERAL / Temple
@radiometal « God is not here tonight » : Dark Funeral invoque les forces de l’Enfer sous la Temple ? #hellfest #hellfest2023 #metal #blackmetal #darkfuneral @Hellfest_Open_Air_Festival ♬ Let the Devil In
« God is not here tonight… » : c’est ainsi que s’ouvre la sombre cérémonie proposée par les vétérans du black metal suédois. Dark Funeral n’est pas particulièrement connu pour la subtilité de sa musique, et leur prestation du soir le confirme totalement : dès les premières notes jouées, des flammes s’élèvent en rythme et accompagnent l’explosion sonore : la foule, les bras levés vers le ciel, plonge alors dans les ténèbres musicales du groupe. Le show de lumière massif, aussi volcanique que majestueux, s’abat sur la scène et instaure une ambiance infernale qui accompagne la musique violente et rythmée, d’abord très articulée autour des premiers classiques du groupe, avant de progressivement glisser vers des titres plus récents. On est évidemment hypnotisés par la performance de Jalomaah à la batterie, aussi puissante qu’un cataclysme, et qui fait littéralement trembler la fosse de ses martèlements démoniaques. Mais les vrais démons du soir, ce sont surtout les problèmes de son qui ponctuent la prestation et gâchent quelque peu l’expérience. Les mélodies des guitares, habituellement au centre du black du groupe, semblent particulièrement étouffées, noyées dans l’océan de bruit et les scansions rythmiques suramplifiées. Pourtant, cela n’entache pas l’ardeur de la majeur partie des fans qui continue de se déchainer. Il faut dire que le spectacle visuel, grandiloquent quoique sans complexité, aide énormément l’immersion et que le chanteur Heljarmadr, qui alterne les postures théâtrales avec des manières cérémonielles, sait assurément diriger les rituels musicaux offerts au public. En témoigne ce circle pit qui se forme rapidement en réponse au maelström de riffs et qui ne connaitra quasiment aucune interruption jusqu’à la toute fin du set !
21h54 : CANDLEMASS / Altar
On ne présente plus les vétérans suédois qui font mentir la réputation de lenteur du doom par l’énergie qu’ils ont à revendre. Assurément, une de leurs motivations à poursuivre l’histoire de Candlemass est le plaisir que leur procure ces moments de communion avec leur public. D’emblée, celui-ci, nombreux, se voit offrir un enchaînement de tubes : « Mirror Mirror », « Bewitched », interprété de façon très théâtrale par un Johan Längqvist très en forme. La puissance épique de Candlemass se développe et les solos se multiplient au fil de classiques issus de Nightfall et d’Epicus Doomicus Metallicus, le groupe piochant largement dans son répertoire ancien. « Crystal Ball » est l’occasion de demander l’accompagnement du public, avant une incartade vers le dernier album et son morceau éponyme qui s’insère parfaitement parmi ses illustres aînés. « The Well Of Souls » s’impose, massif, avant la vigueur plus agressive d' »A Sorcerers Pledge ». Puis c’est dans la solennité de « Solitude » que le groupe conclut un set taillé pour les fans… apparemment ravis.
21h50 : ARCHITECTS / Mainstage 2
21h47 : HOLLYWOOD VAMPIRES / Mainstage 1
Depuis le temps que le concept existe, le metalleux a eu le temps de s’habituer aux super-groupes. Mais habitué ou pas, voir Alice Cooper, Johnny Depp et Joe Perry rassemblés sur une même scène a toujours le don de vous retourner le cerveau. Malheureusement, ce n’est pas le niveau de célébrité de ses membres qui fait la qualité d’un groupe, et Hollywood Vampires en est la preuve vivante. Cette performance-là est strictement pour la forme, et c’est d’autant plus flagrant quand on passe après un In Flames qui a su se donner à fond. Les interactions avec le public sont limitées au strict minimum (et rendues compliquées par un micro défaillant du côté d’Alice) et le concert manque cruellement de ce qu’il faut bien qualifier d’âme. Les spectateurs ne s’y trompent pas, qui réagissent bien davantage à « I’m Eighteen » ou « School’s Out » qu’aux rares titres originaux du combo. Le gimmick d’Hollywood Vampires est excitant sur le papier, mais sur scène, difficile d’y voir autre chose qu’un groupe de reprises composé de multimillionnaires, venus là pour toucher quelques millions supplémentaires sans trop en faire. À noter que sans l’aide de Kiss, le concert n’aurait jamais pu avoir lieu : le matériel du groupe étant porté disparu quelque part en Serbie, la bande à Simmons a été sollicitée pour prêter le sien. Ne jamais sous-estimer la solidarité entre gens pleins aux as.
21h20 : LUDWIG VON 88 / Warzone
20h44 : DVNE / Valley
Décidément, il est bien difficile de se faire à ce nouvel emplacement pour la Valley. Les remontrances sont multiples: le public est coincé entre la scène et les régie, l’imposant bar entre les régies empêche tout spectateur de se mettre plus loin, l’abandon de la tente au profite d’une scène ouverte ternit l’atmosphère des concerts ayant lieu avant la nuit (et il y en a beaucoup), les plaques en plastique recouvrant le sol est peu stable… Mais la Valley conserve ses deux plus grands atouts: une programmation classieuse et une qualité sonore impeccable. Le concert de DVNE est un exemple type. Peu de gens présents (y compris le rédacteur de ce live report) semblaient bien connaitre les natifs d’Edimbourg au préalabl et la prestation a convaincu tous ceux qui auront eu la chance d’y assister. Malgré une attitude un peu statique, DVNE a su charmer son auditoire, certes grâce à un français étonnamment juste entre les morceaux, mais surtout grâce l’intensité impressionnante avec laquelle il a interprété sa musique, entre crescendos post-metal poignants et phases doom caverneuses. Au moment de quitter la scène, le chanteur lead / guitariste semblait à la fois ému et honoré de ce concert au Hellfest. Nul doute que dans le public nous étions également enchantés d’avoir croisé la route de DVNE
20h41 : HARAKIRI FOR THE SKY / Temple
Parmi les pionniers du post-metal, les Autrichiens ont au fil des albums drainé une fanbase solide, comme le prouve l’impatience avec laquelle ils sont attendus dans une Temple bien remplie. Il n’est pas encore l’heure des hostilités, mais à peine le batteur s’avance-t-il sur scène pour quelques réglages de dernière minute qu’il est accueilli par des cris frénétiques. Lorsqu’arrivent finalement JJ et Matthias Sollak accompagnés de leurs trois musiciens, c’est pour asséner sans plus tarder leur très personnel alliage de black metal et de post-hardcore écorché vif dans son versant le plus brutal. Au contraire d’Imperial Triumphant qui les ont précédés sur la Temple, Harakiri For The Sky n’a besoin d’aucun décorum ni théâtralité pour imposer sa musique, si viscérale qu’elle se suffit à elle-même. A genoux dès le premier morceau, JJ les enchaîne sans un mot mais le contact avec le public est pourtant constant. Il passe dans l’intensité et la présence du groupe, qui délivre chaque morceau comme si c’était le dernier. S’il sait se faire mélodique et atmosphérique à l’occasion, le metal des Autrichiens mise ce soir sur une violence quasi ininterrompue, avec une section rythmique en mode rouleau compresseur. Violent mais profondément immersif, le set entraîne dans son déferlement de rage triste un public qui se déchaîne. Au point de déclencher quelques crowd surfing surexcités. C’est finalement sur leur reprise d' »A Song To Say Goodbye » de Placebo que le groupe achève une prestation particulièrement dense et remuante, dans tous les sens du terme.
20h34 : IN FLAMES / Mainstage 2
Quelques arpèges de notes scandinaves en guise d’introduction suffisent à In Flames pour s’annoncer au public déjà bien compact de la mainstage. Si les premiers morceaux modernes remplissent le rôle de brise-glace et s’enchaînent mécaniquement, les Suédois marquent une pause calculée pour avertir le public que le set bascule dans leur carrière juvénile. Car il est inutile de se le cacher : même si le dernier album se hisse à un bon niveau, les périodes de gloire du groupe se trouvent dans le rétroviseur. « Behind Space » n’aura jamais eu un son aussi flatteur, tandis que « Cloud Connected » ne manque pas de susciter une joie spontanée du public. Mention spéciale au riff du couplet qui se ressent dans la poitrine grâce aux basses généreuses. In Flames connaît son sujet, Anders Friden harangue aisément la foule avec les accroches classiques et les motivations à gesticuler au rythme du traditionnel « Only For The Weak ». Björn Gelotte (qui s’était visiblement tapé un bon coup de soleil facial) attire lui aussi très logiquement les caméras avec son énergie aussi abondante que sa barbe. « Foregone Pt.1 » et « The Mirror’s Truth » se chargent d’inclure un peu plus le public en faisant parler leur riffing efficace. Le son d’ensemble fait clairement la part belle aux guitares, vedettes historiques du combo scandinave. Le frontman déploie un scream maîtrisé et qui n’a rien perdu de sa superbe malgré les albums et les tournées. Le chant clean n’est pas en reste avec des envolées solides, notamment sur « Mirror Truth » ou « I am Above ». Mais surtout : Friden se donne. Beaucoup. Alors oui : on sent que chaque adresse au public sonne comme un duplicata d’un autre fest, on se doute que les incantations de circle pit ne sont pas spontanées. Mais on ressent l’implication de faire sonner chaque ligne sans prendre de raccourcis ou sans déléguer les paroles aux furieux des premiers rangs, d’être fidèle aux attentes du public. Et vu son âge vénérable (50 ans), c’est tout à son honneur. À l’image du chanteur, le groupe ne se contente pas de camper dans sa zone de confort et incarne sa musique avec dévotion et allégresse. En revanche, on ne peut s’empêcher de constater qu’il devient compliqué pour le groupe de construire un set cohérent tant les grands écarts sont multiples et les fans dans l’attente de certains morceaux. On sent la volonté de tout concilier, de bien faire. Finalement, In Flames en festival, c’est comme un café gourmand : une décharge de caféine avec un échantillon de toutes les sucreries du menu puisqu’il devient difficile de choisir…
20h00 : NIGHTFALL / Altar
Il faut croire que le micro-couteau d’Efthimis Karadimas n’était pas assez menaçant et que ses injonctions vers le public ont mis du temps à le motiver suffisamment… Heureusement, la fin du concert reçoit davantage d’enthousiasme. Dommage pour les Grecs qui, malgré leur longue carrière, n’ont pas eu un accueil digne de leurs compatriotes plus populaires de Rotting Christ et Septicflesh. À charge de revanche ?
19h49 : GENERATION SEX / Mainstage 1
19h41 : POESIE ZERO / Warzone
Voilà ce qu’on pourrait appeler une grosse promotion: Poesie Zero passe de l’anonymat de la Hell Stage à la gloire d’une Warzone bien remplie. La mise en scène s’annonce minimaliste : le groupe se compose d’un frontman, d’un guitariste et d’un type qui fait les chœur. Un pauvre drapeau avec la mention « Gros backdrop de merde » orne le fond de scène. En forme d’intro, FX (le frontman) avance et exprime les mots suivants: »Personne n’a envie d’être sur une affiche à côté de Johnny Depp. Personne n’a envie d’être sur une affiche à côté de Tim Lambesis. Je ne vais pas tous les faire, il y en a trop. Voilà… maintenant on va bien s’amuser pendant 50 minutes ! » Au-delà des pistes musicales de bon gros punk (lancées depuis un ordi par le choriste) avec de temps à autres quelques incursions de hip-hop que n’aurait pas renié le collectif 13 Organisé, le reste du concert fut une avalanche de déclarations plus trollesques les unes que les autres, telles que « La prochaine fois qu’on vous propose d’acheter une place à 350 euros alors qu’aucun nom était annoncé, n’y allez pas! Volez une place », « J’ai l’impression d’être Fred Durst à Woodstock 99 ». Après avoir lancé des casques de football américain dans la fosse afin d’organiser un pogo : « Les gays, les meufs, venez dans le pogo ! Pas besoin d’être un mec cishet pour être débile ! », « Ça pogotte plus dans les festivals autogérés! », « Beaucoup de gens sont en noir, vous avez le bon dress code. Le problème c’est que vous êtes de droite », « Y’a des groupes plus intelligents que nous qui ont annulé. Pour des raisons très censées. Réponse du festival: Rien à battre ! Donc nous on s’est dit que ça servait a rien qu’on annule », « La retraite c’est bien. Si vous en voulez une il faut voter avec des pavés ! ». Le tout chaudement accueilli par le public – une nouvelle preuve que la Warzone constitue à bien des égards une sorte de festival parallèle à part entière. Niveau musique on note une reprise de Ska-P en français dans le texte, ainsi que l’incursion des trois meufs de Vulves Assassines qui se pointent pour le morceau « Techno police » dans un electro hip-hop régressif qui évoque les cinglés de Schlaass ou Sexy Sushi. L’occasion pour FX de produire une nouvelle saillie: « Elles jouent sur la Hell Stage en même temps que Hollywood Vampires (ndlr: Le groupe dont fait partie Johnny Depp). Vous savez où aller désormais bande de merdes ! » Le spectacle se terminera sans au revoir ni merci mais non sans un remix euro dance savoureux de « On Va Tout Casser ». Ce n’est que le second concert concert du festival sur la Warzone mais il s’inscrit déjà comme l’un des plus mémorables de cette édition 2023.
18h51 : Très bon son à la Valley mais un peu déstabilisant de la retrouver en plein cagnard. Le stoner n’a jamais sonné aussi désertique.
18h49 : TODAY IS THE DAY / Valley
18h48 : IMPERIAL TRIUMPHANT / Altar
A peine le Hellfest a-t-il commencé que les New-Yorkais d’Imperial Triumphant viennent retourner le cerveaux des festivaliers avec leur black metal avant-gardiste chaotique, aux tintements de cymbales éclatants et à la folie déstructurée, bien que millimétrée. Pour les curieux qui venaient découvrir le groupe, ils ont pu tester les limites de leur concentration. Mais qu’ils se rassurent, les connaisseurs aussi restent déroutés face à ce trio déjanté qui ne fait pas dans le demi-mesure. Avec leur visage masqué dépourvu de quelconque expression, les notes volent et s’entre-choquent dans la Temple. Les différents rythmes s’enchaînent, passant d’un jazz pétillant à des tempos parfois lourds et écrasant, parfois vifs et saisissant aux structures fissurées. Mais comment parler d’Imperial Triumphant sans mentionner le bassiste qui, jetant les notes une à une dans le public d’un geste fougueux, le noie sous un torrent de dissonances dont le martèlement de batterie qui l’accompagne empêche toute remontée à la surface. A cela s’ajoute une prestation scénique énergique, à l’image de la musique produite. Virevoltant de droite à gauche de la scène, dialoguant avec le public par à-coups musicaux et versant sur celui-ci du mousseux rosé ou autre breuvage pétillant et alcoolisé, le trio sait raccrocher les festivaliers à l’instant et l’enfoncer toujours plus profondément dans l’énigmatique magma sonore qu’il leur présente.
18h36 : Information Nicolas Gricourt : « J’ai croisé Ray Alder, chanteur de Fates Warning, aux chiottes VIP. » Faites ce que vous souhaitez de cette information, mais pour le rédacteur en chef, il semblerait que ça soit important.
18H22 : Le Hellfest et sa passion des grandes roues…
@radiometal Après la grande roue, attraction pour les petits et les grands, voici la roue qu'il faut tirer soit même pour qu'elle se tourne pour les gens motivés au Hellfest ? #wheel #roue #hellfest #hellfest2023 ♬ Freewheel Burning – Judas Priest
18h10 : AEPHANEMER / Altar
Pour ouvrir la Altar, une étoile montante de la scène death metal mélodique française, les Children Of Toulouse, Aephanemer ! Après une tournée française en début d’année qui a rencontré son petit succès, il était logique que le groupe se produise enfin à Clisson devant un public enthousiaste, pour reprendre les mots de la chanteuse/guitariste Marion Bascoul. La petite recette avec un brin de symphonique fait mouche en concert, même si nous pouvons regretter l’importance de certains samples qui pourraient être remplacés par des claviers, grâce aux mélodies particulièrement efficaces des énergiques. La chanteuse Marion, aussi souriante qu’un Mikael Stanne dont elle disait s’inspirer pour le chant dans notre interview, assure son rôle de meneuse sur les planches malgré sa voix qui semble un petit peu éraillée. Le groupe proposera évidemment des morceaux du dernier album avec notamment la chanson écrite en français « Le Radeau De La Méduse », mais également un titre avec du chant lyrique, et plusieurs pièces du deuxième album qui avait fait grimper le groupe Prokopton dont « The Sovereign » qui fait remuer les franges. Nous avons évidemment une petite pensée émue aussi pour la personne qui a vu sa chaussure voler dans les airs pendant le live… Il rentrera peut-être avec un pied nu dès le deuxième concert de ce Hellfest, mais au moins c’était un bon concert.
18h00 : Si Jeff a eu la grande bonté de couvrir Aephanemer à la place de Tiphaine, c’est car cette dernière est partie pour la bonne cause… Une séance dédicace avec Nergal. Et ça, ça n’a pas de prix. (Enfin si, Jeff est radin et Tiphaine lui doit une pinte).

17h34 : CODE ORANGE / Mainstage 2
C’est aux américains de Code Orange que revient le redoutable honneur de d’ouvrir les hostilités sur la Mainstage. Clairement une bonne partie du public les attend de pied ferme : certains culturistes tombent le marcel moulant et font bander leurs muscles saillants comme pour se préparer à l’assaut alors qu’un tube très dansant de Shania Twain ambiance le parterre de curieux. L’apparition du chanteur Jami Morgan arborant le terrifiant masque de Michael Myers donne le ton : ça va secouer. Premier morceau et premier bon gros circle pit – qui deviendra une constante pendant tout le concert, quasi exclusivement consacré aux albums Underneath et Forever. Le chanteur couvre un maximum de la scène, ne lésine pas sur les cabrioles audacieuses au point de se retrouver le genou en sang en moins de cinq minutes. Après un « Swallowing The Rabbit Hole » tout en maîtrise, hommage est rendu au guitariste manquant pour la tournée, le groupe se retrouvant ici au format quintet. Si les riffs sonnent parfaitement, on regrette le mixage approximatif au niveau du chant et de la guitare de Reba Meyers, heureusement corrigé au milieu de « Bleeding In The Blur ».
Les quarante minutes passent malheureusement très vite, et le groupe est obligé d’enchainer un « Spy » destructeur, une interlude à la limite du sludge, un hommage étonnant à Static X et un « Forever » final à une vitesse criminelle. Code Orange est l’un des représentants les plus populaires de la scène metal/ hardcore moderne, il aurait vraiment pu prétendre à une place plus avantageuse plus tard sur la Mainstage. Comme le conclut Jami: “We rule this shit. Peace out”
17h24 : BLACKBRAID / Temple
Présentée comme une petite fierté dans la programmation du Hellfest lors de l’annonce de la programmation, la formation de black metal atmosphérique américaine Blackbraid a l’honneur d’ouvrir la Temple de cette nouvelle édition devant un public qui a répondu présent ! Il faut dire que ce tout nouveau projet a fait pas mal de bruit dans le microcosme de cette scène et qu’il s’agit là de leur premier concert sur le vieux continent ! Ce petit succès est en partie dû à la proposition de Blackbraid de s’éloigner un peu des balades en forêts européennes pour nous parler de la mythologie amérindienne, assez peu traitée il faut bien l’avouer. L’autre raison est que, comme le prouve le performance de cet après-midi, sa sauce mélodique est particulièrement entraînante, rappelant par exemple Uada ou même parfois les indétrônables Mgla. Le leader de ce one man band s’occupe du chant pour accompagner ses musiciens live sur scène, même s’il va jouer avec les cymbales de son batteur et s’essayer à quelques petites parties de flûtes, qui seront malheureusement écrasées par le mix et inaudibles. Malgré cette petite ombre au tableau, le concert est réussi et ouvre l’appétit pour découvrir le deuxième album en studio qui sortira très prochainement…
17h11 : HYPNO5E / Valley
Remplaçant au pied levé Soft Moon, annulé pour raison de santé, Hypno5e inaugure la Valley en cette après-midi bouillonnante du Hellfest 2023. Pionniers à présent bien connus du metal dit cinématographique, les Montpellierains attirent lentement les âmes errantes au son mélancolique de « Nowhere » avant de leur asséner un mélange de riffs acérés et denses, contrepoint pivot de la plupart de leurs compositions. Le chant abrasif de Emmanuel Jessua ne tarde pas à écorcher la foule avant de venir feutrer l’enchevêtrement mélodique guidé par Jonathan Maurois. Si le jeu est (évidemment) chirurgical et impeccable, on pourra pourtant cependant regretter une posture scénique initiale assez statique et peu expressive alors que la matière musicale nous cogne à beaucoup d’angles du spectre émotionnel. Mis à part quelques coups de caisses claires qui saturent, la sonorisation du groupe est d’une propreté indiscutable. Qu’il s’agisse des samples poétiques, des voix claires au milieu de la masse sonore ou des subtilités rythmiques de Pierre Rettien, tout est ciselé et correctement mis en valeur. Après une brève pause de salue, le groupe atteint un point d’orgue touchant avec leur avant dernier morceau qui ne ménage pas ses effets chaos/rêve éveillé tout au long du titre. À peine on prend ses repères qu’il faut déjà conclure : Hypno5e entame le désormais classique Acid Mist Tomorrow en guise d’au revoir amer et rageux à une foule qui n’a pas boudé son plaisir et qui a accueilli les musiciens avec tout sauf « des cris de haine ».
16h07 : Dire que la salle de presse de Hellfest nous avait manqué serait un peu exagéré. Le bon point, c’est qu’il fait une dizaine de degrés de moins que l’année dernière et qu’on a pu se caler devant un ventilo.










































J’ai incroyablement les boules d’avoir raté blackbraid. J’ai attendu putain de 1h20 dans la fille de la cathédrale et j’ai entièrement loupé le gorupe plus la moitié de aephanemer. Heureusement pour ces derniers ils sont « faciles » a voir. Mais blackbraid je suis salé. Ca ba etre comme panopticon ou agalloch qui vont faire des dates en europes, en France une fois tous les … ils sont déjà passés en france au moins mdr ?
1h20 à la Cathédrale ? Ils n’ont donc toujours pas réussi à régler ce problème d’entrée au Hellfest. C’est dingue quand même, ça fait des années que ce problème est présent.
J’a ouï dire que certains ont même attendus 3h. Mais bon là je trouve ca « légèrement » exagéré. Vendredi et samedi, il n’y avait en revanche 0 attente. Je comprends pas tout a fait.
Pour info, le Hellfest n’est pas le dernier concert de Kiss.
Ils jouent à la Halle Tony Garnier de Lyon le 27 juin. Le même soir y’a Meshuggah au transbo.
2 dates de 2022 annulées/reportées le même soir.
Meshu annulé en 2022 pour cause de Nancy Metal Fest qui tombe à l’eau et l’autre date lyonnaise avec.
Kiss, bah j’e suis allé les voir à Pérouges mais il y a eu trop d’eau et ils ont annulé. Laura Coxx a joué en première partie sous la pluie. Mais Gene et ses potes ont dit non et ont plié les gaules sans monter sur scène. La peur de se faire une hanche sur la scène « glissante »
Du coup je vais à Meshu.
Bien vu pour Kiss, c’est corrigé !
d’accord avec les autres comments, c est sympa d’avoir arte pour mater les concerts depuis son canap.
Pour avoir regardé DVNE (en partie), c’était effectivement une belle découverte, avec des riffs efficaces, de belles constructions. Franchement, je me suis laissé prendre par ce concert.
Belle initiative que ce Hellfest sur Arte, et en plus hier soir Bullet for my valentine en live à l’Olympia sur France 4, ca fait du bien de pouvoir avoir enfin un peu de metal à des heures de grande écoute sur des chaines nationales.
Ce soir, c’est fishboooooooooooooooooooooooooooone !!!
Pas de report après In Flames le soir ou la nuit ? Il y avait pourtant un beau programme, sont-ce la chaleur ou le houblon qui ont eu raison de vous ?
Heureusement y a Arte Concert, même si leur RO ne serait pas le mien, ça permet de vivre un peu le fest et surtout de raviver de nombreux souvenirs des nombreuses éditions vécues.
Si si, c’est juste qu’après 22h on a plus accès à l’espace presse et que la 4G décède. On est en train de mettre tout ça à jour !
Le rédac’ chef en maillot jaune: le gars a pris de l’avance pour le tour de France 2023 !!
Casquette à l’envers et lunettes de soleil, ça sens la « win ».
Courage à toute l’équipe.
Moi c’es Hellfest @home grace à Arte.
Quoi, il est pas beau mon tee-shirt Kvelertak !? ;)
« les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest »
Alors non, s’il vous plaît, si c’est pour écrire des articles illisibles, mieux vaut arrêter tout de suite. S’il vous plaît.
Pitié , pas çette saloperie d’écriture sur Radio Metal !! épargnez-nous ça !
On peut écrire normalement et respecter les femmes, elles qui sont si supérieures aux hommes sur tellement de plans, pas besoin de se pourrir la vie avec cette abomination, ni de passer pour un facho en respectant les accords grammaticaux de base.
Perso je suis surtout gêné par le fait que ce sont des « Word Separator Middle Dot » (U+2E31, autorisant les retours à la ligne à leurs côtés) au lieu de « Middle Dot » tout court (U+00B7, qui lui est compté comme une lettre comme les autres et donne donc un flux de texte correct). ? Entre ça et ceux qui mettent le point d’opérateur de multiplication (U+22C5), c’est un peu le bronx.
illisible et surtout discriminant pour les gens qui ne connaissent rien de l’écriture inclusive comme 99,99 % de la population française. Mais ca fait genre à peu de frais. Un peu comme les poseurs