Hellfest 2024 : nous y voilà ! De Foo Fighters à Fu Manchu en faisant une halte par Brutus ou Brujeria, cette dix-septième édition promet comme ses aïeules son lot de découvertes et de moments mémorables, le tout sous une météo qui s’annonce plutôt clémente ! Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration ces quatre jours de festivités avec, petite nouveauté, quelques reports audio pour varier les plaisirs. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de festivaliers et festivalières arpentant le sol clissonnais, il est très probable que les photos, vidéos et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Retrouvez notre compte rendu pour la deuxième journée dans cet article et vous pouvez lire le fil rouge de la journée du jeudi ici. Bonne lecture !

02h01 : THE PRODIGY / Mainstage 2

Lourde tâche pour The Prodigy d’enchaîner son set après un Machine Head XXL sur la scène voisine. C’est un petit événement car les Britanniques font leur toute première apparition au Hellfest, au plus grand plaisir de Wolflord, notre animateur Just One Fix qui les réclame depuis des lustres. Le groupe a pour l’occasion mis les moyens à la hauteur du festival : gros décor en fond de scène, écrans lumineux et drapeaux à l’effigie de leur logo sur les côtés. On sait que l’on va assister à quelque chose de très fourni visuellement. Passé les chansons diverses en guise d’attente, les membres débarquent sur scène pour démarrer étonnamment sur… « Breathe ». Voilà qui met les choses au point en allant d’entrée taper dans un de leurs plus gros tubes. Directement on sent que Keith Palmer aka Maxim Reality va prendre les devants pour ce qui est de la présence scénique, entouré d’un batteur, d’un gratteux, et évidemment de Liam Howlett en chef d’orchestre. En presque trente-cinq années d’activité, The Prodigy a su pondre quelques hits bien sentis qui se feront entendre sur la MS2 : « Omen », « Spitfire », « We Live Forever », « Light Up The Sky », « Voodoo People » ou encore l’ultra connu « Firestarter » qui servira d’hommage au regretté Keith Flint. Il aurait été peu intéressant musicalement parlant de jouer les titres tels qu’ils sont sur album, le groupe a donc décidé d’y ajouter quelques variations afin de leur donner plus de sens en live. On va dire que ça fonctionne plus ou moins bien, les fans étant parfois coupés dans leur élan sur des chansons quelque peu transformées. Globalement le retour du public est en demi-teinte, on se dit alors que beaucoup de curieux ont fait le déplacement et ne sont pas spécialement familiers avec la musique de The Prodigy. Pour les autres, c’est une grande fête et on danse sans retenue. Ce sera d’ailleurs assez remarquable sur « Take Me To The Hospital », et forcément, sur le hit par excellence « Smack My Bitch Up ». Pour une première fois à Clisson, The Prodigy s’en sort avec mention assez bien, si l’on prend en considération le fait qu’ils sont au programme d’un festival avant tout metal.
00h49 : Retour sur la journée du samedi avec le grand retour de Machine Head en festival, la claque de Clawfinger, le renouveau de Fear Factory, les taquineries de Lofofora et la découverte de Solitaris.
00h47 : MACHINE HEAD / Mainstage 1

La poussière soulevée par Shaka Ponk retombe à peine alors que retentissent les premières notes plaintives de « Imperium » dans l’ombre de la Mainstage. Les sourires apparaissent dans la foule. On sait. On se souvient. Les riffs marquants commencent à se rappeler à la mémoire. La sentence ne se fait pas attendre longtemps, les Américains entament glorieusement leur set qui durera près d’une heure et demie où s’empile un petit pot-pourri de leur discographie, de Burn My Eyes à The Locust en passant par The Blackening, etc. Le son est impeccable, sans être trop propre non plus. La rugosité des guitares vient caresser les esgourdes mais sans nécessité absolue de mettre les bouchons, ce qui est très bon signe. Rob Flynn aboie toujours autant sur l’audience qui est beaucoup trop contente de se faire gueuler dessus tout le long du spectacle. Car c’est systématique : Rob Flynn parle. Tout le temps. Il demande plus de trucs au public qu’un prof de zumba : circle pit –> scream motherfuckers ! –> jump motherfuckers ! –> show me your fist mothefuckers –> circle pit (bis) –> howl at the moon motherfuckers –> sing motherfuckers ! –> headbang moherfuckers ! –> make some noise mothefuckers ! –> santé motherfuckers ! –> circle pit (ter). « Hellfeeeeeeeest ! » a dû être prononcé au bas mot trois fois par morceau.
Alors certes, c’est difficile de ne pas apprécier l’effort constant de chauffer le public et de l’impliquer. Mais là, on frôle parfois le marionnettisme. Au milieu de cette déferlante bestiale, Rob Flynn s’accapare pourtant la scène le temps d’un « Darkness Within » emprunt d’un intimisme déroutant, notamment en raison de la date anniversaire de sa mère qui aurait eu quatre-vingt-quatre ans aujourd’hui. Un belle vulnérabilité initiale donc, mais qui sera bien vite balayée par des injonctions de chorale collective à nouveau très forcées. Dommage. Le quatuor reprendra bien vite ses pérégrinations violentes avec « Bulldozer ». Les moyens sont là (comme ils l’avaient annoncé d’ailleurs) : confettis, gerbes de flamme, feux d’artifice, visuels ponctuant les transitions, ballons gonflables floqués MH (si si). Si vous hésitiez à organiser une fête d’anniversaire réussie avec de gros moyens : considérez Machine Head pour l’animation. Vient le tour du célèbre « Davidian » avec son final impitoyable de lourdeur, qui prouve que ces titres ont été cultes pour une raison qui vibre toujours. Après un lancer de bières ponctuée de beatbox zouké (si si, toujours), le groupe achève sa prestation avec l’incontournable « Halo » qui à lui seul a coûté aussi cher en effets pyrotechniques que tout le film Tonnerre Sous Les Tropiques. Un concert un poil boursouflé mais qui n’aura pas manqué de raviver le brasier auprès des anciens et qui aura sûrement allumé quelques nouvelles flammes pour ceux qui viennent de découvrir Machine Fuckin’ Head.
23h13 : SHAKA PONK / Mainstage 2
L’annonce de Shaka Ponk à l’affiche de ce Hellfest a fait grincer quelques dents (notamment celles de Reuno de Lofofora), pourtant la masse devant la Mainstage ne trompe personne quant à sa légitimité à être là ce soir. Shaka Ponk est réputé pour être une sacrée bête scénique et cette énergie caractéristique se conjugue très bien avec la folie ambiante du festival, Frah n’attendant donc pas cinq minutes avant de se jeter dans la foule. Le chanteur survitaminé se sent visiblement bien mieux dans le public que sur la scène, y passant la plupart de son temps entouré de ses fans. Si Sam joue comme à son habitude le rôle de la rockeuse assez froide, notamment sur la chanson explicite « J’aime Pas Les Gens » (même si après avoir tiré sur sa cigarette, elle confie un petit « mais toi Hellfest, je t’aime bien »), elle aura du mal à cacher son émotion à la fin du set. Le groupe est accompagné de sa chorale qui se fond avec le décor, qui rythme et guide le show, et qui se disloquera pour prendre son envol en fin de concert, comme si les choristes eux-mêmes étaient libérés des chaînes du groupe. Si on parle de liberté, c’est parce que cette valeur est évidemment dans son ADN, bien entendu juste à côté de celle d’égalité, la formation ne cachant pas son engagement (quelques petites balles perdues au RN et à Macron se sont glissées dans la bouche de Frah, législatives obligent). Clin d’œil à Sea Shepherd, Sam s’entourant du drapeau LGBT, Shaka Ponk respecte le cahier des charges des groupes de rock français qui ne sont pas du genre à se taire sur ses combats. Côté purement musical et setlist, jouer au Hellfest n’est pas une excuse pour le groupe de proposer des chansons exclusivement énergiques ou rentre-dedans : il va varier ses ambiances comme à son habitude, c’est aussi le charme de ces formations alternatives qui proposent des titres plus proches de la chanson electro pop avant de rebondir sur un autre plus metal ou une reprise très personnelle et émotionnelle du « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana. Soulignons aussi que, même à très longue distance de la scène, les spectateurs et curieux chantent les paroles du radiophonique « I’m Picky », rappelant un peu l’effet The Offspring ou Dropckick Murphys : même si vous ne connaissez pas le groupe, vous connaissez la chanson. Visiblement, c’était sans doute la dernière occasion de voir Shaka Ponk au Hellfest, et ce n’était définitivement pas une erreur de programmer ce groupe emblématique du notre époque et de notre scène… Cocorico.
22h49 : AMORPHIS / Altar
Place au Kalevala et au pays des mille lacs sous l’Altar en ce milieu de soirée. Les Finlandais d’Amorphis n’ont pas mis le pied sur scène depuis un mois et demi, et à en juger par les sourires qui illuminent jusqu’au visage de Tomi Joutsen, pourtant généralement assez taciturne, l’expérience leur avait manqué. Quand on a la bouteille d’Amorphis, ce ne sont pas quelques semaines loin des spotlights qui émoussent les capacités musicales, et tous les membres le prouvent en offrant un set redoutable d’efficacité. Comme à son habitude, Joutsen alterne growls et chant clair comme s’il lui suffisait d’appuyer sur un bouton, tandis que le guitariste Esa Holopainen fait preuve de toute sa virtuosité, notamment sur « Silver Bride ». Si la période récente du groupe est bien représentée dans la setlist, notamment avec « The Wolf » ou les incontournables « The Bee » et « Wrong Direction », les Finlandais offrent une séquence nostalgie avec des titres vieux de trente ans, du calibre de « The Castaway » et « Black Winter Day », qui ont à peu près autant de succès auprès du public. Cerise sur le gâteau, le son est globalement très bon, si l’on excepte les deux explosions inexpliquées dans les enceintes au début du set. En l’espace d’une petite heure, Amorphis est venu, a vu et a vaincu, avec bonne humeur et une technicité irréprochable.
22h40 : ACID KING / Valley
21h55 : TOM MORELLO / Mainstage 1

C’est dans une Temple incroyablement bondée que commence cette deuxième soirée de festival dédiée au black metal norvégien. Après quelques légères minutes de retard, le batteur Frost monte sur scène, suivi des autres musiciens de la formation. Satyr, et sa veste blanche à patchs caractéristique, apparaît alors, un drapeau géant à la main. L’ensemble commence avec une chanson presque douce, à tempo lent et accessible. Ce sera clairement le fil rouge de la soirée, cette approche iconoclaste de la formation, jouant entre les codes classiques du genre et le black’n’roll de ses créations post-2000. Les titres s’enchaînent et Satyr prend régulièrement la parole pour remercier le public venu le voir. Il prend également le temps de faire ses éloges au festival et à son évolution, tout en saluant la programmation. Les titres phares tels que « Now, Diabolical » ou encore « Mother North » résonnent et sont repris en chœur par un public ardent. Techniquement ça reste impeccable, les musiciens sont d’une discipline rare. C’est sur l’éternelle « K.I.N.G. » que s’achève le tout, musiciens et fans s’échangeant des applaudissements puissants, pleins de gratitude. Comme quoi, pas besoin d’être peinturluré en noir et blanc et impassible pour représenter son genre dignement !
20h42 : STEEL PANTHER / Mainstage 2

20h34 : NE OBLIVISCARIS / Altar

Neuf années se sont écoulées depuis le premier passage des Australiens-pas-que-australiens de Ne Obliviscaris et à la vue de ce parterre bien plein, ils ont incontestablement gagné en notoriété. Le groupe de metal extrême progressif bonus violon a déjà un public acquis à sa cause, mais il a une heure devant lui pour convaincre des nouveaux adeptes de le rejoindre dans son univers profondément mélodique. Et en temps, NeO, une heure c’est cinq chansons. Le choix est vite fait, deux du dernier album Exuul, et une chacun pour les trois autres. La particularité de cette tournée européenne est que le chanteur habituel Xenoyr est absent pour des raisons familiales. C’est donc James Dorton de Black Crown Initiate et de The Faceless qui s’y colle, ce dernier prenant soin de respecter la dualité scénique du groupe, porté pour l’autre partie par le rayonnant Tim au violon et au chant clair. Dorton jouera donc un peu les Xen, se faisant plus discret, plus grave et s’éclipsant régulièrement derrière la batterie. Aux fûts justement, c’est Kevin Paradis de Benighted, deuxième Français après le guitariste Benjamin Baret donc, qui s’exécute sans le moindre écart comme à son habitude. Benjamin viendra dire quelques mots au micro en français, avec un air bien enjoué et festif et une aisance bien supérieure à celle de 2015, nous promettant d’ailleurs un « titre cool » pour la piste tirée de Citadel. Les mélodies sont sublimes, l’audience est réceptive, la poésie et la magie musicale se conjuguent donc parfaitement pour la performance. Seul bémol cependant, le micro de James déconne régulièrement au cours de la performance. Le souci qui prend véritablement du temps pour se régler n’entache cependant pas le set, en tout cas du point de vue des spectateurs qui restent très impliqués dans le show, surtout quand ils entendent les premières notes de violon de « And Plague Flowers The Kaleidoscope » de Portal Of I, qui suscite toujours de vives réactions. Tim fera même un tour parmi les spectateurs des premiers rangs, rejoint rapidement par Dorton qui stoppe son rôle de musicien introverti à la Xen pour redevenir un peu lui-même. Ovation méritée pour Ne Obliviscaris que l’on retrouvera donc dans des salles plus intimistes cet automne !
19h36 : HARM’S WAY / Warzone
Coucou, la team Crossfit est de retour ! Cette fois-ci elle est représentée par Harm’s Way, un quintet de Chicago mené par James Pligge, frontman / bœuf traité aux hormones, taillé comme un catcheur de la WWE. Mais James, ce n’est pas que des muscles, c’est aussi des cordes vocales en tungstène renforcé par une reverb caverneuse. Malgré quelques problèmes de son en début de show (crépitements intempestifs, enceintes en façade qui lâchent), Harm’s Way a pu déployer son hardcore très, très metallisé à un public clairement venu pour la castagne. Les musiciens de Speed, calés sur le côté de la scène, ont eux semblé beaucoup apprécier. La musique massive des Américains a un effet rouleau compresseur. Chaque phase, pourtant d’une puissance considérable, est aussitôt écrasée par la suivante. Cette intensité maximale a su même laisser la place à quelques incursions post-metal et indus, notamment sur le morceau « Temptation ». En termes d’attitude, Harm’s way ne fait pas d’extravagance, pas de gimmick particulier : le groupe a un boulot et le fait bien. Attitude no sell, visage dur, sourire interdit… sauf lors du dernier morceau, l’énorme « Infestation », où les musiciens se sont laissé amuser par un grand drapeau affichant un anus poilu et hemorroïdé flottant au-dessus de la Warzone. Satanés farceurs de Français.
19h34 : KANONENFIEBER / Temple
C’est un peu la journée des étoiles montantes du black metal sous la Temple car après les Français acclamés de Houle qui ont ouvert la scène ce matin, c’est au tour des Allemands de Kanonenfieber de venir pour la première fois au Hellfest… Il s’agit cependant d’un tout autre univers thématique qui est assez clair pour le non-connaisseur avec un indice au niveau du décor : la guerre ! Le groupe, qui est assez jeune et qui a rapidement émergé, n’y va pas de main morte pour porter son message puisque la pyrotechnie est de mise (un truc d’Allemand, paraît-il). Cet usage du feu et autres artifices se montre vraiment pertinent car il intensifie réellement la prestation, comme si le technicien derrière les effets était lui-même membre du groupe à part entière. En mêlant un black metal agressif avec des tournures mélodiques ponctuelles, un jeu de batterie martelant qui roule tel un char sur les spectateurs et le frontman portant un casque en pointe qui dirige clairement ses troupes avec son chant black assassin, Kanonenfieber fait sensation. Le son est aussi au rendez-vous comme rarement pour ce genre de black metal, ce qui amène le public au front l’espace de presque une heure. Soyons clairs cependant, la formation est ouvertement anti-guerre et elle détourne volontairement son propos pour paradoxalement porter un message de paix. La Temple est conquise face à la performance martiale et théâtrale du groupe qu’on n’attendait pas à un tel niveau de show du fait de son jeune âge… Propulsé par une signature chez Century Media, il faudra compter sur lui dans le black metal de demain et cette performance extra-professionnelle digne d’une tête d’affiche en est la parfaite démonstration.
18h59 : POLYPHIA / Mainstage 1

18h40 : EINAR SOLBERG / Altar
Un peu de douceur dans ce festival de brutes : en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Leprous », Einar Solberg, version solo cette fois, s’empare d’une Altar pourtant plus habituée aux riffs à se dézinguer la nuque qu’aux grandes envolées lyriques et aux démonstrations de vulnérabilité. Accompagné de cinq musiciens, le Norvégien s’applique à retourner proprement le public à coups de nappes sonores aériennes, de morceaux de bravoure vocaux et de délicates mélodies au violon. Soyons honnêtes, ce mélange des genres improbable et inclassable (quelque part entre prog, ambient, heavy et jazz-funk, auxquels vient s’ajouter une partie rappée) aurait sans doute eu du mal à trouver sa place au Hellfest s’il n’avait été mené par M. Leprous, mais contre toute attente, la sauce prend. Einar Solberg n’a pas viré solo pour se faire mousser et l’homme s’appuie beaucoup sur ses musiciens pour assurer des chœurs planants aux harmonies délicieuses. Si le frontman cristallise forcément l’attention, le groupe est tout aussi dévoué à la musique et dégouline tout bonnement de talent. Le résultat est délicat, feutré ; il est aussi brut et écorché dans un sens que l’on utilise rarement dans un fil rouge de Hellfest. Et pour couronner le tout, le son est excellent et parvient à mettre en avant chaque instrument, à commencer par ce divin violon qui tire son épingle du jeu en toutes circonstances. Par la force des choses, l’ambiance dans la fosse ne peut pas vraiment être qualifiée de délirante, mais il suffit de voir les mâchoires qui pendent et les yeux écarquillés pour comprendre qu’Einar Solberg a provoqué plus que sa part d’introspection dans le public. Une vraie leçon de musique.
18h32 : SAVAGE LANDS / Mainstage 2
Fort du soutien financier du Hellfest pour les cinq années à venir fraîchement annoncé, le super groupe Savage Lands s’élance sur la Mainstage 2, scène de laquelle on voit rarement autant les pavés au sol à cette heure-ci de la journée… mais cela n’empêche pas les activistes de se lancer avec la plus grande énergie, appuyés par des animations sur écrans géants à allures de documentaires humanitaires et animaliers alarmistes. Entrecoupés de vidéos de célébrités de la scène métal soutenant l’ONG et de slogans « l’armée des arbres » ou encore « on t’emmène avec nous pour la défense de la biodiversité et la reforestation », les invités de marque se succèdent sur scène, entre Chloé Trujillo, Shane Embury, Andreas Kisser ou encore Vincent Dennis (et bien d’autres !). La variété importante de personnalités de la scène metal est sensiblement proportionnelle aux styles musicaux proposés, entre morceaux composés par le groupe lui-même, la reprise de « Whole Lotta Rosie » d’ACDC et celle de « Roots Bloody Roots » de Sepultura. L’atout majeur, outre les musiciens de qualité présents sur scène, reste tout de même d’avoir un chanteur et un cofondateur français – respectivement Poun de Black Bomb A et Sylvain Demercastel à la guitare – qui communiquent bien avec le public et tentent de l’embrigader dans cette lutte écologique. Le festivalier clissonnais, s’il a su se saisir des QR codes affichés tout au long du concert, plantera donc des arbres, sous couvert de son amour pour la musique extrême !
16h50 : LOFOFORA / Mainstage 2

« On est Lofofora, on est un groupe de rock alternatif, c’est ce qui est écrit sur le programme. On est des anarchistes islamo-gauchistes et on vous emmerde. » Alors Lofofora, vous connaissez. Légende de la fusion à la française, plus récemment tourné vers un metal compact avec beaucoup de groove. Le rédacteur de ces lignes apprécie beaucoup le groupe, mais ici ce n’est pas la qualité musicale qui a été au centre des discussions des suiveurs et spectateurs de la Mainstage. En effet, en plus du concert, le set de Lofofora a été l’occasion de faire passer un bon nombre de messages militants, quitte à se mettre l’orga du Hellfest et le public à dos. Passons tout cela en revue : côté antiracisme, des phrases équivoques étaient affichées en backdrop (« Nazis punks fuck off », « Le racisme n’est pas une opinion » et un sémillant « Nique le R.Haine »), en plus d’un t-shirt « Refugees Welcome » arboré par le batteur. Pour le féminisme, deux militantes Femen sont rentrées en guest stars en craquant des fumis et sont restées pendant l’interprétation de « Macho Blues », récoltant des réactions oscillant entre l’agacement et le mépris par une partie du public probablement en place pour… Steel Panther. Enfin, sur le plan écologique, c’est l’organisation du Hellfest qui en a ici pris pour son grade, le chanteur Reuno comparant les velléités du festival à celles d’un Disneyland se voulant toujours plus gros. Mention spéciale au « On espère que vous avez aimé dépenser trois cent cinquante balles pour voir Shakaponk… Ils font une tournée écologiste avec six semi-remorques, c’est trop bien ! » Voilà qui a mis du piment dans les discussions de ceux qui ont assisté au show ce vendredi.
16h47 : En séance de dédicaces sur le stand Nuclear Blast, Tony Campos de Fear Factory a lâché l’info suivante : une tournée de Static-X en Europe (et qui passerait par le Hellfest) serait dans les tuyaux…
Après plus de deux décennies de carrière, Klone est devenu une figure bien spécifique du metal français. A mi-chemin entre les styles et les influences, le groupe dispose d’une discographie éclectique et audacieuse qui lui donne l’opportunité de construire des sets hétérogènes dont on ne sort pas avec l’impression d’avoir écouté dix fois le même morceau. De « Rocket Smoke » à « Yonder » en passant par « Immersion » et même « Interlaced » qui sera présent sur leur futur album, les Poitevins mettent la pâtée au public de l’Altar remplie à ras bords, qu’importe les quelques problèmes techniques d’amplis. Fait notable qui n’était pas arrivé depuis 2013, Matthieu Metzger était de la fête, armé de son saxophone et de son « bidule » (non, ce n’est pas une multiprise cheloue) pour jouer toutes les parties généralement samplées. Cerise sur le gâteau pour tous les festivaliers équipés d’un pass « fanzone », une deuxième manche est programmée dimanche en after-party !
16h41 : Fear Factory / Mainstage 1

Vous savez depuis combien de temps on n’avait pas eu Fear Factory sur une affiche du Hellfest ? Quatorze ans. Quatorze longues années. Beaucoup de choses se sont passées depuis, en bien ou en mal, mais aujourd’hui le groupe fait enfin son retour sur la Mainstage du plus gros festival metal d’Europe quelques heures après avoir pris le temps de profiter d’une séance dédicaces organisée sur le stand de Nuclear Blast. On vous la fait simple : en termes de setlist, c’est une version écourtée de ce qui a été joué pendant le Disruptour. Ouverture sur « What Will Become », derrière ça balance notamment « New Breed », « Recharger », « Shock », « Disruptor » ou encore « Edgecrusher », les tubes « Linchpin » et « Replica », et puis ça termine sur un bon vieux « Zero Signal ». Comme en novembre, c’est carré, la qualité du son est largement appréciable et ça communique pas mal avec le public qui s’en donne à cœur joie en lançant circle pits et wall of death d’une taille plus que respectable. On aurait aimé, par contre, un horaire plus tardif, histoire de bénéficier du potentiel maximal du jeu de lumière. On ne va pas bouder notre plaisir mais juste apprécier ce retour tant attendu, sûrement annonciateur de futures venues en festival sur notre sol.
15h50 : SPEED / Warzone
Speed, c’est un peu le groupe frisson sur la Warzone ce vendredi. La jeune formation hardcore formée en 2019 effectue sa première réelle tournée en France cette année, et beaucoup ont été marqués par les différentes vidéos montrant les performances live furibardes du groupe australien. Speed, c’est la quintessence du hardcore old school remis au goût du jour : des riffs à trois notes max, des mosh-parts brutales, et du beatdown en mode ultra bagarre. Et tout cela est porté par le charisme inégalable et le sourire du chanteur Jem Siow. « Vous êtes plutôt metal ? Plutôt punk ? Plutôt jazz manouche ? Rien à foutre, c’est VOTRE festival, venez foutre le bordel avec nous ! » C’est encore plus impressionnant lorsque Jem échange de position avec le guitariste puis avec le bassiste sans que cela affecte la qualité du show. On aura même droit à un solo de flûte traversière (?!) de sa part. La fosse ne s’y trompe pas, et forme le pit le plus enthousiaste du fest jusqu’alors. On voit d’ailleurs fleurir un bon nombre de drapeaux palestiniens, en écho aux engagements répétés du groupe sur le conflit en cours. Bien que le groupe s’avoue impressionné par la taille de la Warzone (et pourtant Speed a ouvert pour Turnstile à l’Olympia il y a quelques jours), les cinq musiciens ne se sont pas laissé démonter, présentant leurs pièces les plus solides en même temps que certaines de leur album Only One Mode prévu pour une sortie en juillet prochain. La réputation de bulldozer scénique précédait la venue de Speed : la hype est méritée.
15h38 : KARNIVOOL / Mainstage 1

Malgré une vraie absence d’actu depuis 2013, Karnivool reste toujours très attendu en Europe où ses passages se font plutôt rares. Devant un parterre de progueux en transe, les Australiens déroulent leurs morceaux les plus emblématiques tels que « New Day », « Simple Boy » ou encore « Themata ». Aucune place ne sera faite aux titres d’Asymmetry, dernier opus en date et clairement beaucoup moins accessible et accrocheur que le culte Sound Awake. Le son est globalement très bon, seul le bassiste rencontrera quelques soucis avec son instrument, mais rien de rédhibitoire. Au chant, Andrew Goddard reste une référence de justesse et d’aisance, l’artiste ne semblant jamais avoir besoin d’entrer dans ses derniers retranchements, se déhanchant tranquillement façon Snoop Dog, à la fraîche. Rien à redire sur le son, ça décalque proprement, on aime. Allez les gars, la prochaine fois, revenez avec un nouvel album sous le bras !
15h35 : WHILE SHE SLEEPS / Mainstage 2

15h15 : ORDEN OGAN / Mainstage 1
Il est un peu tôt et le soleil est un peu trop insistant pour se plonger pleinement dans l’ambiance « maison abandonnée/docteur de peste steampunk/costumes d’Evil Overlord » d’Orden Ogan, mais les Allemands ont pour eux un power metal très efficace et un public de fans acquis à la cause. Malgré un son pas toujours très net qui tend à noyer son chant dès que celui-ci sort du registre medium, le frontman aux épaules qui piquent Seeb Levermann chauffe les spectateurs qui cuisent déjà au soleil en les invitant à entonner en chœur les refrains accrocheurs du groupe. Et ça marche : de « F.E.V.E.R. » à « The Gunman », le public joue le jeu et réserve aux créateurs d’Alistair Vale un accueil de qualité. Le créneau horaire est limité, mais la setlist réserve quelques beaux morceaux de headbang et le genre de communion musicale dont seul le power a le secret. Classique, mais le job est fait, et bien fait, avec ça.
15h07 : TEXTURES / Altar
Absents depuis 2017 pour cause de hiatus, les Néerlandais de Textures ont été chaleureusement accueillis par l’audience de l’Altar qui s’est vu offrir une prestation scénique classique et solide. Pas de surprises ; que des morceaux cultes pour trois quarts d’heure percutants. Le chant du frontman alterne toujours aussi bien entre envolées éthérées et scream écorché, notamment sur les morceaux « Singularity » et « Awake ». Le son reste propre mais manque parfois d’épaisseur selon l’endroit où on se situe devant le groupe. Les arrangements et nappes de clavier passent malheureusement beaucoup à la trappe. Le public n’est pas avare de démonstration (sans atteindre les sommets d’une Warzone non plus, faudrait pas se planter de scène) et répond frénétiquement aux amorces des riffs les plus majeurs des compositions, anciennes (« Regenesis ») comme récentes (« New Horizons »). Les gars sont contents de jouer, le montrent sans détours, et ne donnent pas l’impression d’avoir tout juste décroché leurs instruments pour se reformer. Le set terminé, on sent une satisfaction d’avoir retrouvé un groupe qui a œuvré à la popularisation du « djent » dans ses débuts et on ne peut rester autrement que sur cette question : si nouvel album il y a, comment sonnera t-il après tant d’années où les groupes du genre ont été (trop ?) nombreux et apparaissaient souvent comme des copies carbone ? Un grand retour implique de grandes responsabilités.
14h45 : Le Hellfest veut se mettre au vert. Lors de la conférence de presse de l’ONG Savage Lands, mis en valeur par le groupe de musique du même nom, le directeur du festival a affirmé que l’évènement souhaitait intensifier ses efforts pour limiter son impact environnemental et s’engageait sur cinq ans avec l’organisme à hauteur d’un million d’euros.
14h30 : Entretien avec Aziz et Lucas de Bad Situation
14h17 : DROPOUT KINGS / Warzone
Vous aimez le hip-hop ? Oui ? C’est par ici ! Dropout King arrive tout droit d’Arizona jusque dans la Warzone pour balancer un gros show de trap, de drill avec même un peu de crunk. Ah, et il y avait une guitare quand même qui traînait dans coin. Dès le premier morceau Adam Ramey, MC en chef, se glisse nonchalamment dans la fosse pour rapper au milieu de la foule, pour finir en tapant le slam, récupérant et ramenant au passage bouée et ballon de plage. La technique s’avère efficace, la suite sera sous le signe de la douce folie. De son côté Eddie Wellz, le second MC, a apporté son plus beau pyjama et enchaîne les cabrioles. Ses gesticulations et ses kamehameha ne peuvent pas éclipser son flow technique et extrêmement solide, même si ce qu’on retiendra le plus du show est son audacieux saut dans la foule depuis la scène pour un dive très joliment exécuté. On pense à Childish Gambino, mais quand les Américains se lancent dans une ode à la weed ou dédie une chanson à tous les gens qui se sont fait sucer, on pense plutôt à Hedpe ou Steel Panther. Bref, un concert bien crétin comme on sait les apprécier, qui aura permis au public de succomber au décidément divin mélange entre rap et gros son, comme si Body Count était enfin entré dans le vingt et unième siècle.
14h00 : Le chanteur de Shores Of Null Davide Straccione n’a pas ton temps et il doit à tout prix finir sa partie de Candy Crush, même si le concert a commencé.

13h00 : SMASH HIT COMBO – Warzone

Est-ce qu’il y a des nostalgeek sur la Warzone ? Bien sûr ! Voilà un moment qu’on attendait au Hellfest le groupe de rap metal français Smash Hit Combo, qui rassemble aussi bien que des curieux que des anciens, qui étaient là à l’époque de No Life et qui seront bien heureux de se défouler sur « Hardcore Gamer ». Preuve que les musiciens ont de la bouteille, il ne faudra pas attendre très longtemps avant que les zicos foutent un sacré bocson dans la fosse. « On va vous faire digérer les chocapics, j’espère que vous avez une bonne mutuelle« , voilà de sages paroles pour chauffer les furieux venus en masse pour les accueillir. Evidemment Smash Hit Combo qui rappe en çais-fran dégage quelque chose de singulier, surtout quand le son est aussi bon pour rendre les paroles intelligibles, même pour ceux qui ne connaissent pas l’univers retro geek du groupe avec le duo des deux chanteurs qui se répondent sans cesse entre scream et chant rappé. Puisque nous parlons gaming, ici on ne parle pas de wall of death, mais de Smash Bross Melee. Les SHC vont surfer sur plusieurs albums du répertoire pour le peu de temps qui leur est accordé, même si un petit « Hostile » n’aurait pas été de trop pour conclure le set, ces derniers ont préféré finir par « Baka » de Playmore. Le set finit comme il devait se finir, avec une sacrée ambiance et une envie de prolongation, HP n’hésitant pas à se faire un petit plaisir en slammant sur la musique de Mortal Kombat pour immortaliser le moment. Avant de quitter la scène, le leader annonce : « On va boire des coups ensemble, mon objectif, c’est d’être bourré en moins d’une heure« … Eh ouais, on est à la Warzone les amis.
12h34 : LOVEBITES – Mainstage 1
12h17 : SOLITARIS – Altar
Voilà déjà quelque temps que l’Altar ne se limite plus à la scène death ou grindcore, en proposant des groupes s’influençant de ces styles-là sans pour autant s’en revendiquer. C’est le cas de Solitaris, que l’on aurait très bien pu programmer en Warzone. Devant un public plutôt clairsemé mais désireux d’en prendre plein la face, les quatre membres font leur entrée tout de noir vêtus, littéralement de la tête aux pieds, jusqu’à en avoir les visages partiellement voire complètement masqués. Basse cinq cordes, drumkit assez dépouillé, on devine déjà dans quel genre le groupe officie. Un peu à l’image d’un Ten 56 sur cette même scène l’année passée, Solitaris est venu balancer breakdown sur breakdown, saupoudrés d’une légère touche mystique, mais toujours dans l’efficacité et le rentre-dedans immédiat. Est-ce leur accoutrement qui les force à n’avoir aucun vrai échange avec le public ? Possible. À part quelques gestes d’incitation à ouvrir le pit, il n’y aura que peu d’interactions entre le groupe et son audience. La prestation en tout cas fait son effet, aussi bien auprès des fans de la scène HxC/deathcore moderne que de ceux du death plus traditionnel. Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que le groupe quitte la scène en fin de set dans la plus grande froideur, les membres prendront quelques secondes pour saluer poliment le public, laissant ainsi transparaître au travers de leurs voilages une certaine reconnaissance envers tous ces festivaliers ayant répondu présent à une heure matinale. Dernier petit détail, le groupe est de chez nous. Bravo messieurs et longue vie à vous!
12h15 : THE DEVIL’S TRADE / Valley
La Valley était un peu trop enjouée jusqu’à maintenant avec une programmation très stoner rock depuis la veille, il était temps d’apporter une grosse dose de mélancolie, qui semblait réservée jusqu’ici à la Temple… C’est la mission du Hongrois Dávid Makó qui, avec son doom dark folk, n’est pas là pour vous raconter des lendemains qui chantent mais plutôt un passé qui pleure. Découvert par beaucoup en ouverture de la tournée acoustique d’Amenra, The Devil’s Trade n’oublie pas de rappeler musicalement aux festivaliers que le soleil qui illumine la Valley ne se pointe que pour attendre l’orage et la pluie qui s’abattront forcément. Malgré quelques secondes d’ouverture compliquées en termes de son, celui-ci reviendra rapidement à la normale pour que la solennité de la performance puisse se faire ressentir profondément par les spectateurs venus partager la peine du charismatique frontman qui prend aux tripes avec son chant très chargé émotionnellement. Le leader précisera lors d’un interlude pour remercier le public que le groupe est très heureux d’être là, ce qui ne manquera pas de faire rire quelques festivaliers, « enjoy » n’étant pas véritablement le premier mot qui vient à l’esprit en écoutant la musique folko-larmoyante du combo. S’il est vrai que The Devil’s Trade est lourd et triste, il fait pourtant du bien aux festivaliers venus l’applaudir en cette fin de matinée. Il faut l’avouer, vous avez vraiment la classe, monsieur Dávid.
11h38 : HOULE / Temple
C’est sur un fond de sons océaniques que le groupe, entièrement habillé de marinières et d’imperméables, monte sur scène… Serait-ce un mauvais présage ? Adsagsona entre en dernier, titubant de manière très contrôlée, une lanterne à la main. Aucun doute sur le fait que le thème marin est respecté ! Le personnage a même pris le dessus sur la chanteuse qui donne une énergie et une incarnation folles à sa prestation, chose certainement non aisée vu le style qu’Houle a décidé de jouer. Des musiciens avec un jeu de qualité, un public présent et actif, les embruns font leur effet sous la Temple en cette fin de matinée. Tous les marqueurs du travail en studio sont retrouvés, entre les lamentations, les ponts mélodieux, les cris stridents ou encore le scream poussé et puissant de la chanteuse. Les trente minutes de set sont passées à grande vitesse, et c’est sous les applaudissements que le groupe se tient fièrement devant son public pour lui dire au revoir. Nul doute que le stand de dédicaces plus tard dans l’après-midi sera le point d’attache de nombreux marins perdus en quête d’aventures dans ce black metal enivrant…
11h01 : RED SUN ATACAMA – Valley
Café, pain au chocolat préfendu, et Red Sun Atacama pour se réveiller en toute quiétude à la Valley… jusqu’à recevoir une traçante stoner made in Bordeaux qui rentre très vite dans le concret. Amoureux de Kyuss et consorts, les Français distillent une musique dont la formule est connue, mais qui est néanmoins très bien exécutée et dont l’incarnation scénique est indéniable. Les gars arborent des grands sourires débordants de joie, trop heureux de pouvoir secouer une Valley naissante. Red Sun Atacama c’est du plaisir pour les oreilles (encore fraîches) : chaque instrument trouvant facilement sa place dans le spectre sonore et rendant leur musique agréable à découvrir en live. Mention spéciale à la basse dont le grain ciselé est toujours propre malgré les riffs les plus intrépides (merci Matamp). Les Bordelais cultivent une approche intimiste avec leur public et ils ont raison ; ces lève-tôt ne sont pas là par hasard, donc nul besoin d’en faire des caisses. « Bonjour, on est Red Sun Atacama, on est content, merci tout le monde. Bon Hellfest. » Avec des groupes comme ça, c’est très bien parti.

































