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Live Report   

Judas Priest : les géants au Luxembourg


En pleine tournée pour continuer la promotion de son dix-neuvième album, Invincible Shield, Judas Priest, après le Hellfest fin juin et le festival de Carcassone il y a quelques jours, a fait une halte au Luxembourg ce samedi 19 juillet. Aucune salle n’est trop grande pour accueillir les géants du heavy metal, pas même le Rockhal et sa capacité à contenir six mille cinq cents personnes en tout et pour tout. La jauge a visiblement été quasi atteinte, quand on voit que le parvis était déjà noir de monde bien avant l’ouverture des portes.

Il faut dire que les gars de Judas Priest ont su s’imposer au fil des ans comme les pionniers du heavy metal britannique, notamment grâce à la voix puissante et étendue de Rob Halford et aux performances scéniques électrisantes des musiciens. Performance qui, en ce samedi, a fait chauffer le Rockhal mais ça, on y reviendra…

Artiste : Judas PriestPhil Campbell And The Bastard Sons
Date : 19 juillet 2025
Salle : Rockhal
Ville : Esch-Sur-Alzette [Luxembourg]

D’abord, place à la première partie. Et il faut dire que là aussi, il s’agissait d’une pointure de taille en la personne de Phil « fucking » Campbell. Pour le resituer, mais ce serait étonnant que son nom ne vous évoque rien, il est principalement connu pour des années de bons et loyaux services au sein de Motörhead. Aujourd’hui entouré de ses trois rejetons, Todd à la guitare, Dane à la batterie, Tyla à la basse, et du chanteur Joel Peters, il exerce au sein du Phil Campbell And The Bastard Sons. Un combo hard rock, digne héritier de Motörhead, qui a son succès depuis 2016. La foule qui s’est amassée devant la scène l’a bien confirmé.

Le groupe a fait une entrée tonitruante avec « We’re The Bastards », un titre dynamique et galvanisant aux sonorités heavy rock percutantes. Les headbangers s’en sont donné à cœur joie, si bien que c’en était même à se demander quel groupe ils attendaient réellement le plus. Il n’était que 20 heures mais le ton était déjà donné pour le reste de la soirée. Les Bastards ont pioché dans ce qu’ils ont fait de meilleur : « Step Into The Fire, « Hammer And Dance, « High Rule », « Straight Up », « Dark Days », « Strike The Match »… Bien sûr, Phil Campbell n’a pas oublié d’où il venait et la setlist s’est retrouvée agrémentée de reprises de Motörhead. Et là aussi, la sélection a été faite avec choix, entre « Going To Brazil », « Born To Raise Hell » et l’intemporel « Ace Of Spades » qui a fait office de pré-final. Même si la voix de Joel Peters se rapproche plus du rock classique, l’hommage au grand Lemmy n’en est resté pas moins une réussite, le public ayant grandement apprécié le fait de réentendre ces morceaux de légende.

Légende ou le mot parfait pour décrire le reste de cette soirée. Car comment qualifier autrement un groupe qui ne s’épuise pas après plus de cinquante ans de carrière ? Judas Priest mérite sa réputation. Sur les coups de 21 heures, ceux qui ont popularisé le look et le terme de « metal bikers » ont fait leur entrée sur scène, s’avançant lentement, prêts à officier la grande messe heavy du soir. Toujours floqués de cuir noir, ils ont dynamisé le show en balançant « All Guns Blazing », titre percutant du mythique album Painkiller. Difficile de croire que Rob Halford a presque soixante-quatorze balais, tant sa voix et sa maîtrise vocale sont restées intactes. Sans parler de la complicité de jeu entre les deux guitaristes, Richie Faulkner et Andy Sneap.

S’est ensuivi « Hell Patrol », autre chanson issue de Painkiller. Ce serait d’ailleurs le seul point à critiquer de ce concert : alors qu’il était présenté comme, certes, servant à célébrer le classique de 1990 (dont seuls « Leather Rebel » et « Metal Meltdown » n’ont pas été joués), mais aussi à poursuivre la promotion d’Invincible Shield, la setlist n’aura pourtant tourné principalement qu’autour des grands classiques des Britanniques, uniquement trois titres du dernier album ayant eu leur interprétation live : « Gates Of Hell », « The Serpent And The King » et « Giants In The Sky ». Avantage à ceux qui les ont vus en avril 2024 (notamment à Paris ou Lyon) qui ont pu découvrir d’autres titres et profiter d’une setlist différente – avec la surprise « Solar Angel », chanson de Point Of Entry assez peu jouée par le passé. Et puis, l’énergie étant toujours au rendez-vous, il serait finalement difficile de leur tenir rigueur pour ce choix.

Le final se sera fait en apothéose et toujours avec le même gimmick depuis des années : Rob Halford débarquant sur scène avec sa moto, sur les premières notes de « The Hellion » / « Electric Eye », avant d’enchaîner avec « Hell Bent For Leather » et l’hymne fédérateur de tout un public, « Living After Midnight ». Comme toujours, Judas Priest aura promis une belle soirée et la promesse aura été tenue. Ce soir-là, la messe a été dite mais les « prêtres » ont assuré qu’ils reviendront. On les attendra et on répondra présents pour faire vivre avec eux, aussi longtemps qu’on le pourra, l’esprit du heavy metal.

Setlist :

All Guns Blazing
Hell Patrol
You’ve Got Another Thing Comin’
Freewheel Burning
Breaking The Law
A Touch Of Evil
Night Crawler
Solar Angels
Gates Of Hell
One Shot At Glory
The Serpent And The King
Between The Hammer And The Anvil
Giants In The Sky
Painkiller

Rappel :
The Hellion
Electric Eye
Hell Bent For Leather
Living After Midnight



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