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Live Report   

Judas Priest / Saxon : tonnerre heavy metal à Paris


Robert John Arthur Halford et Peter Rodney « Biff » Byford, les compères âgés, respectivement, de soixante-douze et soixante-treize ans et véritables légendes du heavy metal british sont en virée dans la capitale en cette soirée printanière très ensoleillée. Judas Priest et, en première partie, Saxon tournent en support de leurs nouveaux albums, Invincible Shield et Hell, Fire And Damnation respectivement.

Trois jours après la date de Lyon, le Zénith parisien est plein à craquer et ça fait plaisir à voir. Les stands de merchandising sont déjà pris d’assaut alors que rien n’a encore commencé !

Artistes : Judas PriestSaxon
Date : 8 avril 2024
Salle : Le Zénith
Ville : Paris [75]

19h25. Les lumières s’éteignent. Le titre éponyme du nouvel album de la bande à Biff est envoyé et le public réagit de façon osmotique. Le chanteur brille par son charisme et ses vocalises, aidé de Doug Scarratt et de Brian Tatler de Diamond Head aux guitares. Ce dernier apporte une touche plus heavy. Les fans hardcore crieront à la trahison sur les solos des anciens morceaux repensés par moments. Ça joue fort et c’est bon ! Nibbs Carter, comme à son habitude, court partout avec sa basse et son coéquipier rythmique Nigel Glocker est redoutable derrière ses fûts.

Certains se plaindront, à la pause, de la qualité sonore en fonction de leur positionnement dans la salle. Face à la scène, derrière la console, le show était en revanche parfait. Saxon va livrer un greatest hits old school avec des classiques tels que « Motorcycle Man » ou « And The Band Playes On » mixés à des extraits plutôt eighties du nouvel album, à l’instar du hard rock « There’s Something in Roswell » ou de « Madame Guillotine » avec son intro de basse bien heavy. Biff parle à son public avant chaque titre pour le présenter. La soirée est un revival de la grande époque, notamment lorsque sont joués des morceaux de l’album Strong Arm Of The Law, que ce soit celui évoquant le tonnerre heavy metal ou l’éponyme. Le public est conquis et le fait savoir.

Saxon enchaîne sur ce qui est, pour beaucoup, une madeleine de Proust : le mid-tempo « Crusader ». « Denim And Leather » résume parfaitement l’ambiance de la foule présente au Zénith et l’excellent « Dallas 1 PM » est toujours aussi bien accueilli. Biff demande si le public en veut encore : évidemment ! « Wheels Of Steel » le fait participer et les musiciens achèvent leur spectacle avec le hard rock « Princess Of The Night ». Le groupe est acclamé et le frontman nous donne rendez-vous au Hellfest en juin prochain. L’aigle était magique ce soir !

Setlist :

Intro : The Prophecy
Hell, Fire And Damnation
Motorcycle Man
Sacrifice
There’s Something In Roswell
And The Bands Played On
Madame Guillotine
Heavy Metal Thunder
Strong Arm Of The Law
Crusader
Dallas 1 PM
Denim And Leather
Wheels Of Steel
Princess Of The Night

Petite pause – les stands de merchandising sont toujours pris d’assaut. Ambiance hallucinante !

Il est 21h. The Priest is back et le public est plus qu’heureux ce soir. « War Pigs » de Black Sabbath annonce la venue de Rob Halford et sa bande. Petite intro heavy, le rideau tombe et le groupe, comme Saxon, commence les hostilités avec le premier titre (et single) du nouvel album, à savoir « Panic Attack ». Rob est en forme, Richie Faulkner, armé de sa Flying V signature, et Andy Sneap, producteur et guitariste live du groupe, sont ses gardes du corps électriques.

La suite ? Des hits heavy metal issus de différentes périodes : le fameux « You’ve Got Another Thing Comin’ » et son riff headbanguant, « Rapid Fire » apprécié de tous les fans du style ou encore le titre antisocial « Breaking The Law ». Halford arpente la scène comme un possédé, les guitaristes ne font qu’un. Ian Hill, bassiste et fondateur du groupe, est, comme à son habitude, animé de mouvements stéréotypés en martelant sa basse. Quelle énergie, le hard rock est décidément le meilleur élixir de jouvence !

Après un détour sur « Lightning Strike » de l’album précédent et qui s’inscrit parfaitement dans la setlist du Prêtre, Rob nous renvoie à l’époque de Defenders Of the Faith avec « Love Bites » et son backdrop distillant les paroles de la chanson. Extrait diabolique issu de Screaming For Vengeance : les lumières somptueuses, rouge sang, accompagnent la musique avec un superbe visuel eigthies sur « Devil’s Child ». Dans la même thématique, on passe à Stained Class avec le « Saints in Hell » et cette voix aiguë sur le refrain – mais comment fait-il ? Faulkner et Sneap nous remémorent la paire Downing/Tipton. Le break hard rock avec cette frappe pachydermique de Scott Travis, les guitares saccadées et les vocalises scandées sont d’une sacrée efficacité.

Judas Priest replonge dans Invincible Shield : le mid tempo « Crown Of Horns », avec son intro technico-mélodique, signé l’« Elegant Weapon », Mr. Faulkner, fonctionne un peu moins bien que les grands titres du groupe. Retentissent ensuite les premières notes mécaniques et la batterie métronomique de « Turbo Lover ». La foule est en liesse. Rob Halford chante de manière lascive les couplets tandis que le public se charge du refrain. Après la chanson éponyme du dernier disque, Judas Priest se lance dans une interprétation magistrale de « Victim Of Changes », à en donner la chair de poule. La salle est plongée dans une ambiance verte pour la reprise métallisée de Fleetwood Mac « The Green Manalishi ».

On sait que la fin du concert approche. Scott Travis prend son micro pour parler et présente le classique à l’intro de batterie démoniaque que tout le monde attend. « Painkiller » résonne et enflamme le Zénith parisien.

Le moment des rappels est venu. « The Hellion » sert de bande sonore introductive au retour du groupe pour se lancer dans une interprétation heavy de « Electric Eye ». Le riff de départ rend tout le monde dingue, les musiciens ne font qu’un. Courte pause. Vrombissements de moto, le Metal God arrive sur scène et chante « Hell Bent For Leather ». Ce solo avec ce tapping fait toujours un effet heavy incroyable. Le public est emporté. Il crie, chante, headbangue les metal horns en l’air.

Comme à Lyon ou en Italie sur les dates précédentes, le chanteur accueille sur scène Glenn Tipton, casquette vissée sur la tête, atteint de la maladie de Parkinson. Ovation totale. « Metal Gods » et son rythme haché font monter l’ambiance d’un cran. Les fans hurlent le refrain. Nouveau changement de tenue pour Rob (notons qu’il change de veste à peu près à chaque morceau) avec son manteau sans manches aux nombreux patchs. Final sur « Living After Midnight » et son back drop avec lyric vidéo. Break pour faire chanter le public. Apothéose du hard rock. « The Priest will be back », nous annonce-t-on ! Grande ovation. Soirée magnifique : les visages heureux sont légion à la sortie de la salle parisienne.

Setlist :

War Pigs (Intro – Black Sabbath, extrait)
Invincible Shield Tour Anthem
Panic Attack
You’ve Got Another Thing Comin’
Rapid Fire
Breaking The Law
Lightning Strike
Love Bites
Devil’s Child
Saints In Hell
Crown Of Horns
Turbo Lover
Invincible Shield
Victim Of Changes
The Green Manalishi (With The Two Prong Crown) (reprise de Fleetwood Mac)
Painkiller

Rappels :
The Hellion – Electric Eye
Hell Bent For Leather
Metal Gods (avec Glenn Tipton)
Living After Midnight (avec Glenn Tipton)
Musique De Fin : We Are The Champions (Queen)

Photos : Loïc « Lost » Stephan.



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  • En ce qui concerne la sonorisation en général, cette manie des « ingés » – son de séparer les canaux de guitares, une à droite et l’autre à gauche fait que si on n’est pas placé exactement au centre de la salle, c’est impossible d’entendre les deux. Au moins pour Saxon, pour les solos c’était bien balancé.
    C’était la même affiche que celle collée sur les murs de mon lycée en 1981. Jamais je n’aurais cru à l’époque revoir ça 43 ans plus tard, et avec autant de monde.

  • Ca donne envie !!!

  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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