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Conférence De Presse   

L’expérience Epica


Le dernier album d’Epica, Aspiral, est sorti le 11 avril. Le lendemain, le groupe donnait rendez-vous à ses fans, à l’Alhambra, pour une « release experience ».

Aux abords de l’Alhambra, tout évoque un concert : la file d’attente pour pénétrer dans l’enceinte de la salle, les flyers distribués à la volée, les discussions entre fans heureux et impatients… Une fois la porte passée, l’illusion continue, avec un stand de merch.

Cependant, une fois dans l’enceinte de l’Alhambra, la notion de « release experience » prend tout son sens. La salle a été entièrement transformée. Face à la porte, ce qui attire le regard en premier, ce sont les tenues de scène de Simone Simons, ainsi que les pieds de micro si spécifiques et si reconnaissables. Néanmoins, la salle regorge d’autres trésors, comme autant de souvenirs d’une carrière longue et riche.

Les guitares, mais également le set complet d’Ariën van Weesenbeek et le clavier de Coen Janssen sont exposés. Ces deux derniers sont d’ailleurs accessibles et quelques notes retentissent alors que les fans déambulent entre les divers objets exposés. Outre les instruments et les tenues, chacun peut admirer partitions, éditions collectors et autres memorabilia dans une mise en scène visuelle qui n’est pas sans rappeler l’exposition sur le metal « Diabolus In musica » qui avait eu lieu à la Cité de la Musique.

Malgré tout, au-delà de l’aspect historique de cette rétrospective, c’est une opportunité rare : les fans, visiblement heureux, peuvent échanger entre eux mais également discuter avec les membres du groupe qui arpentent les allées de ce musée vivant. Un moment unique et une proximité que l’on a peu d’occasions de connaître.

Vers 20h, le groupe monte sur scène pour répondre à quelques questions. Ce qui frappe en premier, c’est sans doute la complicité, les rires et la facilité des échanges entre les membres du groupe. Interrogée sur les sources d’inspiration pour cet album, Simone Simons a évoqué le film Interstellar de Christopher Nolan et la légende de la Dame Bleue qui est liée au château de sa ville natale, le château de Hoensbroek. Isaac Delahaye a également mentionné le cinéma en citant à la fois Inception et Hans Zimmer. Mais c’est avant tout de l’artiste polonais Stanisław Szukalski qu’Isaac Delahaye a souhaité parler, car le titre de l’album, Aspiral, est directement inspiré de l’une de ses sculptures.

Plus tard lors de l’interview, Isaac Delahaye a aussi révélé avoir imaginé l’album plus comme une bande originale qu’une succession de chansons. Il s’est dit excité par la perspective d’offrir quelque chose de neuf et différent aux fans, non seulement musicalement mais aussi visuellement. Cela s’illustre notamment par l’usage d’une œuvre de Szukalski pour la couverture et l’omission du nom du groupe, de manière à laisser « l’art parler par lui-même ».

Pour cet album, les défis se sont avérés différents pour chacun. Ariën van Weesenbeek considère que son plus gros challenge a été d’accepter de se laisser guider par la musique elle-même, et non de partir sur des idées préconçues de ce qu’il pourrait jouer. Simone Simons, quant à elle, a évoqué le fait de devoir passer de l’enregistrement de Vermillion, son album solo, à un travail de composition avec Epica, même si elle s’est alors sentie très inspirée et libre d’aller vers de nouvelles choses. Qui plus est, juste avant l’enregistrement, elle s’est retrouvée dans l’incapacité de chanter après plusieurs nuits d’insomnie. Coen Janssen a révélé que pour lui, le plus compliqué avait été de s’essayer à une approche plus minimaliste. Un défi supplémentaire était que les membres d’Epica avaient choisi d’enregistrer les chansons tous ensemble en studio, et non instrument par instrument comme ils en avaient l’habitude.

Lors de ce moment d’échange, les membres du groupe ont également expliqué que leur style musical devenait plus audacieux. Ils ont ainsi indiqué qu’une chanson comme « The Final Lullaby » ou « Cross The divide » n’aurait jamais pu intégrer un album d’Epica précédemment. Comme nous le prouve ce nouvel album, ils ont désormais franchi un nouveau jalon dans leur évolution.

Il est peu courant qu’un groupe mette en place ce type d’événement pour la sortie d’un disque. C’était une belle opportunité pour les fans à la fois de côtoyer les membres du groupe et d’approcher des objets qui ont marqué l’histoire du groupe depuis ses débuts en 2002 jusqu’au renouveau amené par Aspiral – au sujet duquel nous avons plus longuement discuté avec Simone et Mark, une interview fleuve à paraître bientôt !



Laisser un commentaire

  • Asp Explorer dit :

    Pour la petite histoire c’était Charlotte Wessels (ex-Delain) qui animait le Q&A. Ça faisait bizarre de tomber dessus dans la salle à ramasser les questions des spectateurs…

  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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