Le 15 juin 2025, en ce jour de fête des Pères, l’Élysée Montmartre, à Paris, a vibré au son de la voix unique de Myles Kennedy. En solo, loin des riffs survoltés d’Alter Bridge ou des envolées avec Slash et ses Conspirators, l’artiste accompli et guitariste talentueux a offert un concert intimiste chargé d’émotions plus que positives. Dans une atmosphère chaleureuse, Kennedy a su toucher son public conquis, entre titres électriques de ses trois albums solos, dont le petit dernier The Art Of Letting Go, et balades acoustiques. Quelques jours avant le Hellfest, Myles Kennedy a offert un moment suspendu, où sa sincérité a fait écho aux titres interprétés dans cette ambiance de club rock.
Artiste : Myles Kennedy – Massive Wagons
Date : 15 juin 2025
Salle : Elysée Montmartre
Ville : Paris [75]
La première partie est assurée par les Massive Wagons, des Anglais qui font du bon hard rock à la Airbourne ou Poison, voire punkoïde à la Sum 41 et consorts. Une grosse surprise ! Ils mettent une ambiance de dingue avec ce son qui rappelle toute l’époque du heavy US de la fin des années 1980. Ça saute, ça chante, ça riffe. Les Massive Wagons ont cette capacité à avoir des refrains efficaces punk pop, hard rock simple mais rentre-dedans (« Missing TV »). « Cool Like A Fox » a cette touche Twisted Sister mixée à du AC/DC. Impossible d’être insensible à ce type de chanson. Les guitaristes Adam Thistlethwaite et Stephen Holl et le bassiste Adam ‘Bowz’ Bouskill sautent à l’unisson avec leur chanteur Barry Mills. Le frère d’Adam à la batterie est déchainé. « The Good Die Young » sonne Simple Plan et agite la fosse. Au fur et à mesure du concert, les Wagons gagnent leur public. La soirée monte crescendo avec un vingt sur vingt pour le groupe. Mention spéciale à « Please Stay Calm ». Une première partie d’une rare efficacité. Les gars seront à leur stand de merch à la fin du concert de Myles Kennedy. Leur côté fun et généreux était un plus dans cette soirée.
Qu’on se le dise : un dimanche soir à l’approche du Hellfest, l’Elysée était à moitié remplie. Que des fans hardcore de Myles ! Tout le monde se réservait pour le festival de l’enfer ? La formation en trio va pourtant assurer comme jamais. Myles Kennedy est un artiste, un chanteur hors pair et un guitariste doué. Le son est énorme d’entrée. Le backdrop représente la pochette du dernier album The Art Of Letting Go. Myles ouvre d’ailleurs avec deux titres de ce dernier : « Nothing More To Gain » et l’éponyme. Le public est conquis d’emblée. L’ambiance club y est pour beaucoup aussi. La setlist piochera dans les trois albums solos de l’artiste avec des changements de guitare pratiquement à chaque titre. Myles Kennedy est impressionnant par son talent de vocaliste (« Devil On The Wall », « A Thousand Words »). On aura aussi droit à des versions électrisées de titres de son magnifique premier album : « Haunted by Design » et son super solo de guitare et « Year Of The Tiger ». Kennedy refera un exercice de son talent de guitariste soliste sur « Behind The Veil ». Il demandera qui il reverra au Hellfest quelques jours plus tard et des mains se lèveront… Quand on est fan !
Le reste du show sera un vrai best of de ses albums solos avec des interprétations fougueuses de « Mr Downside », « Love Can Only Heal » ou le récent « Say What You Will ». Une reprise de « White Flag » de The Mayfield Four sera aussi jouée. Mention spéciale à la section rythmique qui, toute la soirée, aura été redoutable. Myles et ses musiciens quittent la scène en jetant des médiators et en saluant le public. Le rappel est fulgurant avec une reprise d’Alter Bridge « Watch Over You » qui ravit ses fans. Dobro électrique endiablé sur « In Stride » qui achève tout le monde en cette fête des Pères hard rock ! Myles et son bassiste envoient des tonnes de médiators dans le public, saluent tout le monde, prennent le temps en sortie de scène. Le batteur, ami de longue date de Myles, a l’air aussi ravi. Une superbe soirée rock hard avec l’un des meilleurs chanteurs du circuit dans le style.





























