Puscifer est une énigme. Un projet protéiforme qui se réinvente constamment sur les plans musicaux comme visuels. Normal Isn’t, le cinquième album du groupe, dévoile une nouvelle ère. Les musiciens redéfinissent des contours en mouvement perpétuel, imposent de nouveaux personnages et injectent des couleurs musicales goth et post-punk à leur musique. Une démarche de réinvention permanente que l’on sait chère au chanteur atypique qu’est Maynard James Keenan, à la tête du projet, et dont son acolyte Carina Round nous souligne la nécessité dans l’entretien qui suit. Car si Puscifer est né sous la forme d’un projet solo pour James Keenan, il s’est rapidement transformé en aventure collective dont le guitariste Mat Mitchell et Carina Round sont les forces créatrices indispensables.
Normal Isn’t est une œuvre de groupe soudé et engagé sur la même ligne artistique. Un disque exigeant et doté de plusieurs couches de lecture, que les membres de Puscifer ont composé en réaction à une époque trouble et complexe. Bien qu’elle ne renie à aucun moment le second degré qui a toujours défini son groupe, Carina Round est parfaitement claire au sujet du sérieux et de la profondeur de leur musique. Normal Isn’t est un disque qui a autant vocation à éveiller les sens qu’à permettre à son public de se « connecter » avec le groupe dans un espace hors du temps et de la réalité. La dimension Normal Isn’t ouvre tout juste ses portes. Nul doute que Puscifer a encore son lot de surprises à en dévoiler, ne serait-ce que par l’intermédiaire du roman graphique qui devrait être présenté dans le prolongement de l’album.
« Nous sommes tous très différents les uns des autres, mais ce que nous avons en commun, c’est notre dévouement envers la musique, notre engagement à nous développer individuellement en tant qu’artistes et notre confiance dans les forces de chacun. »
Radio Metal : Existential Reckoning, votre précédent album, est sorti en pleine période Covid-19. Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir eu la possibilité de le défendre comme vous le souhaitiez ?
Carina Round (chant) : Les plans de promotion « classiques » ont été complètement bouleversés par le Covid-19 pour tout le monde. Nous étions en studio en train d’enregistrer l’album lorsque ça s’est produit. Le Covid-19 est arrivé sans que nous comprenions véritablement ce qui se passait. Mat [Mitchell, guitariste, multi-intrumentiste et producteur] et moi allions malgré tout tous les jours au studio où nous avions des pièces séparées. Nous avions organisé les lieux afin de pouvoir communiquer, il pouvait entendre ce sur quoi je travaillais, et réciproquement. Nous avions mis en place une Dropbox afin de nous envoyer les fichiers. Nous ne savions pas quand nous pourrions nous retrouver dans la même pièce, voire si nous pouvions toucher une poignée de porte sans mourir. Une semaine après le début de la pandémie, nous étions de retour au travail. Très vite, nous avons pris la décision de ne pas renoncer à sortir cet album dans l’année. Faute de pouvoir partir en tournée, nous avons opté pour un événement en pay-per-view (le concert Live At Arcosanti, ndlr). Puscifer est un groupe qui sait s’adapter. Nous n’attendons rien des autres, nous nous sommes juste lancés. Je trouve que ce Live At Arcosanti était magnifique, et cet événement n’aurait pas eu lieu sans la pandémie. C’est l’une de ces situations pour lesquelles la pression permet de faire naître un diamant. La pandémie était une horrible période, mais elle a aussi eu un effet positif pour Puscifer. La barre a été placée très haut en ce qui concerne les vidéos live produites à l’époque.
Vous avez d’ailleurs par la suite diffusé une série de films, chacun articulé autour d’un album de votre discographie. Comment avez-vous abordé cet exercice ?
Nous nous sommes juste lancés. Nous avons travaillé autour d’idées qui pouvaient représenter les albums. Elles devaient être différentes les unes des autres, tout en étant intéressantes et amusantes. Heureusement, nous vivons à Los Angeles. Il y a d’excellentes salles de concerts ainsi que de superbes endroits à proximité. Nous avions déjà les albums, il nous fallait juste trouver comment les retranscrire en live. Nous essayons de partir autant que possible en tournée, mais c’est parfois complexe, en particulier actuellement. Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails concernant cette connerie de Spotify et la rémunération des groupes, mais c’est désormais très difficile de partir sur la route. Nous avons beaucoup de fans qui ne peuvent pas nous voir parce qu’il devient trop onéreux de tourner partout dans le monde, donc nous avions à cœur de tourner ces vidéos afin que tout le monde puisse découvrir ces albums en live. Nous ne sommes pas du genre à rester assis à attendre que le monde tourne. Nous aimons simplement agir.
Normal Isn’t sort près de cinq ans après Existential Reckoning. A quel moment avez-vous commencé à travailler sur ce nouveau disque ?
Probablement un an après la sortie de Existential Reckoning. L’écriture s’est étalée sur près de quatre années. Le processus a pris du temps en raison de la pandémie ainsi que du projet Sessanta, qui a duré presque deux ans (une tournée avec Primus et A Perfect Circle, puis un EP comprenant une nouvelle composition pour chaque groupe, ndlr). Nous avons été très occupés. Les premiers éléments ont commencé à se mettre en place après la sortie du précédent album, et la phase d’écriture des chansons s’est déroulée de façon très organique. Lorsque nous prenons la décision de sortir le disque – c’était il y a deux ans pour celui-ci –, nous passons en mode « action ». Nous semons des graines et remplissons des dossiers de musique, avant de subitement nous dire : « Merde, il faudrait en faire un album ! » C’est à ce moment-là que les choses s’intensifient.
Vous définissez le son de cet album comme « plus brut, nerveux, guidé par des guitares plus agressives et poussées au premier plan ». Pourquoi cette approche ?
Notre putain de producteur (Mat Mitchell, ndlr) est guitariste [rires]. Que puis-je dire d’autre ? Existential Reckoning était vraiment beau, profond et assez électronique. Je pense que nous voulions nous orienter vers un registre plus agressif et miser sur des grooves qui donnent envie de bouger. De plus, je pense que bon nombre des sujets abordés dans les textes le justifiaient.
« Lorsque vous passez outre la couche de comédie et d’humour pour enfants de douze ans, il y a toujours quelque chose de véritablement profond chez Puscifer. »
Le groupe évoque Normal Isn’t en « reflet de l’époque dans laquelle on vit ». Est-ce que le monde actuel te semble à ce point hors de contrôle ?
Qu’en penses-tu ?
Les actuelles joutes verbales entre Donald Trump et Emmanuel Macron pourraient presque évoquer un sketch dont Puscifer à le secret…
C’est exactement ça. Je dois faire attention à ce que je vais dire, mais l’une des principales forces de Maynard [James Keenan, chanteur] est sa capacité à définir clairement le ton et l’émotion. C’est un brillant parolier. On sait immédiatement ce que l’on doit ressentir à travers ses chansons. Mais il laisse les paroles suffisamment ouvertes et vagues pour que l’auditeur puisse se faire sa propre interprétation. Il habite sa musique avec cette voix qui donne aux paroles tout leur sens. C’est d’autant plus étrange que sur cet album, il évoque beaucoup de sentiments agressifs, mais avec un chant incroyablement beau. Il a une voix angélique qui rend l’expérience intrigante et sombre. Il y a comme un sentiment de liberté qui s’installe quand on l’écoute.
Maynard a déclaré que cet album a amené le groupe à adopter une nouvelle manière de composer. Il a d’ailleurs créé son propre studio d’enregistrement. En quoi était-ce différent par rapport aux précédents albums ?
C’est généralement Mat qui amenait toutes les premières idées musicales. Cette fois-ci, Maynard a contribué en alimentant le dossier. C’était bénéfique pour Mat, car il pouvait partir d’une idée de Maynard et n’utiliser que la partie batterie, la guitare, le synthé ou encore tout le morceau pour le transformer en quelque chose de nouveau. C’était intéressant, car ça apportait une touche différente pour démarrer la composition d’une chanson.
Vous avez tous des projets différents et des activités variées. Comment opérez-vous afin de ne pas vous éparpiller voire vous perdre, d’autant plus lorsque vous travaillez pour Puscifer, dont les frontières musicales peuvent être mouvantes ?
Nous avons tous une éthique de travail forte. Lorsque nous sommes plongés dans le travail, nous sommes très concentrés. Je pense que nous avons simplement confiance en nous-mêmes et les uns envers les autres. Nous savons que, lorsque nous nous asseyons pour travailler, un superbe résultat sera produit. Nous nous soutenons mutuellement. Ça peut sembler enfantin, mais ce n’est pas le cas. Il y a une véritable symbiose entre nous. Nous sommes tous très différents les uns des autres, mais ce que nous avons en commun, c’est notre dévouement envers la musique, notre engagement à nous développer individuellement en tant qu’artistes et notre confiance dans les forces de chacun. Nous avons simplement réussi à trouver un moyen de tout rassembler d’une manière qui fonctionne.
Normal Isn’t explore des horizons musicaux gothique, post-punk, dans une ambiance typée 80’s. Quel est votre rapport à cette période de l’histoire de la musique ?
Je suis née en 1979. Cette scène m’a accompagnée au cours de mes premières années. L’album The Hurting de Tears For Fears est sorti en 1982, j’avais trois ans. Les premiers albums de The Cure ont joué un rôle important dans mon enfance et mon éducation, tout comme ceux de Depeche Mode – d’autant plus que je suis anglaise. Cela dit, je n’aime pas arrêter une orientation musicale au début d’un processus d’écriture, car je ne veux pas que ça influence mon travail. Ce qui est appréciable avec Puscifer, c’est que nous pouvons avoir une certaine idée en tête mais le résultat final sonnera comme nous-mêmes. Si une chanson s’oriente vers un son particulièrement gothique, metal ou autre, ma réaction initiale est de l’infléchir avec autre chose, de ne pas pousser trop loin dans cette direction, car c’est ce qui, selon moi, nous rend uniques. C’est pareil pour Mat et Maynard. Tu peux avoir une ligne de guitare qui te procure un certain sentiment, mais il y a quelque chose qui cloche dedans qui fait qu’on ne peut pas vraiment se laisser aller à la nostalgie. Je pense que c’est l’une de nos forces.
« J’ai très vite réalisé au sujet de ce groupe qu’il n’y a pas de préjugés par rapport à sa définition. Puscifer est un espace au sein duquel nous pouvons jouer. C’est un terrain de jeu créatif et libre qui permet de s’épanouir. »
Vous aimez construire avec chaque album un univers singulier et incarner des personnages théâtraux comme Billy D., sa femme ou Dick Merkin. Existential Reckoning était tourné vers la recherche d’une vie extraterrestre et les légendes liées à la zone 51. Qui sont vos alter ego pour Normal Isn’t ?
Fanny Grey, Belendia Black et le Synth Whisperer. Il y a une histoire qui accompagne l’album, mais il faudra attendre la sortie du roman graphique pour vraiment la comprendre. Elle est vraiment très belle. Elle va peut-être sembler de prime abord idiote et comique, mais le fond de l’histoire est vraiment magnifique. C’est toujours le cas avec les personnages liés à Puscifer. Lorsque vous passez outre la couche de comédie et d’humour pour enfants de douze ans, il y a toujours quelque chose de véritablement profond.
Les premières esquisses de ce roman graphique ont été présentées à l’occasion de la diffusion de la chanson « ImpetuoUs ». Quelle est l’implication du groupe dans les comics et comment avez-vous travaillé sur la matérialisation en images de votre musique ?
Le roman graphique est une opportunité. Il y a eu beaucoup de personnages tout au long de la carrière de Puscifer, et certains d’entre eux ont été oubliés. Ça offrait une occasion de créer un récit cohérent avec les histoires individuelles qui avaient été fragmentées tout au long de la carrière de Puscifer. Ces comics sont un bon moyen de tous les rassembler au bénéfice d’une narration cohérente. C’est quelque chose que Maynard souhaite vraiment faire maintenant. Avec cet album, le moment semble idéal pour retracer l’histoire de Puscifer, tous les récits et tous les personnages, afin que ceux qui ont découvert le groupe récemment puissent s’y plonger. Nous étions dans l’idée de sortir la chanson « ImpetuoUs » et nous évoquions la possibilité de proposer un clip vidéo. La première bande dessinée est sortie, donc c’était le bon moment pour présenter des images issues de cette dernière à travers une vidéo visualizer. C’est un moyen d’ouvrir la porte et de faire découvrir les autres comics et histoires à venir.
Chaque album de Puscifer est très différent de son prédécesseur, et ouvre une nouvelle « ère » de votre histoire musicale. Est-ce qu’il est nécessaire pour toi et le groupe de constamment se remettre en question, de proposer une nouvelle histoire, quitte à complètement dérouter votre public ?
Oui. Ce groupe évolue de façon organique parce que les personnes impliquées sont toutes autant motivées à se dépasser sur le plan créatif. Il faut que notre travail serve la chanson, mais il est aussi nécessaire de se dépasser. C’est une ligne de conduite que nous suivons tous quotidiennement. J’ai très vite réalisé au sujet de ce groupe qu’il n’y a pas de préjugés par rapport à sa définition. Puscifer est un espace au sein duquel nous pouvons jouer. C’est un terrain de jeu créatif et libre qui permet de s’épanouir. Il n’y a aucune idée préconçue du genre : « Voilà ce qu’est Puscifer, cet album doit être comme ça. » Notre objectif n’est pas de semer la confusion chez les fans. Je pense qu’il s’agit d’évoluer en tant qu’artistes, d’exprimer ce que nous souhaitons faire entendre de la meilleure façon possible à un instant donné, ainsi que créer du lien par l’intermédiaire de quelque chose de beau et joyeux. Nous voulons permettre des connexions. Souvent, Puscifer est perçu à tort comme un groupe peu sérieux voire comique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’était possiblement l’approche initiale, mais je trouve qu’il s’agit aujourd’hui d’un projet très sérieux et profond. Évidemment, le propos et la musique peuvent être très sombres, mais le but ultime est, à partir de cette obscurité, de proposer la matière à une connexion entre les gens. Nous voulons rassembler, que ce soit au sein du groupe, le public dans une salle ou les auditeurs. Il y a le souhait d’offrir un lieu où les gens peuvent échanger entre eux voire avec eux-mêmes, qu’ils passent un moment loin de la folie qui peut régner dans la vie de chacun à un moment donné. C’est peut-être anecdotique pour certains, mais pour moi il est important de pouvoir offrir un espace sûr permettant à tout le monde de ressentir sa joie intrinsèque.
Vous évoquez dans le communiqué de presse qu’avec Puscifer, « toute idée peut changer complètement et radicalement ». Certaines chansons ont-elles été enregistrées dans des versions différentes avant d’évoluer subitement sous d’autres formes ?
Oui. J’évoquais précédemment l’existence du dossier que nous alimentions constamment. Parfois, le résultat final est resté très similaire à l’idée initiale. D’autres fois, il a pu s’avérer complètement différent. L’une des chansons de cet album a été envisagée sous une forme jusqu’à la dernière minute. Nous étions en tournée et Mat est venu me proposer d’écouter ce sur quoi il travaillait. En découvrant le résultat dans sa loge, j’ai constaté qu’il avait complètement changé le refrain du titre, ce qui nous a finalement amenés à revoir la partie de batterie et ainsi de suite. Le morceau était si différent que nous avons tout rechanté dessus. Si quelque chose ne fonctionne pas, il faut simplement le casser. J’aime beaucoup ce travail. A quoi bon s’acharner sur quelque chose qui ne fonctionne pas ?
« Nous travaillons tous bien dans un certain chaos car nous évoluons dans la confiance. Nous savons que le résultat sera bon, que tout ira bien. Mais c’est le chaos total. »
Certains musiciens qui collaborent avec vous apportent des touches très personnelles. C’est notamment le cas sur « Seven One », un titre pour lequel la ligne de basse est clairement au cœur du morceau. Ont-ils carte blanche, ou fixez-vous avec eux des orientations ?
Cette chanson est née d’une conversation entre Maynard et moi. Danny Carey (batteur de Tool, ndlr) était en tournée avec Tony Levin et Maynard avait prévu de passer les voir. J’ai proposé qu’il demande à Tony s’il voudrait jouer sur un morceau, ce à quoi Maynard m’a répondu : « J’adorerais ! », tandis que Mat était là : « Putain ouais ! » Maynard a donc parlé avec lui et Mat lui a transmis deux ou trois morceaux. Voilà le résultat. Quand on fait appel à quelqu’un comme Tony, on lui donne carte blanche, car si on le veut, c’est pour ce qu’il est, ce qu’il fait et la façon dont il sonne. En général, les gens qui interviennent dans Puscifer ont toute liberté, car nous voulons créer quelque chose qui ressemble à toutes les personnes impliquées.
Vous avez eu l’opportunité de présenter l’intégralité de l’album avec deux concerts spéciaux en août 2025, soit plus de six mois avant sa sortie et alors même qu’aucun morceau n’était disponible. Est-ce que vous avez abordé ces événements avec des craintes particulières ?
Il y a toujours une certaine énergie dans ces moments. Maynard et moi étions encore en train de définir les personnages et leurs apparences une heure avant de monter sur scène. Les visuels pour le mur vidéo étaient encore modifiés jusqu’à la dernière minute. Toute la musique était prête, évidemment. Nous avions répété et les chansons étaient maîtrisées, mais nous travaillons tous bien dans un certain chaos car nous évoluons dans la confiance. Nous savons que le résultat sera bon, que tout ira bien. Mais c’était le chaos total.
A l’heure de la libre circulation de la musique, est-ce vous redoutiez des fuites de morceaux dans des versions de mauvaise qualité ?
Non. Les téléphones n’étaient pas autorisés pendant les concerts. Mais il y a, en effet, toujours un risque. Les personnes présentes étaient vraiment des fans, j’ai envie de me dire qu’elles n’auraient jamais fait ça. Ce serait horrible. Peut-être que j’ai trop confiance en l’être humain, mais j’ai le sentiment qu’il y avait un grand respect. Maynard a quand même annoncé sur scène : « S’il vous plaît, ne divulguez pas ça, c’est une surprise et c’est quelque chose de spécial. » Quelqu’un aurait bien évidemment pu faire rentrer en douce un enregistreur, mais nous étions confiants. Nous allons proposer un film qui sera tiré de ces deux concerts.
Maynard sera prochainement sur la route avec A Perfect Circle. Quelle place va être réservée pour Puscifer dans son planning très chargé ?
L’album est terminé, donc il n’y a plus nécessité d’y consacrer beaucoup de temps pour le moment. Mais il travaille pendant les tournées. Ce n’est pas parce qu’il est en tournée avec A Perfect Circle qu’il n’a pas de temps libre – il en a beaucoup – et il consacre beaucoup d’énergie à écrire des histoires, des paroles… Il a son propre équipement, ce qui lui permet d’enregistrer des voix dans sa chambre d’hôtel. Il ne s’arrête jamais. Donc le fait qu’il soit en tournée avec Perfect Circle ne signifie pas qu’il ne travaille pas sur Pucifer.
Interview réalisée en visio le 21 janvier 2026 par Benoît Disdier.
Retranscription & traduction : Benoît Disdier.
Photos : Travis Shinn (1, 2, 4).
Site officiel de Puscifer : puscifer.com.
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