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Interview   

Përl : poésie entre ciel et mer


En amoureux de l’art et de la poésie, l’évolution vers une musique qui efface les lignes entre les styles est naturelle pour Përl. Lorsqu’il nous évoquait le concept du clair-obscur en 2021, le groupe savait déjà que sa proposition artistique sortait des sentiers battus, tout en s’adressant audacieusement à un public assez niché. Cependant, Les Maîtres Du Silence n’a pas obtenu la lumière qu’il aurait dû recevoir au moment de sa sortie, comme nous le confie la chanteuse Aline Boussaroque dans cet entretien. Mais au lieu de se recroqueviller, Përl a su se repenser et se révéler de nouveau, en assumant pleinement son ouverture. En restant très à l’écoute des personnes qui les entourent, les Franciliens se redécouvrent aussi bien sur scène qu’en studio. Përl revient donc présenter Architecture Du Vertige, avec une identité revigorée et bien plus assumée.

Si ce quatrième album se révèle aussi varié, cela vient peut-être d’un déclic qu’évoque pour nous la chanteuse : « Përl, c’est du post-metal, c’est du chant en français avec du texte. » C’est sans doute la raison pour laquelle ce disque peut déconcerter les oreilles non averties à la première écoute, que ce soit avec « Land’s End » et la participation de Sam de Point Mort, ou avec la reprise commentée de « Fjara » de Sólstafir, approuvée par Addi lui-même. Entre quelques expérimentations, le groupe français consolide également ses acquis grâce à ce jeu permanent entre lumière et obscurité. Dans cet entretien, Aline revient sur les dernières années du groupe, son évolution, et déplume cet album pour nous, titre après titre.

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Alter Bridge : penser l’avenir, jouer le présent


Depuis plus de vingt ans, Myles Kennedy et Mark Tremonti incarnent un rare équilibre entre puissance et sensibilité, technique et émotion, au cœur d’Alter Bridge. Ce duo, que tout pourrait opposer – un chanteur à la voix céleste et expressive face à un guitariste au riff tranchant et au jeu nerveux –, forme au contraire un binôme d’une complémentarité presque instinctive. Là où Mark ancre la musique dans un socle heavy et précis, Myles l’élève, y insuffle de la lumière et de la tension dramatique. Ensemble, ils signent une alchimie qui a fait de leur groupe une entité vivante, à la fois technique et profondément humaine.

Au fil des années, la relation entre les deux hommes s’est affinée, gagnant en confiance et en complicité. Dans cette interview, on perçoit cette dynamique : Mark parle souvent du groupe en « nous », là où Myles évoque le collectif avant de se citer. Leurs échanges témoignent d’un respect mutuel, forgé par les tournées, les défis vocaux, les morceaux interminables qu’ils façonnent à deux en studio, et une passion commune pour la recherche sonore. Ce n’est pas un hasard si « Slave To The Master », morceau fleuve de neuf minutes qui clôt leur dernier album, repose justement sur cette tension entre contrôle et lâcher-prise — une métaphore de leur façon de créer ensemble.

Mais derrière la rigueur du musicien et la précision du chanteur, il y a aussi de la légèreté. L’humour qu’ils ont mis en avant dans leur dernière vidéo promo montre un duo plus détendu que jamais, capable de rire de lui-même après deux décennies de collaboration. Entre les blagues complices, les souvenirs d’enregistrements partagés et une sincère admiration réciproque, cette conversation révèle une chose : Alter Bridge repose sur une amitié solide, nourrie d’exigence artistique et d’une loyauté rare dans le monde du rock moderne.

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The Birthday Massacre : une histoire de temps


The Birthday Massacre est un groupe extrêmement occupé. Le sextuor originaire de Toronto sillonne inlassablement les routes du monde entier depuis maintenant près de vingt ans, tout en conservant un rythme de production stakhanoviste. Pathways, son dixième album – si l’on prend bien en compte Nothing And Nowhere, premier enregistrement indé dont cinq morceaux seront réutilisés pour des disques ultérieurs – aura d’ailleurs été publié entre deux grosses séries de dates. Peu de promo, pas de chichi. The Birthday Massacre reste impeccable sur disque, mais semble vivre pour le frisson du live.

Parvenir à arrêter un créneau d’interview avec la charismatique chanteuse Sara « Chibi » Taylor s’apparente de fait à une bataille de longue haleine, et ce malgré toute la bonne volonté de l’attaché de presse du groupe. Lorsque ce dernier revient vers nous avec un unique créneau de trente minutes à peine vingt-quatre heures plus tard, c’est à prendre ou à laisser. Quelques mois après la sortie de Pathways, la frontwoman revient dans l’entretien qui suit sur l’approche artistique de son groupe, son amour des années 80 ainsi que sur le temps qui passe. Un temps dont elle semble parfois manquer, ce qui ne l’empêche pas de se prêter au jeu de l’interview avec une bonne humeur communicative.

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Lord Of The Lost : une vue de l’intérieur


Lord Of The Lost, voilà un groupe qui nous occupe régulièrement par ses nombreuses sorties et sa force de proposition intarissable ces dernières années. Mais, si vous avez encore faim, la formation allemande a de quoi vous rassasier une bonne fois pour toutes avec Opvs Noir, une trilogie de trente-trois titres dignes d’un buffet médiéval sonore, et le tout servi sur un plateau d’argent option trois volumes étalés sur trois saisons : été, hiver et printemps. Le Vol. 1, paru durant la douce canicule aoûtienne, présentait un fond sombre, torturé, plongeant dans les méandres de l’âme humaine tandis que le Vol. 2 contraste par sa sortie au cœur du froid de décembre et l’aspect salvateur de la noirceur. Fort de pas moins de quinze featurings, l’œuvre globale, sans aller jusqu’à signer un retour du groupe à son époque Judas, s’inspire du panel d’émotions humaines à trois cent soixante degrés les plus violentes, profondes et intenses.

Le premier volume ayant attiré notre attention, nous sommes donc à nouveau partis à la recherche de réponses aux nombreuses questions que ce triptyque a pu soulever. Chris Harms restant en majorité la tête pensante du seigneur des perdus, c’est cette fois sur lui que nous avons jeté notre dévolu. Loin d’être las de parler de son dernier bébé à trois têtes, il expliquera avec plaisir son cheminement introspectif personnel à travers les années, évoquant aussi le rêve fou de voir Lord Of The Lost comme bande originale d’un film tout en nous offrant une analyse sociétale intéressante. Il nous aura, une heure durant, amenés à creuser encore plus profond au sein de notre soi intérieur sombre et chaleureux à la fois.

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Kadavar : détruire pour reconstruire


Kadavar est un groupe plein de surprises. Si bien qu’on ne sait jamais à quelle sauce on sera mangé avec leur prochain disque… ni quand. Car à peine I Just Want To Be A Sound sorti que, quelques mois plus tard, la même année, paraissait K.A.D.A.V.A.R. Et là où le premier avait agréablement étonné autant qu’il avait décontenancé par ses prises de libertés stylistiques, sa lumière, ses contours pop, son travail du son et même l’intégration d’un quatrième membre, le second revient aux fondamentaux du groupe : riffs gras, simplicité et obscurité. Même dans les thématiques, ils s’opposent, ou plutôt se complètent : quand l’un regarde à l’intérieur, l’autre se tourne vers le monde extérieur. Mais les deux ont tout de même un point commun : une forme de destruction. Et c’est ainsi que Kadavar a organisé sa renaissance.

Après avoir échangé avec le chanteur-guitariste Christoph « Lupus » Lindemann au sujet de I Just Want To Be A Sound, c’est naturellement le batteur et producteur Christoph « Tiger » Bartelt que nous avons interrogé cette fois-ci – et un peu le bassiste Simon « Dragon » Bouteloup qui traînait dans les parages ! – pour compléter la vision de ce quasi-diptyque, qui pourrait bien devenir un triptyque…

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Lunatic Soul : une éclipse pour un nouveau jour


Toutes les bonnes choses ont une fin, mais est-ce un problème ? Plutôt une nécessité, si on souhaite voir un jour les bonnes choses qui doivent arriver derrière. Ainsi, dix-sept ans après la naissance du projet Lunatic Soul, huit albums produits dans la discographie du projet, le leader des proggeux polonais de Riverside Mariusz Duda arrive enfin au terme (qui fut plus éloigné que prévu !) de son grand « cycle de la vie et de la mort » avec The World Under Unsun.

L’achèvement de cette thérapie musicale soulève immanquablement une foule de questions, que nous nous sommes empressés de poser au principal intéressé, en plus de tenter d’éclaircir certaines zones d’ombre de l’éclipse solaire que constitue ce dernier (double) album. Nous en profitons pour mesurer le chemin parcouru et revenir plus en profondeur sur quelques-uns des épisodes échus.

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Scorpions : l’épreuve du temps


Soixante ans. Combien d’artistes peuvent prétendre à une telle longévité ? C’est pourtant bien le nombre d’années qui se sont écoulées depuis qu’un ado de dix-sept ans de Hanovre, un certain Rudolf Schenker, a monté un petit groupe du nom de Scorpions, rejoint quatre ans plus tard par son frère Michael et le chanteur Klaus Meine. C’était le début d’une longue et mouvementée aventure : des années 70 formatrices au nouveau souffle des années 2010, en passant par l’âge d’or des années 80 et une seconde partie des années 90 plus difficile, où le groupe a dû se perdre pour se retrouver – comme nous l’expliquaient Rudolf Schenker et Matthias Jabs en 2022 –, le succès ne sera jamais réellement démenti, avec les tubes planétaires gravés dans l’inconscient collectif que sont « Rock You Like A Hurricane », « Still Loving You » ou « Wind Of Change ».

La plus célèbre des formations allemandes a naturellement voulu marqué le coup cette année : grosse tournée des soixante ans (qui elle même faisait suite à cette des quarante ans de l’album Love At First Sting l’année dernière), suivie d’un best of, lui-même enchaîné par le live Coming Home Live enregistré en juillet dernier sur leurs terres natales, à Hanovre, face à quarante-cinq mille fans de toutes générations. L’occasion idéale pour, à la fois, remonter le temps et faire le point sur l’avenir avec un Klaus Meine humble, qui garde étonnement les pieds sur terre et la motivation de prolonger le périple : une tournée est d’ores et déjà prévue l’année prochaine, avec notamment trois dates en France, les 14, 17 et 20 juillet à Lyon, Paris et Strasbourg.

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Dieter Dierks, le sixième Scorpion(s)


En 1975, les Scorpions rencontrent l’homme qui deviendra pendant presque quinze ans leur talentueux producteur : Dieter Dierks. Dès lors, les choses vont s’accélérer pour le groupe et chaque nouvelle sortie d’album sera davantage couronnée de succès que la précédente, jusqu’aux parutions de Blackout ou encore de Love At First Sting (et ses deux tubes monumentaux que sont Still Loving You et Rock You Like a Hurricane), témoins de l’âge d’or de nos arachnides.

Alors que les Beatles ont eu leur George Martin, les Scorpions eux doivent une partie de leur succès au surdoué Dierks ; chacune des collaborations entre le groupe et son producteur providentiel ayant systématiquement donné naissance à de grandes et heureuses réussites artistiques d’une part, mais également (et c’est loin d’être anecdotique), commerciales d’autre part (plusieurs dizaines de millions d’albums vendus !). Il suffit de visiter les Dierks Studios à Stommeln, près de Cologne en Allemagne – encore en activité aujourd’hui – pour entrevoir la quantité étourdissante de disques d’or, de platine et autres récompenses accumulés par nos teutons rockeurs à cette époque. Sans compter celles issues des autres collaborations de Dierks avec des artistes tels que Accept, Twisted Sister ou encore, dans un autre genre, Tangerine Dream, Tina Turner ou Michael Jackson pour ne citer qu’eux… excusez du peu ! Alors que cinquante ans ce sont écoulés depuis sa première collaboration avec Scorpions sur l’album In Trance, et que le groupe fête ses soixante ans avec la sortie d’un best of et de Coming Home Live, rencontre avec le producteur faiseur de rockstars…

Note : interview extraite du livre In Trance – Anatomie venimeuse d’un culte.

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Steve Morse retrouve son chemin


Ces dernières années ont été éprouvantes pour Steve Morse qui a pris la décision en 2022 de quitter Deep Purple, après vingt-huit ans de bons et loyaux services, pour se battre aux côtés de son épouse Janine atteinte d’un cancer… qui a, malgré tout, malheureusement, fini par avoir le dessus deux ans plus tard. Ce que le guitariste a ressenti dans ces instants, mais aussi le cheminement qui en a découlé, on peut en avoir un aperçu avec « Taken By An Angel », dernier titre de Triangulation du Steve Morse Band. Un nouvel album avec son trio fétiche qui a tout de la thérapie, un refuge dans la musique pour surmonter l’épreuve. Il ne faut pour autant pas s’attendre à un album où le musicien se morfond dans la tristesse, mais plutôt où il se retrouve lui-même, dans toute sa diversité, jusque, parfois, dans l’humour.

Nous en parlons avec le guitariste, connu pour avoir notamment influencé un certain John Petrucci, qu’on retrouve justement en invité sur le disque aux côtés également d’Eric Johnson. Il évoque avec nous son côté touche-à-tout stylistique et sa vision tout sauf élitiste de la musique instrumentale. Et il revient évidemment sur l’expérience Deep Purple avec beaucoup de sincérité…

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Moonball : dans le miroir intérieur de Nicolas Exposito


Un peu de répit, mais jamais vraiment d’arrêt. Alors que Landmvrks traverse une année 2025 historique — Olympia complet, tournée mondiale, triomphe aux Foudres du Metal —, Nicolas Exposito trouve le moyen d’ouvrir une parenthèse. Pas un contre-pied, plutôt un espace parallèle : celui de Moonball, projet personnel où il explore une voix qui cherche encore son souffle. Il compose des mélodies qui parlent d’autre chose. D’un autre soi, peut-être.

Avec JP, Alex et Kévin, le guitariste marseillais explore ici un territoire entre punk rock, grunge moderne et indie introspectif. Une musique moins frontale, mais pas moins sincère. Et si Parallel Frame, le nouvel EP, sonne plus affirmé que son prédécesseur, c’est parce qu’il s’ancre dans quelque chose de profondément personnel : un thème à la frontière du rêve et du trouble, inspiré d’une expérience bien réelle, celle du syndrome d’Alice au pays des merveilles. Un trouble rare, presque poétique, où la perception du temps et de l’espace se distord, et qui devient ici une métaphore filée pour la confusion, la perte de repères, mais aussi la réconciliation avec soi-même.

Quelques jours avant de repartir sur les routes européennes — Milan, Cologne, Bruxelles, Lyon —, nous avons pris le temps de discuter avec Nicolas Exposito de ce projet. Entre passion du punk rock, syndrome méconnu et quête de sens, Moonball trace sa voie à travers les reflets d’un autre monde.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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