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Interview   

Novembre et sa post-poésie


Quand on est fan de Novembre, le groupe de doom/gothique italien, il faut s’armer de patience. Un constat qui n’est pas lié à la musique (on a vu bien pire en matière de lenteur), mais au rythme de sorties qui s’est largement distendu depuis 2007. La rareté fait que la sortie de Words Of Indigo est d’autant plus précieuse. Un album qui pourrait susciter des craintes, le line-up ayant été presque totalement renouvelé, y compris avec le départ du guitariste Massimiliano Pagliuso, figure importante de la formation depuis 1997. Mais c’est sans compter sur le talent et la détermination du leader historique, le chanteur-compositeur Carmelo Orlando.

C’est naturellement avec lui que nous nous sommes entretenus pour évoquer ces changements, mais aussi plonger dans un album « post-poétique », où la musique et les sentiments supplantent les mots, où les inspirations vont de Paradise Lost, At The Gates ou Quorthon à la musique AOR et la pop-rock, où l’obscurité des riffs côtoie la lumière des accroches. Nous creusons ensemble le « style » Novembre et en profitons pour remonter le temps jusqu’à l’époque Catacomb…

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Interview   

Mass Hysteria sur le toit du monde metal


C’est une forme de consécration qu’a vécue le groupe français Mass Hystaria le 29 juin 2024, en jouant à 20h30 sur la Mainstage 1 du Hellfest. D’autant que le live, c’est LE terrain de jeu favori du groupe, qui lui permet d’exprimer toute sa puissance. C’était leur cinquième passage à Clisson, et il semble que les planètes du metal aient été parfaitement alignées. Malgré la pluie, l’osmose entre le groupe et le public a été indéniable, et se ressent sur Vae Soli, l’album live qui vient de sortir.

Sur la scène – et son snake pit – prévue à l’intention de Metallica, qui a officié quelques heures plus tard, Mass Hysteria a délivré une prestation de haut vol. Fred et Yann, les deux guitaristes du groupe, nous ont livré leurs ressentis (contrastés !) sur ce moment très intense, individuellement et collectivement.

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Interview    Radio Metal   

Enthroned ouvre son grimoire


Fer de lance du black metal belge, Enthroned a profondément changé de forme en trente ans. Bien qu’aucun membre du line-up d’origine ne soit encore présent, la bête demeure bien vivante. Le groupe serait-il protégé par une force obscure qui le dépasse ? Ce n’est pas totalement impossible, selon les dires de Nornagest, leader et porte-voix d’Enthroned. Avec Ashspawn, le groupe poursuit son cheminement vers l’occultisme et le symbolisme ésotérique. Au point que ce douzième album a été écrit en collaboration avec le mystérieux Gilles de Laval, figure de référence de l’occultisme moderne. Depuis plusieurs années, Enthroned s’éloigne de la simple musicale au profit d’un metal extrême plus subtil. Ce nouvel opus s’inscrit pleinement dans cette démarche.

Des évolutions personnelles aux aspirations ésotériques de la formation, les sujets ne manquent pas pour échanger avec Nornagest. Le vétéran de la scène black metal sera à notre table dans Repas de Corbeaux ce lundi soir. L’émission démarre à 20h30 sur l’antenne de Radio Metal et sera disponible dès mardi matin en podcast.

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Interview   

Avralize : l’œil dans le rétro


Avralize ne lève jamais le pied. Alors que Freaks est encore tout frais dans les esprits, les Allemands dévoilent une direction artistique nouvelle et rafraîchissante avec leur nouvel album Liminal. Précédé par une série de singles qui auront imposé un univers rétro coloré et déjanté, ce second disque voit le quatuor pousser son désir d’expérimentation plus loin, plus fort. Sans jamais rogner sur l’efficacité d’un metalcore qui s’inscrit avec brio dans les tendances modernes, Avralize impose sa personnalité et son originalité. Et le groupe surprend en conférant à sa musique une couleur rétro parfois kitsch mais délicieusement aguicheuse, riche de bizarreries et autres bidouillages sonores dont il a le secret.

Avralize semble faire de la musique de nerds, pour les nerds. L’entretien qui suit s’est donc logiquement et à plusieurs reprises orienté vers leurs références liées à la pop-culture, et plus particulièrement la série Stranger Things, dont le groupe attend la nouvelle saison avec une impatience non dissimulée.

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Interview   

Bukowski : de la lave fleurit l’espoir


La résilience coule dans le sang bouillant de Bukowski. Confronté au décès de son membre fondateur, bassiste et parolier Julien Dottel, le groupe aurait pu légitiment choisir d’en rester là. Il a souhaité poursuivre son aventure, autant pour lui que pour faire vivre l’héritage de son frère d’armes. En résulte Cold Lava, un brûlot rock’n’roll qui va à l’essentiel et aligne onze pépites aux refrains imparables. Une reconnexion à ses racines que Bukowski a voulu totale en s’enfermant de nouveau au studio Sainte-Marthe de Francis Caste, producteur historique du groupe ayant officié sur les albums Amazing Grace, The Midnight Sons et Strangers.

Si Cold Lava s’inscrit de fait dans une certaine forme de « tradition » du son Bukowski, il symbolise autant le renouveau que la sérénité. Le groupe y apparaît plus soudé et complice que jamais, comme en témoignent les propos de Mathieu Dottel et Romain Sauvageon dans l’entretien qui suit. Les musiciens évoquent à cette occasion l’équilibre et les méthodes de travail qu’ils ont tous eu à trouver pour envisager l’après, la contribution essentielle de leur nouveau bassiste Max Müller ainsi que l’optimisme qui leur semble désormais nécessaire de trouver au quotidien.

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Rise Of The Northstar : la colère a des ailes


Le 22 novembre, Rise Of The Northstar a investi l’Olympia pour un show pensé comme un théâtre d’impact plus que comme un déploiement d’écrans. Après un Hellfest marqué par un dispositif volontairement épuré — grillage, matière, flammes, et une vraie envie de « recentrer » le propos — le groupe poursuit sa trajectoire en grandeur réelle : une scénographie artisanale, exigeante, qui privilégie l’humain et l’instant.

Nous les avons retrouvés à peine rentrés d’Amérique latine, où le public a chanté chaque ligne comme si le groupe jouait « à la maison ». Cette réception confirme l’élan international amorcé depuis longtemps — du Japon aux Amériques — sans jamais réduire ROTNS à un simple clin d’œil « manga ». Oui, l’imaginaire japanime irrigue l’esthétique et la direction artistique de Vithia, mais la musique puise tout autant dans l’urbain, le streetwear, l’énergie du live et une écriture qui refuse les étiquettes.

Avec le nouvel album, Chapter 4: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!, la tension s’aiguise : urgence dans les structures, scratchs réels signés Yoru, ambition sonore modernisée, et une production confiée à Florent Salfati (Landmvrks) qui clarifie les reliefs sans lisser la fureur. On y entend davantage de français quand l’émotion l’exige, des zones chantées qui s’assument, et ce fil rouge — colère et résilience — que le groupe transforme en moteur. Le Falcon, mecha-protecteur et prière intime, cristallise ce renouveau. ROTNS aligne ses forces : une esthétique qui parle au regard, un son qui frappe au plexus et, surtout, un récit collectif qui ne cesse de s’écrire sur scène.

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Soulfly : l’esprit de la flamme


Décidément, Soulfly devient de plus en plus une histoire de famille. La preuve avec son treizième album, Chama, dans lequel Zyon Cavalera, non seulement conserve le poste de batteur, mais est également promu au rang de coproducteur. Igor Amadeus, quant à lui, signe l’histoire sur laquelle se base le disque, celle d’un enfant des favelas qui trouve l’éveil spirituel auprès des tribus indigènes et dans la nature. Un récit dont la dichotomie fait écho à celle des morceaux que Max Cavalera qualifie de « technologie tribale », entre rythmes organiques et couches bruitistes. Une approche qui, dans l’attitude, l’esprit, plus que la musique, lui rappelle le tout premier album du groupe…

Nous en discutons avec l’homme qui se dit attiré autant par le chaos que par la spiritualité de la nature, et qui a à cœur d’encourager sa descendance, tout comme son ascendance a contribué à faire de lui ce qu’il est. De l’inspiration initiale venant d’un artiste de MMA à la notion d’hommage – notamment à L.G. Petrov, regretté frontman d’Entombed –, en passant par le plaisir des jeux de mots, Max nous raconte Chama.

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Green Carnation : les chroniques d’une ambition


En 2020, alors que Green Carnation sortait Leaves Of Yesteryear, premier album post-reformation, le chanteur Kjetil Nordhus nous alléchait en parlant d’un « projet à long terme » et de « grandes nouvelles », sans nous en dire beaucoup plus. Cinq ans plus tard, on découvre l’ampleur du projet et sa première partie : une trilogie dont le point d’entrée s’intitule A Dark Poem, Pt. I: The Shores Of Melancholia. Les Norvégiens ne sont pas étrangers à l’ambition artistique, leur album de 2001, le mythique Light Of Day, Day Of Darkness, en incarne même la définition. Sans réitérer la formule, A Dark Poem, planifié depuis 2017, s’impose comme un projet massif qui, semble-t-il, est encore loin d’avoir montré toutes ses cartes.

A projet d’envergure, interview d’envergure. C’est avec Kjetil mais aussi Stein Roger Sordal, les deux instigateurs de cette trilogie musicale, que nous nous sommes entretenus pour livrer quelques secrets de conception, mais aussi mieux comprendre leur relation créative et l’évolution de leur place au sein du groupe.

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Les Tambours du Bronx : esprit de meute


Près de quarante ans après leurs premiers coups de mailloches, le cœur métallique des Tambours Du Bronx bat plus bruyamment que jamais. En véritable phénomène de scène, le groupe a écumé les scènes du monde entier et tourné avec un nombre incalculable de références issues de divers horizons artistiques. Leur concept initial, entièrement centré sur les percussions, aurait pu leur permettre de vendre leur spectacle visuellement colossal pendant toute une carrière. Les musiciens ont pourtant fait le choix d’évoluer, de revisiter la formule en profondeur. Leur dernière mue en date, Weapons Of Mass Percussion, amorcée depuis 2018, fusionne la puissance des riffs metal à leur rythmique tribale et industrielle.

Accompagné depuis sept ans par des chanteurs expérimentés, Les Tambours Du Bronx ont trouvé un souffle nouveau. Mieux, le groupe témoigne désormais d’une productivité soudainement soutenue alors qu’il s’était jusqu’à présent montré peu prolifique en studio. Signe de ce « trop-plein créatif », le récent EP The Wild Pack rassemble une petite série de pièces qui n’avaient pas été intégrées au tracklisting de l’album Evilution. Un EP d’excellente facture que Dominique Gaudeaux et Renato Di Folco souhaitent avant tout présenter comme une œuvre à part entière, et non comme un recueil de morceaux abandonnés. En un peu plus de cinquante minutes d’entretien, les deux musiciens abordent leur vision de l’identité « Tambours Du Bronx », les récentes évolutions du groupe ainsi que le travail mené avec leurs chanteurs.

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Avatar : invitation au cauchemar


L’heure est à l’exploration. Freaks de la première heure ou nouveaux initiés, acceptez l’invitation du clown et cédez à la tentation de pénétrer dans une forêt sombre, vous y trouverez peut-être des réponses attendues de longue date… ou encore Avatar jouant ses méfaits sous une tente de cirque. Nos bêtes de foire favorites sont de retour avec Don’t Go In The Forest, un album qui se veut progressif et introspectif, laissant enfin toute leur place aux rêves, traumas et à l’obscurité intrinsèque à chacun. Loin d’être un album fourre-tout, le groupe, aujourd’hui établi depuis plus de vingt ans déjà, ouvre un nouveau chapitre de son histoire insolite, en profitant pour clore certains chapitres.

C’est ainsi que Johannes Eckerström, arborant son plus beau t-shirt Blind Guardian, nous a fait le plaisir de répondre à nos questions plus introspectives et curieuses les unes que les autres. Affichant un sourire presque timide, il évoquera sans tabou son syndrome de l’imposteur, la fierté qu’il ressent concernant son groupe, l’importance de l’amitié solide qu’il entretient avec ses camarades de scène ainsi que les détails plus ou moins poussés ayant abouti à l’accouchement de ce nouvel album. Alors, laissez-vous emporter et tenter par ce récit truffé d’anecdotes et allez, osez, entrez dans cette sombre forêt qui saura vous préparer à un dernier jour d’octobre… plein de surprises.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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