ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Smith/Kotzen : quand le hard-blues rock adulte s’impose sans nostalgie


Il y a des soirs où Paris prend une claque rock en plein visage. Ce 6 février au Trianon, Adrian Smith et Richie Kotzen jouent pour la première fois en France dans le cadre de la tournée Black Light / White Noise Tour en support de la sortie du second album du tandem. Son écoute confirmait la solidité du duo, entre classic rock musclé et soul-blues moderne. Les guitares dialoguaient avec élégance, alternant riffs tranchants et solos expressifs, sans jamais tomber dans la démonstration gratuite. Les harmonies vocales chaleureuses et immédiatement identifiables étaient un point fort des compères. Efficacité, maturité, rien à prouver, la question du live se posait pour confirmer les choses !

Ce soir, le public est majoritairement constitué de fans d’Iron Maiden, d’amateurs de blues, de hard rockeurs avec ou sans veste à patchs, et de guitar nerds assumés. L’ambiance dans la salle, quasi pleine, est à la fois feutrée et électrique. Il y a également cette attente particulière que l’on ressent lorsque l’audience sait qu’elle va assister à quelque chose de précis, et non à un show formaté. C’est ce qui va se passer tout au long de cette soirée !

Lire la suite…



Live Report   

Jinjer : tour de force !


Le lendemain à peine du passage d’Epica et d’Amaranthe, le Bikini affiche de nouveau complet sous la houlette de l’association Regarts. Cette fois, changement radical d’atmosphère : place à une soirée résolument tournée vers le metal moderne, dans le cadre de la tournée européenne de Jinjer. Entamée le 23 janvier en Allemagne, celle-ci sillonne de nombreux pays du Vieux Continent jusqu’au mois de mars. En France, le groupe a choisi de marquer le coup avec pas moins de trois dates : Paris (à l’Olympia), Lyon et Toulouse.

En ce mercredi 4 février, ce passage dans la ville rose s’inscrit dans la continuité de la promotion de Duél, dernier album en date< sorti il y a tout juste un an, et qui confirme la trajectoire impressionnante du quatuor ukrainien. Pour accompagner cette tournée, Jinjer a convié deux formations qui s’inscrivent parfaitement dans cette esthétique moderne et exigeante : les Allemands d’Unprocessed et les Néerlandais de Textures, de quoi composer une affiche cohérente à la façon d’un véritable panorama du metal progressif et technique actuel.

Dès 18h, bien avant l’ouverture des portes, une foule compacte se masse devant l’entrée du Bikini. Chacun attend le moment de se ruer vers la fosse ou les balcons pour s’assurer les meilleures places. Le public est sensiblement plus jeune que la veille, mais tout aussi motivé, avec une énergie déjà perceptible. Tous les ingrédients sont réunis pour une soirée intense, promettant des concerts aussi denses que marquants.

Lire la suite…



Live Report   

Epica et Amaranthe : duel à Toulouse


Ce mardi 3 février 2026, le Bikini affiche complet. Dès 18h, bien avant l’ouverture des portes prévue à 18h30, les abords de la salle se remplissent rapidement malgré un froid hivernal bien installé. Vestes épaisses, écharpes, vestes à patches et t-shirts de groupes se mêlent dans la file d’attente : aucun doute, le public s’est déplacé en masse pour cette date toulousaine de l’Arcane Dimensions Tour, l’une des tournées les plus attendues de ce début d’année.

Réunissant Epica et Amaranthe en co-têtes d’affiche, avec Charlotte Wessels en invitée spéciale et annoncée dès février 2025, la tournée traverse une bonne partie de l’Europe entre janvier et mars 2026, confirmant la popularité intacte de ces formations aux univers bien distincts mais complémentaires auprès d’un public toujours plus large. Dans la fosse, le mélange générationnel est frappant. Les plus jeunes répondent largement à l’appel d’Amaranthe, tandis que les fans de longue date d’Epica sont bien présents, fidèles au rendez-vous et reconnaissables à leurs t-shirts parfois patinés par les années. Mais loin de cloisonner les publics, la soirée réunit ces différentes sensibilités dans une même ferveur, preuve que le metal symphonique et le pop metal moderne peuvent parfaitement cohabiter.

Pensé comme un véritable événement, ce concert s’inscrit dans la logique d’un co-headlining tour assumée, où chaque groupe dispose d’un temps de jeu conséquent et d’une production à la hauteur de son statut. Ce soir c’est au tour d’Epica de prendre la tête d’affiche. Entre attentes élevées, ambiance déjà électrique avant même l’entrée dans la salle et promesse de spectacles visuellement ambitieux, tous les ingrédients sont réunis pour créer un moment fort. Retour sur une soirée où le Bikini a vibré au rythme des orchestrations grandioses, des refrains fédérateurs et d’un metal résolument tourné vers le live…

Lire la suite…



Live Report   

Electric Callboy fait ce qu’il veut et en est fier


Electric Callboy, ce sont des Allemands qui ont pris le temps d’analyser le succès de LMFAO et se sont dit : « Franchement, y’a un truc à faire. » Ce « truc », c’est de célébrer le boum-boum salvateur avec de grosses guitares qui ont pour mission de faire du bien au moral. Le tout, évidemment, avec beaucoup d’humour, des accoutrements aussi kitsch que le maillot du Borussia Dortmund dans les années 90 et des relents musicaux d’eurodance.

Il faut bien comprendre que l’on évoque ici une formation dont les membres sont nés dans un pays où Scooter a l’habitude de truster le haut des charts depuis près de trente ans (oui on sait, le guitariste Pascal Schillo est né en Angleterre mais il a grandi en Allemagne, donc c’est un Allemand d’adoption !).

Bières, foot, techno et Tekkno : nos amis d’outre-Rhin ont leur propre vision de ce qu’est une fête réussie. Mais bon, il ne faut pas juger et puis de toute façon dans le metal cela fait quand même un bail que sont tolérés (pour soi et pour les autres) les nombreux plaisirs coupables dont les ex-Eskimo Callboy font indiscutablement partie.

Continuer à lire cette insupportable logorrhée.



Live Report   

Landmvrks en état de grâce au Zénith


Que de chemin parcouru pour les Marseillais de Landmvrks. En février dernier, encore portés par l’émotion de leur tout premier Olympia, le groupe annonçait un Zénith de Paris comme un cap à franchir, comme un rendez-vous à ne surtout pas manquer. Moins d’un an plus tard, la promesse est tenue. La salle est pleine et l’attente immense autour d’un groupe qui, depuis plusieurs années déjà, ne cesse de repousser ses propres limites. Il faut dire que 2025 aura été une année charnière. The Darkest Place I’ve Ever Been s’est imposé comme un disque majeur, salué bien au-delà du cercle strict du metalcore. Une tournée internationale très dense, des passages marquants en festival, et surtout un public toujours plus large, plus fidèle, plus engagé.

Si musicalement l’album frappe juste, c’est aussi parce que Landmvrks a su transformer ses morceaux en véritables armes de live. Scénographie pensée dans le moindre détail, mise en scène élégante, énergie permanente et sincérité désarmante dans la relation au public. Le travail et le perfectionnisme ont fini par payer. Et ça fait plaisir. Voir un groupe français remplir le Zénith de Paris et fédérer autant de personnes aux influences diverses est une énorme fierté. D’ailleurs, Landmvrks n’a pas lésiné sur les moyens pour être au rendez-vous. Plus qu’un simple concert, c’est un véritable festival de metalcore qui promet de retourner le Zénith ce soir. Landmvrks et Opus Live ont sorti le grand jeu !

Lire la suite…



Live Report   

Motocultor Across Europe Tour 2026 : de la mongolie jusqu’en absurdie


« De toute façon, la page du fest n’en parle pas, la page de la salle non plus… faut pas s’étonner s’il n’y a personne un dimanche soir. » Voilà comment la soirée a commencé. Pourtant, malgré une communication discrète et un froid humide typiquement hivernal, la date de la tournée Motocultor Across Europe 2026 avait tout d’un rendez-vous à part. Ce soir, deux stands de merch jouent des coudes : celui du merchandising artistes, bien achalandé, et celui du Motocultor, qui passe un peu plus inaperçu malgré un staff de haut vol pour accueillir les plus curieux. Pas de Rocher 1200 cette fois-ci, mais une plus petite salle intimiste mais curieuse, ce qui rend l’ambiance bien singulière pour commencer l’année au doux son de notre style de musique préféré.

Sur l’affiche, l’éclectisme promis par la tournée prend tout son sens. Amateurs de découvertes, il y en a pour tous les goûts. Power, pagan, core et prog sont à l’affiche, de la voix claire et du chant saturé, des groupes que nul n’aurait regroupés qui s’arrêtent en terres bordelaises avant de repartir, quelques jours plus tard, chercher le soleil après un combat face à la rudesse de l’hiver européen. Nanowar Of Steel s’impose ce soir comme tête d’affiche, et il est certain que, plus que les corps meurtris, les Italiens sauront réchauffer les cœurs et les esprits. Alors sans plus attendre, allons de découverte en découverte pour une soirée improbable, disparate, mais résolument fidèle à l’esprit Motocultor.

Lire la suite…



Live Report   

…And Oceans & Mörk Gryning : le temps des régénérations


and oceans mork gryning poster tour 2025Il y a dix ans à peine, ce plateau garni de metal extrême mélodique et nordique aurait eu l’apparence d’une douce illusion nostalgique. Le gel semblait avoir eu raison de …And Oceans et de Mörk Gryning, condamnés au sommeil inéluctable du passé. Mais la flamme a survécu chez ces deux formations, qui ont par ailleurs toutes deux retrouvé refuge chez Season Of Mist dès leur réveil.

Depuis 2020, les groupes ont fait sensation avec leurs nouvelles sorties. Ils ont retrouvé une place dans la collection des anciens fans, restant fidèles à leurs racines, mais aussi auprès de la jeune génération grâce à un son modernisé, ces dernières ayant parfois pu passer à côté de ces deux entités, restées dans l’ombre des mastodontes du genre à l’époque. C’est à l’occasion d’une tournée commune que nous retrouvons ces formations, accompagnées des Danois d’Angstskríg en ouverture, lors de leur escale imprévue à Lyon à la mi-décembre.

Lire la suite…



Live Report   

As They Burn : résurrection et mutation


As They Burn était en avance sur les tendances. A l’instar de Darkness Dynamite, disparu du jour au lendemain sans un mot d’explication, le groupe aurait pu compter parmi les têtes de file actuelles du mouvement -core s’il n’avait pas temporairement mis fin à ses activités. Intégrés au roster du label américain Victory Records, les Parisiens semblaient engagés dans une excellente dynamique ainsi que sur l’écriture d’un troisième album. Le dépôt de bilan, annoncé en janvier 2015, aura pris son public de court. Tout comme le retour de la formation quelques années plus tard, dans une configuration nouvelle et avec une orientation artistique plus nuancée – l’EP Ego Death amorçant une mue vers un son plus metal alternatif que véritablement deathcore. En pleine reconquête d’un public qui a forcément changé, As They Burn s’est malheureusement trouvé par la suite confronté à l’épineux changement de frontman.

Le chanteur historique Kevin Traoré a regagné l’ombre, laissant ses comparses reconstruire les bases du projet en silence pendant près de douze mois. Un long travail mené avec Zek Eladio, recruté dans une optique de reconnexion à l’approche brutale des premiers jours. Marquant un retour fracassant via trois nouveaux singles expéditifs et vénéneux, As They Burn a résolument les crocs. Le quatuor est là pour jouer, avec envie et violence, qu’importe l’heure et le lieu. De passage à Nantes pour un concert gratuit, le groupe a investi la scène de l’AK Shelter en fin d’après-midi. Un horaire d’happy hour qui n’aura pas empêché As They Burn d’imposer son atmosphère sombre et terrifiante.

Lire la suite…

Live Report   

Frozen x Arcane Night – Hardcore VS Black Metal : la bataille au cœur du Salem


Il fallait bien que ça arrive. Une battle comme peu l’auraient espéré. L’affrontement de deux sous-genres du metal, deux publics différents pour deux ambiances contraires mais finalement peut-être pas si éloignées. Qui sortira vainqueur de cette rencontre ? La réponse n’est peut-être pas celle à laquelle on s’attendrait, car plus qu’un affrontement, l’idée derrière tout ça reste une union entre deux vilains petits canards de la scène extrême.

Quoi de mieux qu’un soir d’hiver plein de brouillard pour lancer ce genre d’hostilités ? Le public se satisfera non pas de trois, ni quatre ou encore cinq prestations live, mais bien de six concerts menés par six groupes savamment choisis dans le roster de Frozen Records lors de cette soirée Frozen x Arcane Night organisée conjointement par le label et leurs amis issus du tattoo shop L’Arcane Sans Nom situé à Bordeaux. Une alliance cent pour cent atlantique, entre la Loire-Atlantique et la Gironde, prometteuse, tant par son affiche que par son choix de promouvoir la localité et la scène française qui a, aujourd’hui encore, tant besoin d’être mise en avant.

Lire la suite…



Live Report   

Bad Omens : « the fucking Kings » au Zénith


Ce mardi 2 décembre, Bad Omens était attendu de pied ferme au Zénith de Paris. Un concert complet pour le groupe de Richmond, soutenu par The Ghost Inside et Bilmuri. Cette date parisienne intervient trois ans après la sortie du très remarqué Concrete Jungle et en amont de la sortie de leur quatrième album, alors que le dernier single, « Left For Good », vient d’être dévoilé. Même avant de pénétrer dans la salle, l’impatience est déjà palpable, la queue au merch est impressionnante.

A 19h frappantes, The Ghost inside prend le contrôle de la scène. Une setlist de dix titres efficaces et puissants, le groupe californien mené par Jonathan Vigil occupe l’espace. Commençant par « The Avalanche », le groupe enchaîne sans temps mort et fini sur quatre titres qui font petit à petit monter la température dans la fosse : « Engine 45, « Wrath », « Earn It » et « Death Grip ». Le public est conquis, et le groupe a réussi son pari de chauffer la salle. La fosse est survoltée.

Lire la suite…



  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3