Tobias Sammet remet ça. Après une carrière fructueuse de plus de trente ans, il a décidé de mettre en avant la seule bête mythologique qui ne figurait pas dans sa musique : le dragon. Mais que se cache-t-il derrière une telle accroche ? Here Be Dragons est avant tout une alerte au danger potentiel (ou le plaisir, allez savoir) auquel l’auditeur pourrait se confronter… « Creepshow », condensé d’énergie, de bonne humeur et tube commercial de trois petites minutes (que n’aurait pas renié Edguy), entame l’album. Une manière habile et un brin déjantée d’attirer de nouveaux fans dans l’univers protéiforme d’Avantasia. Effet de contraste, le titre éponyme qui suit, long et épique à souhait, chemine sur une trame bien différente avec deux refrains distincts mais gardant l’attention au travers de ses rythmes et variations mélodiques, avant d’embrayer sur le power/speed metal de « The Moorlands At Twilight » sur lequel Michael Kiske, fidèle des fidèles, est dans son élément. Chaque chanson est unique et prend vie au fil de l’écoute, avec une certaine gaieté se dégageant de l’ensemble (« Bring On The Night »).
Tobias Sammet ne suit aucune règle prédéfinie et a su, comme à son habitude, s’entourer d’une ribambelle de chanteurs dont il sait respecter la fibre pour les porter au plus haut. On retrouve ainsi, pour la première fois, Tommy Karevik sur le heavy entraînant « The Witch » qui alterne entre couplets sombres et refrains exaltants, Adrienne Cowan sur « Avalon » et son mix de sonorités presque folk, et Kenny Leckremo sur le musclé « Against The Wind ». Here Be Dragons tisse un lien fort avec l’univers de la fantasy, arborant les thèmes de la sorcière, de la magie, des fantômes… L’idée derrière restant que chacun aura un rapport propre à celui-ci. Des paroles fortes telles que « if you don’t like what I do then it’s not made for you » permettent de comprendre l’état d’esprit général du « bouffon » au chapeau. Le périple se termine par un grand final nostalgique et plein de sens avec la power ballade orchestrale « Everybody’s Here Until The End » et le grain chaud de Roy Khan. Avantasia est une aventure originale et Here Be Dragons se révèle en ode à la vie – ses joies comme ses peines. Le disque sera défendu lors des passages de l’opéra metal en France : misons sur le fait que le spectacle sera à la hauteur de cette énergie.
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