Cave In aura connu d’impressionnantes évolutions au cours de sa longue carrière. Sa transformation la plus marquante est opérée à l’occasion de Jupiter, un album devenu culte mais qui ne manque pas de désarçonner la petite fan-base du groupe à sa sortie. Catalogué hardcore mais témoignant dès ses premiers travaux d’une certaine complexité d’écriture, le quatuor pousse sans prévenir ses envies d’expérimentations en opérant un virage à cent quatre-vingts degrés. A l’occasion de ses vingt-cinq ans, le groupe offre à son disque charnière un petit lifting de circonstance et une réédition accompagnée de quelques raretés.
Cave In s’inscrivait à ses débuts dans le sillon de Converge, qui avait émergé quelques années plus tôt. Stephen Brodsky a d’ailleurs joué dans les deux formations, avant de faire de Cave In sa priorité. Avec Jupiter, le quatuor repart presque de zéro. Jupiter est un disque lumineux, cosmique, aux antipodes de la rage décomplexée et chaotique de son prédécesseur. S’orientant vers un space rock alternatif, les musiciens s’abandonnent dans un délire teinté de psychédélisme, d’arpèges et d’effets de réverb hypnotisants. Le sens du riffing est toujours là, mais il s’exprime au service de constructions lumineuses, contrastées et épurées. La formation triture les sons, se laisse porter vers la lumière, étire ses instrumentations mais n’est pas pour autant en roue libre. La section rythmique a conservé sa puissance de frappe et cadre rigoureusement l’ensemble, pendant que les guitares virevoltent en apesanteur. On sent les mélodies finement et longuement réfléchies, à l’instar des vocaux de Brodsky. Les hurlements se font rares mais judicieux, laissant place à un chant clair planant et léché, qu’il peaufinera encore davantage sur l’opus suivant, Antenna. L’album est sublime : le coup de polish apporté sur le master n’était en ce sens pas indispensable mais reste bon à prendre. Tout comme les titres bonus ajoutés au tracklisting : un live de bonne facture, des démos et une reprise du fameux « Dazed And Confused » du Zep. Un choix de cover qui sonne comme une évidence.
































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