Depuis la fin de la « trilogie métaphysique » Si Monvmentvm Reqvires, Circvmspice / Fas – Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum / Paracletus il y a maintenant plus de dix ans, Deathspell Omega semblait être en période de transition. Après avoir ravagé l’underground français au tout début des années 2000 puis subi une première métamorphose, le groupe s’était imposé comme le fer de lance d’un nouveau black metal opaque et ambitieux, à la fois technique et chaotique, laissant son empreinte sur toute une génération de musiciens qui évoluent aux frontières du black metal, du death technique, voire du post-rock et du free jazz. Suivant donc une trilogie esthétiquement et philosophiquement cohérente où le projet semblait à son apogée, The Synarchy Of Molten Bones et The Furnaces Of Palingenesia semblaient tenir plus de la transformation en cours que d’un véritable nouveau départ : The Synarchy Of Molten Bones en poussant la tendance dissonante, technique et abstruse du groupe à son épuisement, et The Furnaces Of Palingenesia en préparant le terrain pour une future réorganisation des forces. Et cette nouvelle métamorphose, c’est The Long Defeat qui l’effectue : sorti par surprise comme son prédécesseur, il est annoncé comme le premier album de la troisième période de Deathspell Omega…





Après la sortie en 2012 de Drought ainsi que celle d’un coffret reprenant l’intégralité des albums et des EPs de la deuxième période du groupe – qui débute à partir de Si Monvmentvm Reqvires, Circvmspice, un monument justement de black metal complexe et ténébreux –, tout était possible pour Deathspell Omega. Avec cette synthèse qui mettait en valeur la grande cohérence, dans le fond comme dans la forme, de son œuvre, ce groupe majeur du metal extrême de ce début de siècle semblait suggérer une fin de cycle, voire une fin tout court. C’est donc avec d’autant plus d’impatience et de curiosité qu’a été anticipé son nouveau disque, The Synarchy Of Molten Bones, sorti soudainement, presque sans effet d’annonce et une semaine plus tôt que prévu, chez Norma Evangelium Diaboli. En dépit de sa brièveté qui a pu prêter à confusion, c’est bien à un véritable album que l’on a affaire et une seule écoute suffit pour mettre les choses au clair : en quatre titres extrêmement riches et denses, The Synarchy Of Molten Bones laisse l’auditeur complètement sidéré, « Famished For Breath », le souffle coupé.



























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