Electric Wizard se fait rare en studio. Deux disques en quatorze ans, c’est peu. D’autant plus lorsque ceux-ci peinent à convaincre, la formule des Anglais étant bien rodée mais désormais un brin redondante. Wizard Bloody Wizard a été à ce titre tièdement accueilli. Le doom stoner du quatuor y reste brillant, mais ce dernier avait habitué ses aficionados à une ambiance si poisseuse et oppressante que cet album « juste » bien ficelé passe pour le point noir de leur discographie. Plongés dans l’ennui du confinement, les quatre musiciens n’ont pourtant pas planché sur de nouveaux morceaux, comme beaucoup. Ils se sont enterrés dans leur crypte pour enregistrer sur un vieux magnétophone seize-pistes leurs répétitions.
« Raw as fuck ». Le frontman Jus Oborn l’annonce clairement : inutile d’attendre de ces deux témoignages live (le suivant sortira prochainement) une production propre. Tout l’intérêt de la musique d’Electric Wizard réside dans son atmosphère 70’s amenée à grands renforts de riffs pachydermiques, d’incantations vocales mystiques et d’effets fuzz. Le disque table sur l’authenticité la plus pure, sans souhait de gommer les imperfections. Les tempos peuvent différer légèrement des versions studio, le couple Buckingham-Oborn (guitares) se fend de quelques pains, mais la synergie entre les musiciens est palpable. Ces derniers n’hésitent pas à improviser, à laisser jaillir les distorsions hypnotiques ou à multiplier jusqu’à l’overdose les breaks de batterie assommants. Le son craque, transpire par tous les pores une noirceur crasseuse bardée de teintes rouge sang, s’infiltre sournoisement entre les tympans. Si ce « best of » atypique n’est pas indispensable (les titres sont connus, et figurent parmi les plus appréciés du groupe), l’aspect brut de ce bootleg de luxe favorise pleinement l’immersion dans l’univers malsain, cauchemardesque et enfumé des natifs du Dorset. Black Magic Rituals & Perversions Vol. 1 s’apprécie dans le noir, au casque et si possible très fort. Un disque presque anachronique.


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mas59todon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.




























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