Tapi dans le noir, FauxX serpente sournoisement loin des projecteurs. Né de la rencontre entre Joachim Blanchet de Hoa Queen et « Job » Tronel des bondissants Tagada Jones, le projet évolue dans une dimension parallèle, un univers sombre et glaçant dont les portes ne s’ouvrent qu’aux initiés. Avec Anteroom, son second album, le duo offre le choix entre pilule bleue et pilule rouge. Rester dans l’ignorance de la réalité, ou ouvrir son esprit vers des horizons décharnés et hypnotiques. Une déconnexion aussi soudaine que violente.
FauxX efface tous les repères. Sa musique est entière et viscérale, sans demi-mesure. Elle rebute en quelques mesures, ou happe en à peine plus d’un gimmick. Le combo livre avec ce second opus des peintures sonores. On sombre dans les tréfonds sales et grinçants d’un metal industriel sans concession, déshumanisé et nihiliste – le chant de Blanchet est tendu et écrasant. Quelques points d’accroche freinent occasionnellement la chute dans cet abîme sans fond de noirceur vénéneuse. Un refrain (« Sun Of Despair », « Dig »), un semblant d’accalmie (l’introduction de « Poison Life ») ou une mélodie de guitare nette parviennent occasionnellement à prendre le dessus sur le fracas des machines, signe de résilience émergeant d’un maelstrom de désespoir. FauxX ne laisse jamais la lumière se propager véritablement. Le groupe matraque, écrase, sur-tapisse ses structures. Anteroom est froid jusqu’à l’horreur, rappelant aussi bien les étendues cauchemardesques d’un Matrix que celles du monde d’Hellraiser (« Latch On », morceau lourd et poisseux). Les guitares imposent les motifs, mais l’électronique tourne inlassablement autour. La répétition des boucles vrombissantes et des samples, renforcée par un jeu de batterie robotique, confère au disque un aspect aliénant. L’apocalypse techno-dystopique de FauxX est aussi effrayante qu’attirante, à la fois belle et douloureuse. Elle rappelle brutalement ce que doit être la musique dans sa forme la plus passionnante : une expérience, et non un simple divertissement.


Le sixième numéro du magazine Radio Metal est disponible ! Après les pionniers du death metal mélodique suédois At The Gates, c’est au tour de la légende Iron Maiden de truster la couverture de notre magazine papier ! Un long entretien avec Bruce Dickinson vous est proposé dans ce nouveau numéro qui, comme d’habitude, est gratuit… et massif avec ses 164 pages !



























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